Dans un monde de technologie et de magie, la course à la suprématie est enclenchée. Quel camp choisirez-vous ?
 
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 Partenaires de jeux.

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Sam 18 Aoû - 5:33

La réaction de Sentoni avait fait asseoir ce garçon sur son séant, tout surpris, laissant le Wanaka parler tout seul. Cette fille avait l'air terrifié, perdu. C'était de ce garçon qu'elle avait peur ? Pourtant...

- La radio ? Ego regardait le Sensei, pointant le doigt vers la provenance du son et indiquant Sentoni des yeux. Il y a que ce garçon... il est pas là. Pas vraiment. Ajouta ce garçon en baissant les yeux vers l'amie brune qui se cachait derrière les jambes. On aurai dit un animal sauvage qu'on essayait d'attraper.

Ego se relea, essuya son nez et les petites gouttes au bord des paupières. Il était encore un peu chancelant à cause de course et de la terreur de tout à l'heure. C'était quand ce garçon avançait vers Sentoni qu'il réagit un peu en décallage avec la réplique du Basileus, répondant, un peu ailleurs:

- D'accord.

Une fois tout près du Sensei, Ego posa les fesses sur le sol pour être à hauteur de l'amie du lac. Il avait jamais fait ça. Il savait pas comment on devait faire en fait.

- Faut pas avoir le souci. C'est avec ce garçon. C'est tout normal.

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Sentoni
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Sam 18 Aoû - 9:19

Ne pas connaitre et haïr. Le Sensei Melchior, le copain Abbadir... c'était dur de comprendre mais j'étais pas non plus une idiote pour percevoir certaines choses qui devaient pas être. C'était pas dans l'ordre des choses.

"Toi aussi ?" Je lâchai les jambes, levant toujours les yeux vers ceux de Melchior, les sourcils froncés. Pas de colère, mais de crainte. "Toi aussi t'as la voix avec toi ?" Je reculai encore un peu. J'avais peut-être fait une bêtise en m'approchant des deux Filous. Mais je pouvais pas les laisser. Pas maintenant qu'on apprenait à se connaitre. Mais ils avaient conscience de ça ? "Comment je peux savoir ? Comment je peux savoir que vous agissez par vous même ?" Abbadir s'était rapproché, à ma hauteur, moi, je tendais le bras pour pas qu'il fasse plus de pas dans ma direction. Ca devenait dangereux. "Pas plus, Abe ! Vous deux ! Pas plus près !" Je me relevai pour prendre un peu de distance. "Pourquoi vous faites ça ? Pourquoi vous êtes d'accord avec ça ?"

Je les regardais chacun leur tour. Avant de me souvenir que les oreilles étaient peut-être encore là. J'ouvrais et fermais la bouche, je savais pas par quoi commencer en fait. J'avais un doigt en l'air. J'inspirai profondément, mis ma main dans la bouche pour etouffer le cris de colère qui venait, sautais d'un pied sur l'autre complètement enervée et pas loin de l'hystérie.

"C'est qui ? " Je me rapprochai des deux filous, frappant ma paume avec mon poing. "C'est qui ton Basileus ?" J'avais conscience de l'aspect un peu ridicule que prenait la scène. Mais j'y croyais vraiment à ce moment là. "J'vais lui mettre ses oreilles dans un endroit ou la résonance sera parfaite. " La j'en avais pris conscience. Mes sourcils remontèrent lentement et je terminai, un ton plus plat. "Promis."

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Melchior
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Dim 19 Aoû - 16:04

Abbadir se tient désormais à hauteur de Sentoni ; l'enfant-cannelle s'est caché et jette depuis son abri des regards noirs comme la nuit. Le tableau s'est inversé : le chasseur est le chassé, mon élève s'est accroupi, tâche de rassurer son ami comme on l'a fait avec lui … à ceci près que le jeune nomade est plus averti. Il se recule, me dévisage, tout prêt à fuir dans les feuillages devant un pareil outrage. Je comprends sa réaction, alors que ses yeux bondissent de moi jusqu'au jeune dragon ; ses deux joues rondes pâlissent, je ne lui donne que raison :

« Tu ne peux pas, » dis-je sans mentir ; « Tu ne peux croire que nos dires, tout comme nous avec toi. »

Je ne fais pas mine de partir, ni même de l'empêcher de fuir ; je me contente de rester là, me baisse et m'assieds pour la laisser aller.

« Nous n'acceptons pas ce qui nous arrive ; c'est cette liberté dont on nous prive qui fait que chaque instant qui nous est accordé, nous nous en saisissons pour mieux en profiter. »

Mes yeux s'attardent sur l'enfant dont j'ai la charge, et tout particulièrement la radio dont les oreilles attentives du micro font sans faillir un barrage à tout ce qu'il faudrait bien que je leur partage … d'où cette fort vilaine manie retrouvée de poursuivre une conversation plus rimée. C'est à l'adresse cette fois de celui qui est mon Wanaka que je m'exprime suite à cela :

« Dispute avec un enfant du camp ; Abe veut gérer ça comme un grand. »

Je regarde Sentoni et presque aussitôt lui offre une traduction fidèle mot pour mot.

« Le Basileus est le premier étranger à avoir su faire plus que nous déranger, » m'autorisé-je à ajouter, sans toutefois outrepasser les bornes qui me sont fixées. « Tu sais à qui appartiennent tous ces camps ; ils sont tous à cet homme, dont nous sommes les servants. »

À la chose que nous promet l'ami-cannelle, je crains que quelque plomb ne lui crève les ailes. J'ai les lèvres pincées, mais pas la force de l'en décourager.

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Lun 20 Aoû - 17:00

Ego avait pas tenté de forcer l'approche mais restait tranquille à côté du Sensei. Sentoni avait peur. Peur des deux Filous. Ils étaient si différents ? Ce garçon ne comprenait pas. Il ne voulait pas comprendre. Pourquoi tout le monde posait toutes ces questions sur sa vie ? C'était pas comme ça avant. On faisait et c'était tout. Tous étaient contents. Tous disaient rien. Rien... c'était quoi le mieux ? Ce garçon regarda le Sensei, un peu perdu, pendant qu'il parlait à l'amie sauvage. Lui gardait le silence, écoutant. C'était ça. Il écoutait mais disait rien.

- Pas de problème. On ne fait que jouer. Ce garçon rentre le demain. Le ton était plat, monotone. Ego réfléchissait. Les mots devenaient durs. Mais quelque chose se réveillait. Doucement. Si elle veut que ce garçon parte, il le fera. Même si il aimait la rencontre. Le prénom restera le secret. Cette fille faisait confiance quand elle l'a donné. Elle rejete pour la différence ? Ego est né comme ça. Il est désolé si il sait pas. Il est désolé si il est pas comme il faut. Ce garçon tendit la main vers Sentoni. Ces deux filous sont juste pas du même endroit. Il promet de jamais blesser. De jamais faire mal. On peut pas... Pas de bêtise, idiot ! Il doit finir la phrase, vite. On peut pas rester trop longtemps loin des camps, Sensei. Il faudra qu'ils reprennent la route le matin. Ce garçon ne voulait pas effrayer l'amie mais il devait poser la question dans sa langue. Il regardait l'Oku Sensei. On peut pas forcer Ego à faire du mal si il est pas d'accord ? Ego est toujours ego et le Sensei toujours le Sensei, non ?

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Sentoni
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Lun 20 Aoû - 18:32

C'était vraiment pas la chose facile avec les deux Filous. Ils étaient quand même patients et attendaient que je donne ma réponse. Je savais que je pouvais rien faire. Pas avec ma force. Pas toute seule. Pas maintenant. Mais je promettais de les aider.

"Il dit quoi ? Il comprend ? Il sait ou on est ou pas ?"

C'était surtout la dernière chose qui me faisait peur. Je voulais rester cachée. Je voulais rester comme je suis. Jamais on m'obligera à faire quelque chose. Pas d'ordre ! Les Autres étaient bêtes ! Stupides ! Ils étaient faibles et méritaient pas de vivre si ils se sentaient obligés de voler la vie des gens pour satisfaire la leur. Ils étaient même pas capable de se débrouiller tout seuls. Mais je pouvais rien faire que tendre ma main vers Abe.

"Je tiendrai ma promesse. D'une manière ou d'une autre, Melchior. Tout le monde doit avoir le choix." Je disais en regardant le Sensei en même temps. "Je crois comprendre. Je Lui demanderai si j'ai des questions." Avec l'autre main je mis un doigt sur mes lèvres. "Ne dis pas plus, si tu peux pas." C'était plus une question de "vouloir" si j'avais bien saisi. "On va pas passer le reste du moment à être triste et à se faire la tête. On va s'amuser un peu." Je levai la tête vers le ciel et souris aux étoiles. "Vous connaissez des contes de cette terre ou de celle des Autres ?" Ca pouvait être un bon moyen de s'endormir et de se changer les idées. "Peut-être qu'un jour on en aura en commun."

...

"Avec de belles fins."

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Melchior
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Jeu 23 Aoû - 5:41

Ce dont je suis soulagé et heureux, c'est de voir Abbadir jouer le jeu : je sais que le dragon doit avoir des questions, que nos réactions doivent soulever leur lot d'interrogations ; et pour autant, le jeune enfant remet ces mystères à plus tard et ment à son maître le Thare. Je crains un instant que son jeu d'acteur ne s'avère qu'insuffisamment trompeur, mais la réponse qui devait suivre calme les battements vifs de nos cœurs :

« Je m'inquiétais : tu as dépassé l'heure. Je ne veux pas t'empêcher de vivre, mais je sais que tu ne voyage pas de nuit.
– Il n'oubliera plus de vous prévenir ; il est avec moi, ne craignez plus pour lui. 
»

Je ne sais ni quand ou même seulement si notre maître est bien parti passé tout ceci ; aussi je me promets de rester plus prudent après que se soit écoulé un certain temps. Devant nos efforts ett traits de sagesse, Sentoni réaffirme ses promesses et tâche de recouvrer son allégresse perdue après cette voix si traîtresse venue nous dépouiller de notre liesse. Je ne lui en sais que trop gré, et vais pour la récompenser :

« L'histoire que nous avons eu aujourd'hui ne devrait blesser aucun de ces trois amis ; c'est déjà une bien belle fin, selon moi. Il ne vois pas ce lieu, ne t'inquiète pas. Abbadir est celui qui lui sert à traduire ; il ne lui a rien dit, il ne peut que déduire. Mais passons désormais aux contes que je connais ; il en est un dont je me souviens et qui remonte aux grands anciens : un guerrier marqué par un grand déshonneur avait choisi de se convertir comme voleur. Il n'était dans cet art qu'un vulgaire amateur, et devait pour survivre jouer les copieurs auprès de ceux reconnus comme rapineurs et dont les exploits faisaient toute la grandeur. Il y en avait un au cou duquel pendaient tant et tant de trophées que sur mes épaules, ils m'auraient fait ployer ; c'est par lui qu'il aurait aimé être formé. Ce n'est pas ainsi que le monde va, lui répondit le maître quand il lui demanda. Tout ce que je trouve est tout entier à moi ; t'avoir près de moi ne m'aidera pas. Ce sont ces derniers mots qui, pour notre apprenti, éveillèrent ici ses instincts tribaux ; ce nomade dont il recherchais les conseils gardait sur lui tous ses trophées, ses bibelots. Il vint à ses oreilles que quelque maraude venait de le décorer d'un tout nouveau respect, tout ce que recherchais  l'âme encore penaude de l'aspirant apprenti. Il tenta par maintes fois et tous les moyens de prouver qu'il ne serait pas un poids pour lui, s'attacha à trouver ce trésor, le faire sien. Et là vint alors cette fameuse nuit : gardant en tête tous ses anciens échecs, il put s'approcher sans se faire remarquer ; comme un oiseau qui fouille l'arbre de son bec, un geste, un seul, lui permit de s'approprier le trophée que son maître aurait dû mieux cacher. Il revint vers lui au matin, fier d'arborer ce qu'il lui répétait ne pas mériter. Ce n'est qu'alors que le vieux maître lui dit : vois. Tu as tout appris. Là seulement il comprit ce qu'aucun cours ne pourrait jamais remplacer. »

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Jeu 23 Aoû - 8:50

- Ce garçon sera prudent, Wanaka. Il promet qu'il ne tardera pas. Ego oublira pas d'avertir de son absence la prochaine fois.

Les yeux allaient du Sensei à Sentoni. Il avait laissé faire, il avait laissé dire. Même les mots crus et durs qui l'auraient fâché d'habitude. Mais Ce garçon en voulait pas à l'amie sauvage, elle savait pas, elle était un peu perdue et en colère. Nous verrons. Là, tout c'était apaisé, les Filous allaient pouvoir reprendre leur jeu, discuter ensembles et partager pleins de bons moments. Ego adorait les histoires. Il adorait mais n'en connaissait pas. Il s'était mis en tailleur, écoutant le Sensei raconter. Mais il applaudi à la fin ! Il racontait si bien ! Si bien ! Il connaissait celle-là mais avait toujours du mal avec des mots par contre.

- "Rapineurs" c'est avec les épées toutes molles ? Se garçon se gratta le nez, réfléctionneur. Pourquoi les nomades veulent pleins de trophées ? Ce garçon veut dire... il sait que c'est important mais... il trouve ça juste bizarre. Ego se tourna vers Sentoni. La fille doit savoir, elle en est couverte de la tête aux pieds ! Ca fait penser chez le Basileus, un peu. A la maison Cestra, les gens aiment se décorer ! Beaucoup ! Tout brillant et tout clinquant ! C'est le pareil ? Décorations ?

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Sentoni
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Ven 24 Aoû - 18:21

Je m'approchai des deux filous, un sourire un peu triste mais que je voulais content pour les rassurer et montrer que je comprenais ou, au mieux, que j'essayais de comprendre. De nouveau à côté d'Abe, assise en tailleur, j'écoutais Melchior parler une langue m'étant inconnue, répondant à la voix étrange et coupée qui sortait du petit garçon blond.

"D'accord. Je fais confiance."

Je posai une main affective sur l'épaule d'Abbadir, lui montrer que j'avais pas peur de lui. L'histoire commençait ! Je la connaissais celle-là ! Qui ne la connaissait pas d'ailleurs ! Elle était tellement bien. Tellement de vérité ! Je me relevai, me plaçant derrière le conteur afin de mimer l'histoire. Faire des gestes guidés par les paroles. C'était rigolo et me faisait danser. Ce que j'aimais danser. Grandeur, poids, déshonneur: tout pleins d'émotions. J'éxagérais un peu, voulant amuser aussi le petit blond soucieux, notamment en tombant sous la lourdeur des trophées et me relevant le torse bombé. A la fin, je sautillais, applaudissant en rythme avec Abbadir et faisant cliqueter mes propres ornements. Toujours debout, je croisai les bras sur le sommet du crâne du Sensei Melchior qui était assis et posai la tête dessus, toute souriante et rêveuse.

"Le talent de l'aède lui est un trophée qu'on ne pourra jamais lui retirer. Je me souviendrai de toi et de tes paroles."

La question d'Abbadir m'avait fait rigoler un peu, il devait pas savoir, c'était normal si il venait pas d'ici. Mais c'était amusant parce que courant pour moi.

"C'est pas simplement pour faire joli mais ça porte beaucoup en symbole. Signe de force, courage, détermination. Ca montre ta valeur et te donne une place, un rang. Parfois," Je montrai le bracelet de la Dame qui brillait sous les rayons de lune. ", ça crée des liens." Je me redressai, un peu ailleurs, une main sur le menton. "Mais les perdre est aussi symbole. Tout comme se faire prendre. C'est qu'on en est pas digne. Qu'on méritait pas. Qu'on a pas bien fait ce qui..." J'arrêtai tout de suite... Melchior ! Qu'elle idiote ! Je l'insultais à la limite du limite ! J'avais les yeux qui s'étaient grand ouvert d'un coup en fixant le vide: heureusement que j'étais un peu dans l'ombre et qu'ils voyaient pas ma tête de bête. "Je connais aussi une histoire. L'histoire de trois filous, dont l'un était plus sage que les autres."

Paroles offertes au Sensei mais moral destinée à Abbadir.

"Au commencement du Monde, le Satrastéri, la kokoras et le vautour,
forgèrent un amitié des plus sincère.
Heureux et joyeux, la maladie vint les frapper un jour,
Ne laissant place qu'à l'incompréhension et la misère.

Le premier avait les pattes tordues,
Le second un bec des plus crochus,
quand celui de la taille d'un fauve,
fut doté d'un crâne des plus chauve.

"Priions le dieu Soleil mes amis,
Car lui seul pourra nous aider.
Les invita le sage Satrastéri.
Ouvrez votre coeur, montrez que vous croyez.

Cela ne fonctionna guère,
Ses deux amis abandonnèrent,
Choisissant la facilité,
Ils choisirent d'aller visiter le dieu qui ne voulait arriver.

Satrastéri tenta de les dissuader,
Mais Kokoras et vautour s'envolèrent,
Un seul eu la sagesse de patienter,
Ne cessant ses prières.

Il en fut grâcieusement récompensé,
Le grand miséricordieux venant le soigner,
Contrairement aux deux impatients,
condamnés à voler éternellement.

Les douleurs apaisées, il s'en retourna voyager,
Kokoras concerva son bec courbé,
Vautour son crâne rasé,
marques d'un empressement démesuré.
"

Je soufflai. Je m'étais même assise et adossée au Sensei pendant que je racontais.

"J'ai chaud la tête. C'était pas du niveau du Sensei Melchior !"

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Melchior
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Ven 24 Aoû - 21:20

Je mime une révérence aux tendres vivats des deux enfants qui forment mon seul Audimat. Voir comme mes spectateurs montrent à ce point de bon cœur me donne un peu de bonheur ; j'ai l'impression de retrouver les sédentaires, dans un des Asfalís où j'habitais naguère. Même les explications de Sentoni ne viennent obscurcir ce pourquoi je souris :

« Et enfin pour ce qui est de nos rapineurs, ils n'ont pas autant à voir avec des bretteurs que ce que leur nom pourrait nous laisser penser ; c'est un mot pour voleur que tu peux retenir, ce quand bien même tu n'es pas du tout censé mémoriser un pareil registre, Abbadir. »

C'est tout ce que je réponds, ce sans même m'assombrir aux maladresses que le nomade a pu dire ; bien trop de bonhomie ressort de cet ami pour m'en prendre à lui. Et il cherche tant à se faire pardonner qu'après en avoir été un temps couronné, je me vois désormais adressé un conte dont nous sommes tous gratifiés, même si sa morale est elle dédicacée, même si au figuré, au blond déjà absorbé. Quand en sont prononcées les dernières phrases, j'acquiesce à la morale et dis avec emphase :

« Tu n'as rien à m'envier : voilà, c'était parfait. »

Et je ne peux m'empêcher d'être amusé par cette manie que nous avons de vouloir éduquer par le biais d'histoires le tout jeune Thare.

« Je pense qu'après une dernière fable il sera alors plus que temps d'aller dormir. Rapportons cette fois l'histoire impérissable du loup qui en berger choisit de se vêtir ; celui-ci passait ses jours et ses nuits à regarder paître mainte brebis. On l'eût laissé faire, il les aurait englouties ! Mais voilà qu'elles étaient fort protégées, et ce par leur gardien le berger. Lors d'une après-midi, un renard vint à lui ; humblement et parce qu'il n'avait pas sa force, il vint rappeler son appétit féroce. Contre quelque part d'un futur butin, le goupil exposa son plan atroce. Tu pourrais ne jamais plus craindre les chiens, disait-t-il à son camarade le lubin, si tu prenais la peau du jeune pastoureau. Tous deux s'attelèrent alors à planifier la manière dont ils piégeraient le berger, avec un si grand soin qu'ils parvinrent au matin. Le duo formé par les deux compères faisait là de si parfaits sicaires que veuve fut la bergère avant même que le soleil soit au zénith. Il fut aisé de faire du loup un berger, mais ils ne savaient que la peau était bénite : quelque sort fit par une illusion subite que le loup vit par les yeux du pasteur le monde et les choses comme il les voyait du temps où il était pour le loup un chasseur. Les bêtes étaient les siennes désormais, maintenant qu'il comprenait tout à fait les responsabilités que son ennemi avait vis-à-vis de son troupeau de brebis. C'est comme ça que le louvart chassa son ami le renard, comme nous le ferions si nous venait la raison. »

Loin au-dessus de nos têtes, des étoiles brillent dans le ciel ; j'ai un œil pour Abbadir et l'enfant-cannelle :

« Bien ! Je pense qu'il se fait assez tard sans devoir prendre encore plus de retard sur le moment d'aller tous se coucher ; allons vite ramasser chacun quelques feuilles pour toutes les rassembler et confectionner de quoi pouvoir en tout confort fermer l’œil. »

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Sam 25 Aoû - 14:04

Ce que ce garçon pouvait en avoir de la chance ! Il avait le spectacle avec l'histoire ! C'était rigolo. Même si il ignorait pas que y'avait de la morale dedans et donc... des leçons à retenir. Mais ça restait divertissant. Et après le Sensei, la copine avait aussi fait de la poésie. Que des applaudissements et des rires de la pat d'Ego.

- Ego ne fait pas un très bon raconteur. Mais ce garçon est bon en public ?

Pas de pestacle sans la foule ! Et Ego était cette dernière à lui tout seul ! C'était comme une démonstration qui était juste pour lui tout seul et personne d'autre. Ego était tout content. C'était un moment vraiment bien. Il était tout heureux et ça faisait oublier la nuit et le noir. Les monstres et la mort qui entouraient les filous.
C'était le dernier conte du Sensei qui sonna l'heure de sommeiller. Juste le temps de regrouper les feuilles et les herbes, de se serrer tous ensembles pour se tenir chaud et on pouvait fermer les yeux. Simplement. Ca avait pas pris longtemps pour Ego. La peur et la course, les jeux et les rires... il était fatigué. Si fatigué...

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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Sam 25 Aoû - 15:11

J'étais bercée par les paroles du Sensei Melchior. Même Abbadir commençait à dodeliner de la tête, tout pleins de fatigue de la journée et des émotions. J'avais eu droit à des compliments sur l'histoire. J'étais toute joyeuse. Après les sages paroles de l'ami aède, il était décidé d'aller se reposer pour bien entamer la matinée qui nous attendait. On avait vite préparé la couchette, nous blotissant tous ensembles, je me servait des cheveux tout bouclé du copain blond comme d'un coussin. Fermant les yeux, j'étais emportée dans les songes. Des rêves paisibles et tout doux. J'avais confiance. J'avais vraiment envie de faire confiance aux deux filous.

Je me réveillai comme une fleur, les yeux clignotant. Le jour se levait à peine, il faisait encore tout frais et humide. Je relevais la tête doucement pour pas surprendre les deux amis encore endormis. J'essayais de pas faire de bruit, de faire le discrétion pour aller chercher des baies à l'éxtérieur. Pour ça, fallait aussi voir si la grosse bébête de la veille était encore sur le chemin ou non. Auquel cas, sans être vu, je la chasserai par d'autres moyens.

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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Lun 27 Aoû - 19:28

Je gratte le haut du crâne du petit blond, maladroitement, mes bras bien vite encombrés par les feuilles que nos lits vont nécessiter. Je suis bien heureux de voir que le dragon n'a pas pris tellement de temps à s'adapter : même si je ne m'attends pas à le voir courir après l'ennemi jusque dans le noir, il s'est au moins accommodé ce qu'il fallait pour qu'aucun d'entre-nous ne se soit fait avoir … et pourtant, bien peu sauraient être plus laids que ce wendigo qui nous courait après ; sa terreur aurait été plus que justifiée. Malgré la nuit qui recouvre la clairière, aucune ombre ne nous empêche de nous fier à chacun de cette poignée d'alliés ; c'est là quelque chose dont je suis presque fier : plus de cent raisons l'y auraient pourtant poussé, mais Sentoni a choisi de ne pas nous fuir. Le nomade, le jeune Thare et moi nous affairons et ne mettons pas bien long pour nous endormir.

Je ne sais si c'est un rêve de cette nuit qui rompt mon sommeil non loin du petit dragon ; si celui-ci me paraît encore assoupi, ce n'est toutefois pas le cas de son ami : à mon réveil, celui-ci me semble parti. Je n'ai sur le moment ni peine ni déception, et vais pour remuer le tout jeune Abbadir avant d'entrevoir Sentoni prêt à partir. Là, immobile. Je me redresse, tente une question :

« Ami-cannelle ? »

Un simple appel.

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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Mar 28 Aoû - 12:40

A peine un pied posé à l'intérieur de la faille qu'un murmure me fis me retourner doucement. Le Sensei était réveillé. J'éspérais ne pas avoir fait trop de bruit en me levant, j'avais pas voulu le brusquer. Je lui souris, pointant la fissure avec les deux index avant d'en mettre un devant la bouche. Avant de sortir, je me re-retournai et mimai avec les lèvres sans parler:

"Je reviens."

Nouveau sourire avant de franchir le passage en laissant les deux Filous derrière. Arrivée près des buissons que j'avais aidé à faire pousser la veille, je m'arrêtai, tendant l'oreille... pas un son à part ceux des pépillements des petits oiseaux matinaux. C'était tout bon ! J'allais chercher des baies et quelques rations encore dedans la réserve que j'avais tout près. J'avais pas dit au Sensei ni à Abe mais... je devais encore rester sur les gardes. On savait pas, surtout avec la voix étrange. J'avais tout mis dedans un grand tissu que je refermai et passai au dessus de l'épaule. Plus qu'à repasser le couloir de roche et je revoyais les deux Filous. Abbadir et le Sensei allaient être content de pouvour manger. Ah... j'avais pensé à un vêtement pour le copain blond. Arrivée, je levai le paquet bien haut, comme un trophée et toute fière.

"Fini de dormir ! Qui a le ventre qui gronde ?" Moi il voulait vraiment tout dévorer sur son passage ! J'étalai le grand tissu sur le sol, révélant toute la nourriture. "Des baies fraiches et juteuses et ça... c'est de la viande trouvé dedans les camps. Elle est chéchée et toute knokouille sous les crocs."

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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Mer 29 Aoû - 18:48

Comme Sentoni s'en va sur le sentier vert, je me redresse et observe le jeune Abbadir ; paisiblement, sans le réveiller, je soupire … puis m'étire avant de me relever de terre. C'est une curieuse sensation qui vient me rappeler quelle force a ce rare lien qui m'unit à toutes les plantes désormais, un rappel auquel je ne me ferai jamais : de mes cheveux jusqu'à ma figure, la rosée, encore, ne m'a point épargné. Bien que j'en sois un instant fort tenté, j'ai pour Abbadir bien trop de pitié pour oser m'ébrouer près de lui et ainsi donc lui faire profiter d'une bien vilaine petite pluie ; je chasse seulement les gouttes déplaisantes venues empeser mes cils avant de tenter ce tour que le nomade m'avait enseigné pour réveiller cette chose si turbulente à l'accoutumée sans qu'on lui pince le nez … l'expérience vaut donc la peine d'être menée.

« Bonjour, Abbadir ; fini de dormir, il va falloir partir. »

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Mer 29 Aoû - 19:08

Le dodo... doux dodo. Sommeil... Monde merveilleux des songes ou ce garçon, haut comme trois arbres et fort comme un colosse dévore tout sur son chemin. Tout, jusqu'à qu'un grand rapace nommé Riza vienne se coincer dans son nez, l'empêchant de respirer.
Ego gigotait les bras et les jambes, chercha à enlever l'étreinte qui bloquait le nez avec les deux mains avant de lever les paupières brutalement sur le Sensei et de se redresser d'un coup.

- Pas bien dedans la tête, hein ?! Non mais dites donc ! A force, les narines vont se coller ! Ce garçon vérifia que c'était pas déjà le cas, m'étant les doigts dedans. Tout allait bien. Sauf quand il marqua un temps d'arrêt se rendant compte qu'il partait à la chasse aux trésors devant l'amie sauvage. Il existait finalement une chose s'avérant encore moins probable que d'obtenir la liberté. C'était... pour pas... ça se colmationne et... Les yeux allèrent sur la nourriture que la fille avait dispersé sur le sol. Ego sourit de toutes les dents. Ce garçon a beaucoup faim oui ! Beaucoup ! Il se rapprocha en s'avançant sur les fesses jusqu'à la serviette ou était le mangé.

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Sentoni
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Jeu 30 Aoû - 5:12

J'étais contente de voir que les deux Filous étaient réveillés et en forme. Même si le Sensei était tout trempette... oh ! J'allais oublier !

"J'ai pris de quoi te changer pour avoir plus chaud Abe. Tu sais mieux que moi comment entourer ça et l'enfiler. C'est cadeau."

C'était quand je relevai les yeux vers lui que je remarquai sa posture... étonnante. Là, c'était trop pour moi, j'éclatai de rire à en pleurer. Il avait l'air aussi bête qu'une Kokoras avec ses deux doigts dans les trous de nez.

"Tu sais, le matin c'est quand même plus sain de manger de la vrai nourriture. Pas les déchets du corps." C'était vraiment trop dégueux. Mais trop drôle. Il s'était approché en traînant son fessier sur le sol mais je l'arrêtai d'un geste de la main. "Abe... retire ça de ton nez et ensuite tu pourras te servir. C'est rigolo mais j'ai quand même des limites." On abîmait pas la nourriture, non mais. J'avais dit ça plus sérieux mais je pouvais pas cacher le sourire et les lèvres qui tremblaient. "Et la viande est déjà salée."

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Melchior
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Ven 31 Aoû - 5:47

« Donc, » réponds-je à l'ordre, assez interrogatif.

Comme le protégé si cher au Wanaka est soucieux de palper son organe olfactif ma foi bien trop délicat (avec un soin qui cause sa tristes malchance), il ne voit pas l'arrivée de notre pitance, pas plus que le retour de l'ami-cannelle qui n'attend pas pour railler avec gentillesse ses manières loin d'être conventionnelles. Le jeune Abbadir en perd vite sa hardiesse … ce qui ne lui rappelle pas la politesse quand il se rue sur la viande et les baies. Une main sur son épaule l'oblige à attendre.

« Abe, laisse à tout le monde une occasion d'en prendre ; on aimerait tous avoir une part, s'il te plaît. »

Ventre affamé n'a pas d'oreille, mais qu'il nous laisse une groseille !

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Sam 1 Sep - 19:08

- Oh... ah... oui. Ce garçon retira vivement les doigts de dedans le nez. Désolé. Le moment de silence allait être gênant. Vite, il se transforma en dragon, attrapa le nouveau vêtement et alla se changer derrière un buisson. Ca devait aller très vite, sauf que ce garçon poussa un grognement depuis sa cachette. Noooon... nonononononooooon... Sortir- pas sortir ? C'est pas vrai... Sortir... Comment cette fille a réussi à trouver une jupe dedans les camps ?

Ce garçon se rapprochait de Filous. Fallait dire que ça restait plus agréable que le caleçon mouillé et tout sale. Mais plus jamais il rentrerait à la maison. Ou alors tout nu. Il allait s'asseoir en tailleur avant de se raviser: ah que non. Ca suffit de se mettre dans des postures gênante.

- Bon, les Filous peuvent manger ? Ce garçon a plus que la faim. Ego regarda l'amie sauvage. C'est a elle dese servir en première: elle a chassé, elle a fournis la table. Ce garçon prenait énormément sur lui pour pas tout dévorer. Même la nappe.

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Sentoni
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Lun 3 Sep - 10:01

"Oh pardon ! La Kokoras sans cervelle !" Je m'étais trompée comme jamais pour le coup ! C'était... "La jupe de Scarlett..."

J'avais au moins pensé à marquer la différence entre "la dame" et "Sacrlett". Il pouvait venir à la voir n'importe quand, autant pas lui faire peur en lui suggérant qu'il avait actuellement autour de la taille un vêtement appartenant à ce qui était l'équivalant d'un démon pour lui. Quoi que ça pourrait être drô... non. Non non non. Il en avait déjà assez bavé comme ça le pauvre.

"Ca te va à ravir dans un sens. " Je rigolais en m'installant avec les Filous. "Beaucoup de mâles portent des pagnes, c'est pas si différent. Original mais... pas si différent." Le mélange des tissus: fins, léger, épais en dessous, des jolis cailloux brillants,... ça faisait pas trop nomade mais c'était chouette à regarder. "T'es toute mignonne comme ça... Bref ! Faut manger !"Je glissai un regard taquin vers Abe tut en mastiquant un morceau de viande chéchée. C'était salée.

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Melchior
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Mer 5 Sep - 10:50

La scène qui s'en suit me laisse interdit : frustré, Abbadir s'en va se vêtir emportant avec lui le tissu de Sentoni. Un éclair m'a suffit : je reconnais de suite les pierres et les fins drapés dont la Dame aime se parer. J'en reste coi, tout entier dans l'expectative, curieux de ce qui va bientôt se présenter à nos pupilles immobiles et attentives ; et c'est en voyant ce qui sort des buissons qu'on voit comme la Dame est plus haute qu'un garçon. Embourbé dans cette soierie, il fait tinter les pierreries qui sont sur les pans noirs de cette voile une myriades de petites étoiles. Ce pagne improvisé pourrait remonter jusque sous son nez qu'il se prendrait encore dans ses pieds. Je me demande un instant quand celle à qui sa jupe est volée, mais aussi comment va-t-elle le remarquer. Sentoni semble desceller bien des surprises ; j'espère que sa main n'aura pas été prise dans le sac où elle a fait cet emprunt. Mon imagination va bon train avant que l'appétit ne nous rappelle que nous sommes servis ; loin de ce qu'aux camps ils appellent des gamelles, chacun se sert ici à pleines mains et ce jusqu'à ce qu'il n'en reste rien. Il est bon de noter que le petit dragon n'a pas manqué de respect au jeune larron et s'est abstenu de combler en premier son ventre qui l'avait moins mérité, puisqu'il n'était rien allé chercher de ce délicieux et bienvenu buffet. Je les laisse discuter et échanger, sans rien faire de plus que les surveiller, conscient d'avoir déjà bien perturbé le programme de leur dernière journée.

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Mer 5 Sep - 18:58

Ce garçon avait pris la mouche. Vexé avec la bouche grande ouverte après la blague de l'amie sauvage, ego se reprit vite quand il compris l'expression de Sentoni. Cette fille voulait la guerre ? Ego allait lui en donner ! Ce garçon fourra une poignée entière de baies dedans sa bouche, en stockant dans ses joues avant dans soufller pleins vers la figure de la Reiku. C'était dans le fou rire d'après que le reste des fruits étaient sortis en jets, faisant de ce garçon une bombe pleine de billes juteuses et colorées (et succulentes). Jaillissant de partout, ça fesait qu'il avait plus de munition !

- BATAILLE DE NOURRITURE !

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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Jeu 6 Sep - 8:51

Esquive des baies.

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Céosus
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Jeu 6 Sep - 8:51

Le membre 'Sentoni' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Esquive' : 3
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Sentoni
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Jeu 6 Sep - 9:14

"Stop ! Stop ! Stop ! C'était pour rire ! Berk berk berk !! C'est dégueux."

Une, deux, trois,... PLEINS ! J'en avais partout. Impossible d'esquiver les baies que le traitre m'envoyait dessus. Vu que j'étais en train de manger juste avant j'avais même pas vu, même pas eu le moindre instant pour prévoir et esquiver son attaque perfide. Petit malin.

"C'est barbare de faire ça ! Roohlalala, Abe, t'es pas civilisation."

Mais si j'avais déjà été surprise par sa ruse, l'explosion qui suivie les jets réguliers produits par sa bouche m'avait encore plus pris de court. Après cette dernière, plus un bruit, un grand silence. Même les parois de roches avaient été repeintes. On pouvait pas croire ça possible tant qu'on l'avait pas vu au moins une fois dans sa vie. On était tout collant, tout gluant et tout coloré. Y'avait pas fallu plus longtemps pour qu'on commence à rigoler comme des sans cervelle. Heureusement qu'on repassait par le lac, on allait pouvoir se repasser un coup. Mais je préférais pas imaginer les attaques d'abeilles qu'on allait devoir éviter pendant tout le trajet.

"On a trouvé l'arme la plus redoutable des Autres. Tu devrais t'entrainer, y'a du potentiel à exploiter."

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Melchior
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MessageSujet: Re: Partenaires de jeux.   Jeu 6 Sep - 19:43

Esquive !

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