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 Une grande bataille de petites gens

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Fai Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mer 27 Juin - 19:37

Le Tonton Nidas semble ne rien vouloir lâcher … ce n'est pas bien dur de prendre mon air de chien battu le plus convaincant :

« Tu me fais beaucoup de peine, mon tonton d'amour ; mon petit cœur est plein de déception. Il en est lourd. »

Ce qui ne signifie pas que je ne vais pas m'amuser à le lui faire payer : la couleur est vite annoncée quand je pose mon domino debout. Cette partie se jouera à la façon des Ghiaccio : brutale, et en trois dimensions. Nous ne sommes plus éclairés qu'à la bougie ; les ombres rouges et tremblantes que sa flamme minuscule jette sur les visages et sur les murs me poussent sur un tout autre terrain.

« Redoutable … ? Mais … oh ! Ça me rappelle : elles parlaient d'un truc, entre elles, les tenancières ! J'avais pas saisi, sur le coup, mais … oh, non, rien d'important, j'imagine. »

Une petite part en moi aime vraiment beaucoup se faire mousser. J'espère que mon plan va marcher : il pourrait !

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Jeu 28 Juin - 6:22

Elle ne se laissait pas impressionner la petite maline. Bien au contraire même. A peine avais-je tenté de la déstabiliser en faisant montre de ma prestence et de ma force surnaturelle aux jeux des dominos que, sous la lumière vacillante de la bougie offrant des airs démoniaques au petit renard me faisant face, celui-ci déposa le premier rectangle à la verticale. La sorcière ne me laissait guère de choix dans l'action que je devais accomplir... je regardai son domino, puis elle, je souris et plaçai délicatement le mien à l'horizontal à la gauche du sien (par rapport à mon emplacement). Les jeux étaient lancés maintenant, il ne restait plus qu'à attendre de voir qui serait le gagnant entre nous deux. En attendant, bien que je savais son intention quant à cette réplique glissée délicatement et avec un faux désintérrée, ma curiosité était piquée au vif, je ne pouvais pas m'empêcher de m'interroger sur ce qu'elle avait pu entendre ou faire mine d'entendre. J'étais à sa mercie. Petit démon que tu es, Fai, et quel homme faible je suis.

- Ah ? Faire mine de rien, faire mine de rien ! Je posai un coude sur mon genous et mis mon menton dans la paume de ma main. Qui aurait-il de plus redoutable que ton amour de tonton ? Des toasts grillés à la perfection ? Un paquet de gaufrette laissé ouvert sur un comptoir ? Mon appétit était réveillé à cette heure. Je n'avais pas trop mangé tout à l'heure, l'estomac encore un peu retourné mais là... il criait famine le rustre !

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Fai Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 11 Sep - 20:51

J'ajoute aussitôt un autre domino, sans me laisser avoir par ses techniques de fourbe … et quel fourbe ! Il est très inspiré, on dirait : et ça parle de petites douceurs sucrée, et ça en rajoute, et ça croustille, et ça sent bon … j'en ai l'eau à la bouche, presque. Je pouffe de rire, toutes dents découvertes !

« Shhhh ! Parle pas de ça, sinon je vais pas dormir de la nuit. Ou juste rêver de ça ! Non …, » que je termine sur un ton plus hésitant, un peu mystérieux j'espère alors que je regarde les dominos encore entre mes doigts. « Non, c'est autre chose. Enfin, elles grondaient un peu la plus vieille, parce qu'elle allait à droite, à gauche raconter aux clients des histoires du temps d'avant Luthien ; elle disait que de son temps, c'était une impératrice qui dirigeait, et elle venait souvent ici prendre quelques vacances ou pour discuter avec ses députés. Sauf que …. »

Je jette un regard vers la porte, comme si je craignais d'être entendue, puis fais signe à Léo de s'approcher alors que je baisse encore la voix :

« Au début, comme elle aimait beaucoup ce sport et qu'elle emmenait toujours le nécessaire avec elle où qu'elle aille, on se disait qu'elle parlait politique avec eux autour d'une partie de cricket. Mais plusieurs députés ont commencé à manquer à l'appel. D'abord un. Puis deux. Et encore, et encore. Quand on les retrouvait entiers, c'était avec la boîte crânienne enfoncée par un gros objet contondant, mais pas aussi lourd qu'une arme comme on en trouve dans les casernes, non : plus léger. Et en bois. Ça a continué. Jusqu'à ce qu'au soir de sa mort, quand Sa Sainteté est retournée auprès des dieux, beaucoup de clients se sont plains d'avoir entendu une batte frapper des projectiles, comme au cricket. Mais il n'y avait rien dans les chambres concerné.

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Jeu 13 Sep - 17:54

Elle posait tranquillement son domino à son tour. La partie commençait doucement. Elles commençaient toujours doucement. Je déposai le mien sans même la quitter des yeux pendant qu'elle racontait son histoire. Pas mal. Pas mal du tout Faï. On dirait que tu t'améliore avec le temps mon petit renard adoré. Je pouvais pas empêcher un petit sourire moqueur de naitre sur mon visage. Les lueurs de la bougie formaient des ombres toutes tordues sur les murs de notre chambre. L'ambiance était parfaitement maitrisée. On aurait presque pu y croire. Quelque chose me disait qu'étrangement, son histoire n'était pas terminée. Comme si, comme par pur hasard, les fameux coups allaient se faire entendre lorsque "nous" serions endormis profondément. Je devais l'avoir à son propre jeux.

- Oh. Ne t'inquiète pas. Ton oncle sera toujours la pour te secourir si un bourgeois vient te proposer un partie de Cricket.

En vérité, si les protagonistes de son histoire n'avaient pas été assassinés, ils avaient forcément dû mourir d'ennui. Ces sports étaient d'un barbant... Je me redressai, me réinstallant correctement pour laisser la circulation reprendre son court dans mes jambes.

- Ca me rappel un truc qui c'était passé dans la boutique qui a fermé juste en face de celle de monsieur Wergeld. Celle que je vais aménager bientôt. Elle avait dû fermer à cause... oh. Non, pardon. Je prenais un air faussement sérieux et choqué. C'est pas un truc à raconter aux enfants.

Le coude sur le genoux, je posai mon menton dans la paume de main, fixant Fai avec un sourire en coin. Elle se posait la question de ce qui c'était produit pour que la boutique en face ferme: j'avais maintenant une réponse à lui fournir... et peut-être usé de la meilleure méthode pour attirer son attention.

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Fai Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Dim 16 Sep - 7:04

L’histoire semble faire son petit effet : mon tonton n’a pas peur, enfin je ne crois pas … mais rira bien qui rira le dernier. Je jette un coup d’œil au domino qu’il vient d’ajouter à notre sculpture qui se trouve debout sur le tapis entre nos deux lits ; ce qui soude les pièces entre elles doit tenir du miracle, je ne vois pas ce que ça pourrait être d’autre ! Mais je doute que le miracle en question soit dû à son tour de jeu, justement : le petit rectangle de bois se tient de travers, un peu. Je me serais presque attendue à le voir à l’envers. J’essaie de contenir un sourire un peu moqueur quand je relève mon nez tacheté vers les yeux très fixes du tonton Nidas, qui scrutent sûrement la moindre de mes taches de rousseur à l’heure actuelle … et je lui offre mon air le plus innocent, en clignant tout doucement de grands yeux rendus un tout petit peu larmoyants.

“Dis, tonton … tu crois que Liedor va nous rendre visite ce soir, lui ?”

Sa réponse ne se fait pas attendre, et il mérite bien son coup d’oreiller. Enfin, il l’aurait mérité si je l’avais touché. Je m’en vais pour le récupérer et là je me fige d’un coup, l’oreille tendue à ce qu’il raconte. Je crois qu’une grenouille n’aurait pas une figure aussi satisfaite que la sienne si elle venait de dévorer sept mouches d’un seul coup de langue. Je fronce les sourcils, très vexée à sa remarque.

“J’ai neuf ans, je suis plus une gamine,” puis, plus enthousiaste (et j’oublie presque de murmurer) : “il y a du sang, dis ? Dans cette histoire ? Pourquoi c’est pas pour les enfants ? Dis !”

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Dim 16 Sep - 17:35

L'esquive de l'oreiller était une activité qu'il fallait savoir maîtriser pour quiconque voulait survivre face à mon petit renard. J'étais im-per-tur-bable. Et pour sûr ! J'avais réussi à concerver un calme olympien et surtout... à attirer son attention. Et ça, c'était la plus belle victoire de cette journée. Je pris une légère inspiration avant de soupirer, faussement gêné. Les flammes de la bougies vacillèrent doucement.

- J'sais pas trop Fai. Je me grattai la nuque avant de replonger mes yeux dans les siens. Elle affichait une tête plus que grognon. Si t'arrives pas à dormir ça va me retomber dessus. Et je voudrais pas que maman ou p'pa viennent me refaire les oreilles si t'arrives toute boudeuse au p'tit-déjeuner. Je souris. Tu comprends ? Hein ?

J'adorais jouer à ça avec elle. Pendant qu'elle posait encore tout un tas de questions sur ce que je savais concernant la fermeture de la boutique, je fis semblant de bailler et de commencer à m'enrouler sous la couette. Ce fut qu'une fois certain qu'elle se lassait de répéter en boucle "Dis-dis-dis-dis-dis-..." que je me retournai vers elle et me redressai. En fait, j'avais du prendre l'initiative: rien ne pouvait lasser ce petit soleil quand elle souhaitait savoir quelque chose. Elle arrivait toujours à ses fins. Je levais les deux mains pour la stopper dans sa lancée.

- A tes risques et périls. Je soupirai. Beaucoup. Beaucoup trop de sang. Et... Nan sérieusement tu es sûre que tu veux savoir, hein ? T'as pas peur d'avoir la flippe ? Je me coupai moi-même en pleins milieu de ma phrase. Fallait faire durer le suspens quand même. Bon, bon... d'accord. Mais moins on en sait, mieux on se porte en général. Enfin... Tu n'es pas sans savoir que les derniers propriétaires étaient un couple de bouchers. Ils avaient un garçon d'environ mon âge et un autre plus petit que toi. L'ainé était apprenti chez ses parents. A ce qui parait, un soir, alors qu'il devait s'occuper de nettoyer la boutique, un client est venu frapper à la porte. Ses parents étaient retournés en haut et la boutique était fermée. Tout seul, il avait voulu prévenir le client. "On est fermé, m'sieur, repassez demain matin." Plus un son. Plus un bruit provenant de l'extérieur. Il pensait que le client avait dû partir finalement et il reprit son ménage. D'un coup ! Je m'approchai de Fai pour l'effet de surprise. Il a été saisi d'un violent mal de crâne. Comme si une ruche entière tentait de sortir de sa tête en grattant de l'intérieur. La douleur était telle qu'il en perdi la raison. Il attrapa l'un des couteaux encore posé sur le comptoir et commença à se frapper avec pour essayer de se libérer du mal. Sa famille était descendue en entendant le vacarne. La mère tenait son petit-frère et le père se jeta sur son fils pour essayer de l'empêcher de continuer. C'était sans compter sur la folie de se dernier: Il repoussa son père, d'un puissant coup, totalement disproportionné par rapport à son gabari. Le boucher se cogna contre le comptoir et s'évanouie, ne s'éveillant qu'au matin pour voir sa femme et ses deux fils baignant dans une marre de sang. La garde tarda pas à venir l'arrêter et il fut juger, tentant d'expliquer la situation au juges. Mais bon, il est juste passé pour un fou. Après tout, qui nous dit que c'est pas vraiment lui qui aurai tué toute sa famille ? Quoi qu'il en soit, c'était une véritable boucherie. Mais ça avait attiré tellement de monde dans la rue que monsieur Wergeld a pu faire une recette comme jamais.

Sauf qu'il était encore absent et que j'avais dû m'occuper des commandes.

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