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 Une grande bataille de petites gens

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Sam 19 Mai - 18:03

Si ce n'avait pas été mon petit renard qui avait prononcé ces paroles tant redoutées, je n'aurais probablement pas ri comme je l'avais fait. De sa bouche, quand bien même cela restait gênant pour le demi-bout-pas-tout-à-fait-terminé-d'homme que j'étais, ces paroles concervaient leur chaleur enfantine et taquine parce que, oui Fai, je sais que tu es plus mature que ne le laisse supposer ton âge, c'est de famille.

- Je suis sûr qu'elles payent et qu'elles reviennent au moins. Avant de disparaitre de leur vision pour me rapprocher de la caisse, j'ajoutais. Douce consolation qu'un porte-monnaie bien rempli.

Il ne me fallut pas trop de temps pour payer ce que je devais à la serveuse qui paraissait presque dérangée de confier l'addition au petit bonhomme dont la tête dépassait à peine du compoir. Je dû mis prendre à plusieurs fois pour lui expliquer que, oui, c'était des vrais billets et que, non, je ne jouais pas à la caissière avec l'argent de mes parents. Une moue boudeuse et les sourcils froncés, je pu enfin rejoindre les miens, reprenant mon sourire enfantin lorsque mes yeux croisèrent les leurs. Je couru à leur rencontre avant que nous repassions, cette fois la famille au grand complet, le seuil du café. Je sautai par dessus les marches, continuant à sautiller sur place, tout heureux de savoir mon grand frère enfin présent. J'acceptai aussi le manteau que maman avait pensé à reprendre sur la chaise et l'enfilais en hâte avant de suivre ma blonde préférée et de répondre à sa question.

- Tu ne peux pas imaginer la stuppeur du jury. Monsieur Wergeld en a encore les oreilles plus rouges que de l'oxide de fer. Mais jamais je ne me permettrai de teinter un tissu avec une telle couleur. Nous nous approchions de la créature qui avait attiré mon attention lors de son arrivée quelques instants plus tôt. Je dois avouer que, ne sortant que très peu, j'avais rarement eu l'occasion d'observer une chimère d'aussi près. C'était assez impressionant. Néanmoins, en se concentrant davantage... Wow. Ton animal totem: de loin ça semble classe mais l'aspect débile s'accroit propotionnellement à chaque pas.

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Dante Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Dim 20 Mai - 10:58

Fai bondit dans les traces que Léo sème dans son sillage, éclabousse tout ce qui se trouve à sa portée quitte à s'aider un peu des bras si l'atterrissage n'a pas suffit à soulever plus de poudreuse que ça. J'ai à peine le temps de railler mon petit frère que, tout juste tourné vers la demi-portion de crapaud, ma grenouille finit de me transformer en bonhomme de neige. Je crachote le névé qui a collé à ma figure avant de reprendre mon sourire d'oiseau moqueur :
    « Minidas, je parlais pas de ton chef d’œuvre, mais de tes caches-œil … enfin, l'un comme l'autre, ils t'ont demandé autant de tissus, c'est pas faux. »
À la couleur qu'ont pris les joues du vieux, je suppose que le froid n'y est pour rien et que ça tient plutôt de ce qu'il va se retrouver à devoir applaudir le jour de la remise de la maîtrise de son petit … mais les nuances que cette idée lui fait venir à la figure oscillent entre un blanc plus laiteux encore que le paysage alentour et un rouge plus pimpant que ce que le petit gars nous rapporte quand il nous décrit quel arc-en-ciel est passé sur la trogne du bon Wergeld. J'ai, quelque part et fort curieusement, toujours plus hâte à cette cérémonie … à ceci près que
    « Avec la mort du clown d'or, ça va pas retarder tes plans ?
    – Dante, ton langage.
    – Veuillez pardonner mes excès de langage, petit frère ; puisque notre père souhaite que j'use d'un registre plus châtié, je m'en vais ainsi reformuler avant que ma langue acérée ne jette sur notre lignée au grand complet un opprobre dont elle souviendrait … voici : l'auguste turlupin de doré tout maquillé, que je serais fort rustre de dire peinturluré
    – On a compris.
    – … aussi mettrai-je un point à tout ceci.
    »
Le soufflet auquel j'ai droit vient frapper les protections que j'ai toujours à la nuque, mais parvient tout de même à faire voler quelques mèches ; il n'est pas furieux, loin s'en faut : j'ai eu droit à des humiliations publiques qui auraient eu tout à envier aux techniques dont usait l'homme qui m'a fait entrer dans le métier, mes premières années. Je ne serais pas surpris de l'entendre plaisanter maintenant qu'il s'est remis de la surprise de me voir arriver plus à l'improviste qu'un cheveu sur la soupe. Je l'entends qui grommelle, un peu dans sa barbe :
    « Plus tu en parles, fils, et plus je crains ce qu'on va découvrir … j'ai tout autant hâte de te voir devenir maître, que de savoir la cérémonie terminée ; et à peu près aussi hâte que peu envie de voir ce que tu nous caches.
    – Surtout que les deux-là nous font des cachotteries depuis le passage du jury, justement. Le suspens est insoutenable !
    – Vous risquez d'être terriblement déçus,
    » les préviens-je sans oublier le petit rictus de circonstance comme nous approchons de ma monture de fonction dont les flancs sont agités seulement du rythme calme de sa respiration qui va et vient sans se presser, « ça pourrait faire le même effet que le portrait que l'autre crapaud vient de dresser de son aîné et de son animal totem. »
Entre-temps, l'aîné en question a décidé d'en remettre une couche côté coupe de cheveux du cadet ; encore un peu et je lui frottais le cuir assez fort pour en faire sortir des étincelles. Je saisis et guide par la bride Sainte Asnavatielle I dite la Douce (même si c'est plus rapide d'appeler celle-là Titi) et poursuis tranquillement à partir de là où j'en étais :
    « Pour Amaëna, faudra que je te raconte deux ou trois anecdotes en privé, ou le père va me tirer les oreilles au point de me faire ressembler à un farïd. Vous créchez où ? Que je sache sous quelle fenêtre chanter demain matin. »

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Lun 21 Mai - 5:22

Voyant mon petit renard polaire sautiller dans tous les sens afin d'envoyer voler sur tout notre groupe de vastes flots de neige, j'en profitai pour faire une belle boule (évitant au passage l'une de ses eclaboussures qui me rasa le sommet du crâne) et lui envoya droit dessus. La bataille était loin d'être terminée, j'avais à obtenir vengeance de l'humiliation publique dont j'avais eu droit avant de devoir payer tribu.

- Point d'inquiétude, frère, votre langage peut rester aussi coloré et feuillu que les étales d'un fleuriste en pleins printemps, tant que cela ne comprend pas les "étales" de la rue d'à côté. Je me stoppai, un tic à l'oeil et les lèvres tremblotantes, j'étais à deux doigts d'éclater de rire. Je sais d'ailleurs ou va finir mon chef-d'oeuvre. Mais passons ! M'exclamai-je en jetant un regard innocent à mon père avant de le dépasser pour rejoindre Dante près de sa chimère. Mais je suppose qu'effectivement la cérémonie va devoir être décalée. Non seulement la capitale est fermée mais il va y avoir l'enterrement puis l'élection.

Dans un certain sens, je regrettais amèrement de ne pas avoir reçu ma maîtrise plus tôt, j'aurai pu concourir parmis les couturiers nommés afin de faire la dernière tenue de  feu l'empereur... et la première de notre nouveau dirigeant. J'emettais des doutes quand à avaoir l'occasion de pouvoir revivre un tel instant dans ma vie. Cela était peut-être égoïste de ma part, à n'en pas douter, mais c'était la vie: la loi de l'offre et de la demande, la concurrence... il fallait se démarquer. Se dissocier du reste du groupe, se mettre en lumière pour se trouver un mécène qui nous guidera et nous épaulera tout le temps de notre carrière. Mécène qui était, soi dite en passant, coincé à Tharen. Je ne remarquai que quelque seconde plus tard que je devias être en train de tirer une tête de six pieds de long à côté de mon grand frère.

- Oui... oui... le totem crêche à Amaëna, Dante. Bon, réfléchir et tenter de répondre à toutes les conversations se déroulant autour de moi n'était pas mon fort. Je me tournai vers maman. Combien de temps de Dühr à Cestra, m'man ? S'il faut décaler la cérémonie, il faut que tout le monde soit présent. Je me reconcentrai sur mon frangin, un sourire carnassier aux lèvres. Afin que tous puissent avoir un apperçu de tes "somptueux" et de tes "presque aussi éclatant que tes cheveux", talent de chanteur, Rapunzel.

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Céosus
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 22 Mai - 8:42

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Dante Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 22 Mai - 14:25

La boule de neige file derrière-moi presque en silence ; je suis à un cheveu de me moquer des talents de Léo à la visée (en insinuant par exemple que ses yeux ont été intervertis à sa naissance et que l'opération n'y a rien changé), quand un second choc vient faire écho au premier : le projectile a atteint sa cible, et de ce que j'en vois, il s'agissait d'une petite fille dont le cœur était rempli de noires intentions à mon égard ; mais la minuscule petite rousse est désormais hors d'état de nuire, des flocons plein les boucles.
    « Deux yeux valent mieux qu'un, frangin, » le complimenté-je avant que la petite furie n'aille réclamer réparation, laissant là ces armes par trop pulvérulentes qui se seraient émiettées à l'impact … au profit d'assauts au corps à corps.
Il va sans dire que je suis un bon père et que j'encourage mon enfant ; mais je suis surtout un bouffon congénital, et je mentirais si j'affirmais n'avoir pas jeté quelques boules de neige dans cette mêlée. La main toujours fermée solidement sur les liens de ma chimère, je sens que celle-ci se décide à me balader un peu pour tracer une ronde curieuse autour de la bataille. Je crois que mon père a essayé de m'agripper : clopin-clopant à ma suite, il est tout près de tomber dans la poudreuse … et il aurait pu s'en sortir, l'honneur sauf, si ma mère n'avait pas envoyé un petit coup de hanche si discret à son époux que j'en suis encore à me demander si je n'ai pas rêvé.

Dans toute cette scène, j'ai bien du mal à articuler ma réponse :
    « Rira bien qui rira le dernier … parce que c'est pas moi qui vais finir soliste à la chorale de ta maîtrise …, » je reprends mon souffle avant de reprendre la parole : « … enfin, ils ont su apprécier tes talents de castra. »
J'ai plaisir à constater que, dans ce conflit polaire qui éclate entre les miens, je ne suis pas le plus court des combattants.

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mer 23 Mai - 16:35

Effectivement, réclamer justice et défendre son honneur face à la défaite était une tradition familiale. Je ne pensais pas avant de lancer cette magnifique boule de neige en pleins dans le mille (en l'occurrence ma nièce préférée), que cela prendrait une telle ampleur. Le combat laissé plus tôt avant l'arrivée de mon frère et le chocolat chaud revigorant reprit de plus belle. Sauf que, cette fois, en pleine réflexion et discussion avec mon frangin, je me retrouvais au centre de la mêlée. Mais agile comme un lapin, je tentais de me cacher derrière la chimère de Dante qui ne voulait décidément pas cesser de bouger, m'obligeant à prendre en pleine tronche plus de neige que ne devait contenir le sommet de la plus haute montagne des plateaux de Lies. Au final, quand le jeux se calma un peu, je devais davantage ressembler à un bonhomme de neige qu'à un adolescent. Pour autant, le tas de poudreuse en question concervait malheureusement sa voix, comme si bien dit par mon cher frère, de castra.

- Tu te moques, tu te moques. Mais quand tu me verras au premier rang, j'ose espérer que tu auras un peu de pitié à l'égard de ton petit frère. Personne n'était au courant jusqu'à maintenant. Du fait que je suis le seul à pas avoir mué, tu penses bien qu'ils m'ont placé parmis les solistes malgré le fait que je doive recevoir ma maîtrise. J'enlevai la poudre blanche de mes cheveux. Le détail qui va faire de cette journée un enfer. Heureusement que ça ne va pas durer plus de 15 minutes. Je vais surement devoir changer de pays après ça. C'est "mignon" maintenant mais imagine quand les gens s'en souviendront dans 10 ans... mon image... Quand on m'avait annoncé la nouvelle... Je me souviens encore de monsieur Wergeld qui rentrait d'un rendez-vous à la guilde s'était approché de moi, tout fier et tenant un courrier m'étant destiné. Il était souriant moi moins quand j'ouvris l'enveloppe. Une moue boudeuse, j'indiquais la monture de Dante d'un doigt. On te l'a donné dans le cadre de ton travail ? Elle est éduquée ?

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Dante Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Dim 27 Mai - 6:19

    « C'est bien dommage que tu le prennes comme ça, » haleté-je tout sourire, une main maintenue sur le front de Fai qui se débat comme elle peut en dehors de ma poigne de fer, « Léo Soprano, je trouvais que ça faisait un nom très vendeur … pas toi, Fai ?
    – Non !
    » qu'elle s'écrie, ses mimines en train de glisser pour desserrer l'étau de ma poigne, « c'est Nidas, qu'il s'appelle mon tonton !
    – Oh, mais … maman, s'il te plaît ….
    – Navrée, Dante, mais je suis de leur avis.
    – Papa !
    – Ne me mêle pas à ça.
    »
Ils secouent la neige de leurs vêtements, bien contents de voir l'instigatrice de leur rébellion tenue à bout de bras. Celle-ci n'a pas encore trouvé de parade infaillible pour s'esquiver et alterne entre baroud d'honneur acharné (« je vais t'avoir ! Tu vas voir, tu vas prendre cher ! ») et abandon flaccide où elle laisse pendre ses bras et n'est plus maintenue debout que par ma paume sur sa figure (« Pff ! »). De son côté, Asnavatielle I dite la Douce (même si c'est plus rapide d'appeler celle-là Titi) s'est semble-t-il décidée à me faire perdre tout ce qui me restait de crédibilité ; une tâche qui ne s'avère pas bien compliquée d'ailleurs : elle se dandine pour nous suivre, avec l'air de vivre le plus beau moment de toute son existence. Et c'est ce moment que le frangin choisit pour la pointer du doigt. J'ouvre la bouche, près à répondre, mais voilà que le vieux me prend de vitesse :
    « Elles le sont toutes, fils ; même si dès le départ les chiméristes s'attachent à leur associer le mental de bêtes assez habituées des Hommes pour qu'elles en apprécient la compagnie, c'est une étape obligatoire compte-tenu de leurs qualités guerrières : elle restent … Dante, qu'est-ce que tu fais ? »
Puisqu'on me vole mon tour de parole, je préfère passer sans cérémonie à la démonstration : j'attrape le petit monstre qui tente toujours de me baver sur les mains et installe avec elle Léo sur la selle. Le poids des enfants transforme instantanément le comportement d'Anastavatielle, qui se prépare à recevoir des ordres ; ses yeux ne me quittent pas et détaillent chacun de mes gestes, de mes mouvements et de mes mots avec un intérêt tout analytique. La chimère a gonflé sa crête et sa crinière emplumées, attentive.
    « La vue, c'est pas trop ça qu'est ça, mais elle sait reconnaître les costumes, distinguer ce qui va sur deux pattes et qui en a l'habitude, le reste c'est au nez. Elle connaît pas mal d'ordres, à la voix : I, » la bête, sage, s'incline sur ses pattes antérieures qu'elle enfonce dans la neige, « au visuel, » petit mouvement de main pour l'inviter à se relever, ce qu'elle s'applique à faire, « et au geste … Léo, tu veux bien prendre les rênes ? C'est comme un cheval. »

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Dim 27 Mai - 17:58

Ca c'était bien ma nièce ! Défendre son oncle bête et ongle face à l'idiot baratineur. Et oui cher frère, ton propre sang à choisi son camp. Si je boudais encore de l'annonce de ma présence à la chorale il y avait encore 5 secondes c'était sans compter sur l'intervention et la vengeance de mon renard quant aux paroles prononcées par mon frangin. Je rigolais bien, m'apprêtant à venir en aide à mon tour à la tignasse blonde vénitienne en proie à la tyrannique paluche de Dante. Mais la réponses que j'attendais quant à ma question me vint de mon père, obligeant mon attention à se porter sur ce dernier, tournant le dos à la scène de bataille.

- Ah... d'accord. Elles sont surtout utilisées en comb... aaaAAh ! Lâche moi ! Oh... la selle est confortable.

Je détestais me faire porter comme une poupée de chiffon encore à mon âge. Parce que non seulement j'étais petit mais maigre comme une brindille... pas étonnant que je reste enfermé dans mon atelier toute la journée: dans la rue les autres enfants me feraient la misère. En attendant, effectivement, on était plutôt bien installé sur l'animal. Fai était assise devant moi et je n'hésitai pas une seconde, quand la chimère se mit à bouger, à m'accrocher férocement à elle, à la crinière, à la selle, bref, à tout pouvant servir de rampe d'une quelconque manière. Je n'étais vraiment plus habitué à monter à cheval et la raison était simple: les moyens de transport, quels qu'ils soient, me rendaient malade comme un chien. Et pour l'heure, mieux valait éviter de vomir mon chocolat chaud sur Fai, cela risquait de lui laisser un souvenir impérissable de son oncle.

- Hein ? Oh ! Oui, oui. Les rênes. Je les attrapai, malhabile, heureusement que mon petit renard avait encore une taille inférieure à la mienne, mais ça ne m'empêchai pas de manger ses cheveux à moitier. Comme ça ? Dante... je crois pas que ce soit la meilleure idée du siècle.

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Fai Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 29 Mai - 18:40

Plus dure sera la chute.

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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 29 Mai - 18:40

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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 29 Mai - 18:50

Jets mystère !

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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 29 Mai - 18:50

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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 29 Mai - 18:54

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Fai Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 29 Mai - 19:43

[C'est de famille ; je l'emprunte juste pour cette scène]

Je me retrouve les fesses sur le dos de la grosse bête avant même de pouvoir maudire mon ennemi sur plusieurs générations (de préférence les générations avant lui, pas après : je ne suis pas encore trop nouille). Je n'ai que des plumes devant-moi à disposition de mes mains, alors que préfère me rabattre sur tout ce qui dépasse à proximité et qui n'arrachera pas des bouts à la grosse bête. J'ai bientôt un tonton Nidas d'installé derrière-moi ; lui aussi panique un peu, et à défaut de saisir la selle, les rênes ou les poils de la chimère, c'est sur ma crinière à moi qu'il jette son dévolu, et ce n'est pas près de m'inspirer de petits mots gentils avant longtemps, au moins pour lui : il mériterait bien des coups de genou, là, le fier tonton qui en mène pas de si large ! Au petit sourire que Papa nous adresse, ce petit sourire en coin que je vois là, je sens que je vais pouvoir m'amuser un peu … quelques ordres de ci, quelques ordres de là … et voilà que le tonton ferme ses poings sur les rênes. Œillade à Papa, œillade à moi … je tape des talons, serre les cuisses sur les flancs palpitants ; Papa envoie une belle trempe au derrière d'Asna ; on fait une petite embardée …
    « DROIT DEVANT ! »
Et oui, droit devant … mais voilà : c'est pas vraiment la direction de l'hôtel, et quand je lève les mains vers le mors pour en modifier la trajectoire, une ruée et hop ! Les fesses ont quitté la selle. C'est un drôle de moment de vide qui s'en suit : je crois que je rebondis encore une fois sur mon ancienne assise, mais pas tout à fait comme des fesses normales devraient le faire. Je n'ai pas d'étrier au pied pour me traîner dans le sillage de la chimère, mais ça veut aussi dire pas d'étrier non plus pour que je ne roule pas n'importe comment devant Asna ; la pauvre voit une petite fille rousse qui se jette devant elle qui est jetée au galop. Le reste s'enchaîne vite dans ma tête : je me dis que c'est assez idiot d'avoir basculé en avant comme ça ; et aussi que c'est bien qu'il reste de la neige tout autour, mais que je ne sais plus 'il y en a sur le chemin ; et enfin, que j'ai la vilaine impression que Papa va en prendre pour son grade avec cette histoire, surtout si j'oublie de me couvrir la nuque. J'entends d'ailleurs Papa, là, pas si loin ; Asna dérape dans la neige et ses sabots ne savent plus où se poser, elle tangue, elle fait de l'ombre. Je ferme les yeux, fort, très fort. Quand les pas de tous les Ghiaccio qui étaient à pied passent devant-moi, j'ai le droit à une belle houache glacée en pleine figure, et Mamie qui me prend dans ses bras et qui fait dos à Asna, et Papy, et Papa qui donnent de l'épaule tous les deux dans la grosse bête pour qu'elle tangue et tombe du bon côté. Léo ? Papa l'a attrapé par le dos, et il a les jambes qui ballent sous lui. Il est pris d'un rire nerveux, et on a la réplique qui s'enchaîne bien, oui, mais un peu par chance je crois :
    « J'ai raté.
    – Bon. Ça arrive,
    » puis il se rattrape vite, en même temps qu'il pose mon tonton sur le plancher des vaches : « enfin, non, ça n'arrive pas, normalement, ça, si on »
Il n'a pas le temps de finir qu'un claquement sec le coupe (et va sûrement laisser cinq doigts rouges sur sa joue). Monsieur Ghiaccio le pointe du doigt, mais sans pouvoir dire un mot ; je crois que Papa l'y aide un peu, parce que :
    « Bon. C'est mérité.
    Silence !
    » il feule, Monsieur Ghiaccio ; « Ferme-la et comporte-toi en adulte.
    – Je crois que ça veut dire que je vous retrouve demain devant le café. C'est mieux, je crois.
    »

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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mer 30 Mai - 12:26

Fallait pas jouer les gros malin, frangin.
Le mal des transports combiné avec avec un chocolat "de roi" pouvait faire des dégats.

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Céosus
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mer 30 Mai - 12:26

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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mer 30 Mai - 12:42

J'avais pas eu le temps... J'avais même pas eu le temps de finir ma phrase que cette grosse andouille eu la brillante idée de frapper le fessier de sa chimère, la faisant partir en vrille: SUR DE LA GLACE ! Si un scertaine complémentarité régnait dans la famille, je souhaitais du plus profond de mon coeur que le gène de la connerie profonde ne m'ait pas atteint et qu'il n'est pas entaché le petit renard au passage. Non, en fait, vu le niveau d'imbécilité abyssal de Dante, il avait du tout aspirer à la naissance avec une paille et en rire.
Si j'étais déjà mal à l'aise quand il avait fait faire des tours à sa bestiole, lorsque cette dernière fit sa cavalcade, glissa sur la neige glissante en ruant et en étant prise de soubresauts, mon estomac indiqua son mécontentement par des gargouillements intempestifs. Je cru perdre la vie lorsque ma nièce passa par dessus la bête, j'avais même pas pu la retenir, mes mains ne voulant pas lâcher les rênes, serrées et tremblantes comme jamais. Fai tomba dans la neige, non sans rouler un peu plus loin. Ma lâcheté avait probablement couté chère à l'une des personnes m'étant le plus cher au monde. Tout se passa très vite: la chimère fonçant sur la petite, les parents la repoussant et moi soulevé attrapé par le col.

- Elle a rien ? Elle rien ? Je suis désolé ! Je... je savais pas quoi faire... je voulais... Les jambes flageolantes, je m'éloignai de quelques pas, tombant à genous dans la poudreuse et laissant mon estomac se décharger du trop-plein d'émotions.

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Fai Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Lun 18 Juin - 18:00

Papa tente encore de poursuivre son plaidoyer, mais il est interrompu par tonton Nidas … qui a choisi le moment le plus théâtral pour ajouter sa petite touche personnelle à la ruelle. L'échange de regards qui s'en suit est brûlant ; moi, on ne m'écoute pas, alors je me renfrogne et me tais puisque tout le monde semble à ce point décidé à jeter la faute un peu partout sur tout le monde, en oubliant que je n'y suis pas pour rien, moi, là dedans … : j'ai tapé des talons ! Et c'est aussi moi qui a tenté de diriger la chimère n'importe comment, pire encore qu'une débutante. Je crois que le bon mot pour qualifier mes capacités de cavalière aujourd'hui, c'est affligeantes. Ce mot a la saveur qui convient, avec ce petit truc repoussant qu'on a envie de faire disparaître sous le tapis. Pendant que Papa essaie d'arranger ça avec Monsieur Ghiaccio, je rejoins Mamie qui s'est rapprochée de Léo pour lui frotter le dos et ramener tous les pans de sa veste contre lui et hors de la visée de tout ce qui en ressort. J'arrive doucement, pour ne pas glisser par mégarde là où je risque de beaucoup le regretter, et viens aider à lui tapoter le dos.

« T'en fais pas, mon tonton, t'y es pour rien : j'ai tout lâché. Et tu m'aurais attrapée qu'on aurait deux en galère. Je suis plus si légère, tu sais ! Par contre …, » je m'amuse à poursuivre sur un ton plus taquin, « … il a le même goût à l'aller qu'au retour, ton chocolat à toi ? Ça pourrait peut-être être une idée pour payer moins à ta prochaine tournée, ça ! »

On entend des pas qui font cliqueter tout l'attirail de celui qu'ils portent à nous : c'est Papa. Je le reconnais à la grosse paluche qui se pose dans mes cheveux et doit faire le même effet d'un au revoir chaleureux et tout penaud sur ma tête et sur celle de Léo.

« On se revoit demain, frangin. Devant le café, pour discuter. Je t'y attendrai, tu fais comme tu veux. »

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Lun 18 Juin - 19:00

Ca faisait un bien fou de vider son sac.J'étais habitué à ce genre de crise stomacale: je n'avais jamais réussi à supporter les cahutes des transports et ce quel qu'ils soient. Mais c'était pas bien grave. J'allais beaucoup mieux. Maman et le petit renard malicieux me servant de nièce s'étaient approchées, m'aidant à finir ce dans quoi je m'étais lancé puis à me relever.

- J'vais bien. Plus de peur que de mal. Fis-je en levant une main en direction de Papa et de mon frère, tout en gardant la tête un peu baissée vers le sol. Elle était lourde et mes yeux n'avaient visiblement pas trop supporté le retour à 'expéditeur non plus. Demain... oh. La main de Dante vint m'ébourrifer les cheveux déjà bien en désordre. Tu t'en vas déjà ? Je relevais les yeux, affichant une moue un peu déçue. Mais je comprenais. Il devait être fatigué par son trajet. Au moins t'es venu, c'est gentil. T'étais pas obligé. J'ajoutai un sourire en coin et l'air railleur. Généralement tu viens pas les mains vides: t'as rien à faire recoudre par hasard ? Tapotant mes vêtements pleins de neige, il me donna rendez-vous. J'acquiessai. Sans problème, je serais là. Mais plus de chocolat chaud. Rien que le nom me donne la gerbe. Ah et non, Fai. Le gout est un peu trop modifié. Je ne suis pas un bon cuisinier intérieurement. Bah alors, Dante: on fait pas un bisou à son frangin ? Terminai-je innocemment. T'as pas pu y avoir droit au chocolat toi. Allez viens m'faire un calin !

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Dante Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 19 Juin - 5:30

Fatigué … ? Oui, c'est quelque chose qui devait jouer un peu sur nos nerfs à tous, me dis-je sans jeter plus de regards en coin au père Ghiaccio. Celui-là aurait au moins pu se retenir jusqu'à ce que les deux petits soient occupés ailleurs avant de me mettre sa main dans la figure ; pour le coup, je lui aurait rien reproché. C'est pas comme le jour de ma propre maîtrise ; ça, les autres Louvetiers s'en souviendront encore longtemps avant que ça ne se soit effacé des mémoires. L'heure approche : je préfère m'en tenir loin avant de faire quoique ce soit que je pourrais regretter plus amèrement que le sale goût que j'ai apparemment flanqué au frangin. Pour le coup, c'est celui des trois qui affiche la mine la plus dépitée à la seule idée de me voir tourner les talons si tôt : Fai est toujours accrochée au dos de son épais manteau et se réjouit déjà de me revoir demain ; je suppose qu'il est inutile de parler de l'attitude de mon père en cet instant ; quant à ma mère, sensible ladite attitude, elle est contente de pouvoir souffler un peu. Le court instant de distraction qu'il m'a été nécessaire de prendre pour faire de telles constatations a bien failli me coûter cher ; je recule d'un bond, m'empare du licol d'Asnavatielle la Douce (ou Titi, pour les intimes) avant de m'exclamer :

« Vade Retro, Crapaud ! Tes avances, tu les fais à Asna, ou tu les fais pas ! »

Chimère qui s'approche pour renifler les traits avachis de mon jeune cadet.

« Tu vois ? Tu as une touche, petit frère : c'est le moment de partager votre premier baiser. Avec tout ce que vous venez de vivre, ce serait bien de … ah, elle t'a devancé, on dirait. »

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Mar 19 Juin - 17:04

Si dans mon infinie naïveté j'avais cru avoir en bouche le goût le plus répugnant qu'il m'avait été d'avoir, la vérité était tout autre... et bien décevante. Oui, oui il y avait pire qu'un renvoi de chocolat à température corporelle mélangé avec les haricots du midi: la bave de cette immondice de bestiole. Ah, non, elle ne s'était as retenue une seule seconde et, dès que l'occasion se présenta à elle, j'eu droit à la plus belle galoche de toute l'histoire de la famille Ghiaccio. Et bien entendu, vu que je rigolais bêtement en poursuivant mon frangin pour lui partager un peu de mon vomi, j'avais la bouche ouverte, hein. Bah oui, sinon ça n'aurait pas été drôle. Je m'essuyait la bouche, un peu écoeuré mais amusé.

- Faut voir le bon côté des choses, Dante: j'aurais pas besoin de me brosser les dents ce soir.

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Fai Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Ven 22 Juin - 11:15

Mamie le prend au mot :

« Si tu crois ça, tu n'es plus mon fils, ou je te les brosses moi-même. Sinon, tu peux toujours courir pour que je te laisses me faire la bise avec cette bouche-la, loulou.
– Sauf si tu croises une collègues à Mamie, Tonton. N'hésite pas une seconde, ça lui laissera un souvenir impérissable.
– Va pour la collègue, » renchérit ma mamie qui m'a entendue murmurer tout bas à l'oncle Nidas. « Avec un peu de chance, ça nous fera une petite semaine bien tranquilles tous les cinq. »

Ou plutôt tous les quatre : Papa s'est déjà bien éloigné. Il est déjà sans doute rentré.

Quand nous revenons à nos chambres, que Léo s'est débarbouillé et que nous avons fini d'avaler notre dîner, je fouille mes bagages à la recherche de tout ce que j'ai pu emmener pour m'amuser … ou grignoter. Un silence de mort régnait dans l'auberge-ci aussi quand nous y sommes rentrés ; je n'ai pas trop connu l'Empereur, mais je crois qu'il tenait au cœur de beaucoup des gens ici présents. On pourrait presque croire qu'ils ont tous perdu quelqu'un de leur famille en même temps aujourd'hui. Il faudra que je demande ce qu'il a fait dans sa vie … ou alors on me le dira très vite : je suis sûre que Monsieur Ghiaccio m'en fera tout un topo quand on rentrera à la capitale. Je vais y rester longtemps, j'en ai l'étrange pressentiment : entre tout ce qui se prépare, la maîtrise, l'enterrement … je doute revoir Papa très souvent, parce que rien de tout ça ne changera ses déplacements. Mais les miens, par contre … c'est pas dit.

Ma main tombe sur mon pyjama, tout au fond de mes sacs ; le Tonton Nidas occupe encore la salle de bain, sûrement parce qu'il doit se mettre plein de gouttes dans les yeux, et une pommade aussi (celle-là, j'ai pas compris s'il devait la mettre dedans aussi). Je lui demande « Tonton, t'en es où ? » pendant que j'enfile vite-fait ma chemise de nuit en attendant de voir si je n'aurais pas le temps de changer mon pantalon aussi. Je n'ai plus l'âge de me laisser dormir sur les draps toute habillée comme en journée, et on se sent tellement mieux là dedans. D'ailleurs, parlant vêtement … :

« Eh ! J'oubliais un truc, toi, là ! » que je m'exclame presque sur un ton de reproche, comme si c'était lui qui avait oublié de me le rappeler : « J'arrête pas de te demander pour ton chef d’œuvre, mais en fait, il y a une autre tenue que tu nous dis rien dessus, toi ! »

Je rabats le revers qui fermait ma valise et me poste solidement juste devant la porte pour que quand il la rouvrira, je sois là, histoire qu'il ne s'échappe pas.

« Moi je sais toujours pas ce que tu porteras toi le jour-là ! »

Normalement, dans les guildes, ils ont tous l'uniforme, et il ne change pas beaucoup de l'un à l'autre, encore moins pendant ce genre de célébration ; à l'exception évidente des couturiers. Et il est quoi, mon bon tonton ?

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Léonidas Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Sam 23 Juin - 6:53

Après quelques dernières tentatives vaines d'embrasser mon frère afin de lui souhaiter bon voyage, nous retournions à l'auberge nous préparer pour la suite. Dante était reparti bien rapidement, dans un sens, j'étais quand même content qu'il ai pris le temps de venir nous saluer. Mais je demandais ce qu'il me voulait par rapport à ce curieux rendez-vous de demain matin. J'avais l'impression qu'il souhaitait que l'on parle seuls à seuls et non que l'on se réunisse afin de prendre un petit-déjeuner familial. Enfin, je ne pourrai en être certain qu'une fois la nuit passée.

Rentrés, lavés et après avoir dîné, maman et papa allèrent dans leur chambre tandis que Fai et moi allions dans la nôtre. Je devais encore passer vite-fait dans la salle de bain, monsieur Rivail m'avait prescris pas mal de produits différents à appliquer sur la paupière, dans l'oeil et sur la cicatrice. Je ne sentais pratiquement rien et la plaie était minime. Je me fixai quelques instants devant le miroir pendant que le petit renard me parlait de l'autre côté de la porte. Ca me faisait encore bizarre d'avoir une vision en trois dimenssion. Je m'étais habitué à mon bandeau mais je me demandais si cela aurait ou non un impact sur mes fabrications futures. La vision du monde était tout autre. Mais bon, pour l'heure: il fallait que je sorte. A peine la porte ouverte que je tombai nez à nez avec ma nièce préférée. Une telle bouille ne pouvait qu'apporter du bonheur dans un coeur meurtri. Je lui souris de toutes mes dents (maintenant complètement propres) et la chatouillai pour la faire reculer de quelques pas. Tous les deux en pyjamas, je sautai sur mon lit pour m'y asseoir en tailleur avant de l'inviter à s'installer elle aussi. Ca question était interessante pour le coup. La petite curieuse.

- Pour ce qui est du chef d'oeuvre, tu verras par toi même. Mais pour le reste: ce n'est pas une mais deux tenues que je vais porter pour l'occasion. Fis-je les yeux pétillants en ajoutant les gestes aux paroles. Je ne vais pas porter la même entre la chorale et la remise. Mais si la première va devoir rester relativement sobre: la seconde sera tout autre. Je souriai de plus belle. Des couleurs naturelles, beaucoup de plumes et des doigts de fée. Pour sûr, j'allais me faire remarquer. Et c'était absolument l'objectif de cette journée.

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Fai Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Lun 25 Juin - 17:11


Le plan ne fonctionne pas longtemps : Léo a déjà une stratégie toute tracée pour me faire reculer, en venant me pincer le cou et les côtés. Sans méchanceté, c'est juste pour me chatouiller, mais ça ne perd rien en efficacité. La preuve : je me retrouve vite toute recroquevillée, roulée sur moi-même comme un hérisson sans épine, la tête rentrée entre mes épaules et les bras enroulés là, et là, essayant de me convaincre qu'ils suffiront à me protéger partout où le vil assaillant chercherait à m'atteindre. Je tombe vite sur le tapis et fais un bruit sourd quand mes genoux, mes coudes ou mes fesses viennent cogner contre le plancher. J'y pépie toujours, persuadée que je vais mourir de rire alors que le bon tonton est déjà loin, bien installé de son côté. On a des lits jumeaux, pas très loin l'un de l'autre, donc assez près pour que puisse me venger dans la nuit … si je ne me suis pas endormie. La salle d'eau libérée, je file jusqu'à l'évier (c'est rare si loin de Dühr, même, voire surtout dans la région pourtant très fréquentée de Lies ; on est de sacrés petits chanceux) pour me mouiller la figure et m'ébrouer un peu. En quelques bonds, je suis déjà de retour dans la chambre même, enterrée sous la couette avec mes dominos entre les doigts. J'en fait deux paquets, chacun plus près d'un lit que de l'autre.

« Tant que les fées ont pas souffert, tu as ma permission, » que je lui offre avec tout la magnanimité du monde, même si je serais absolument incapable de prononcer cette horreur. « Du coup, deux ? Comme dans … l'une sur l'autre ? Ou alors tu vas réussir à te changer ? Quand ? Tu as un plan en tête ? »

Je m'interromps, le regarde droit dans les yeux en plissant bien fort les miens.

« Y a anguille sous roche, dans cette histoire. Mystère et boule de gomme. Tu nous caches une surprise, un petit tour de passe-passe que tu vas révéler au dernier moment, toi ! Je le flaire bien fort. »

J'ai un grand sourire, trop grand pour être vraiment naturel : ça aussi, on flaire facilement que dessous j'ai mis un défi.

« Tu veux m'en dire plus ? Et en même temps, tu vas montrer avec ces dominos que quand tu parlais de doigts de fée, c'était bien toi la fée et pas une innocente petite chose ailée qui pourra plus jouer de musique maintenant que tu t'en es chargé, » je m'éclaircis la voix, plus solennelle : « Tonton Nidas, parlons peu, parlons bien ; et faisons ça en même temps qu'une petite course de dominos sans bouger du lit ; qu'est-ce t'en dis ? »

Histoire de pimenter le défi, mais aussi de le déconcentrer un peu : c'est le meilleur moyen de lui tirer des aveux, à cette fripouille !

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MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Lun 25 Juin - 17:41

Le temps qu'elle vienne me rejoindre pour entâmer notre duel tant attendu, j'avais éteint la grande lumières, privilégiant une ambiance plus flippante avec une unique bougie allumée sur la table de chevet qui séparait nos deux lits. Peu de temps après, le petit renard creusa son terrier sous sa couette. Elle avait pas attendue pour recommencer à poser une multitude de questions en même temps. Je savais pas depuis combien de temps elle les avait gardé en tête mais tout était en train de déborder. La bougie éclairant ses grands yeux pétillants accentuait son expression d'euphorie. Mais j'étais fort, j'étais Ghiaccio.

- Surprise. Je resterai muet comme une carpe. Fermé comme une porte de prison. Scellé. Tu n'obtiendras aucun aveux de moi. Et là: elle distribua les dominos. Une sorte d'action-vérité ? Je ne sais pas si tu es prête à mener un tel combat, petite canaille. Tu te mesure à un maître en la matière, un adversaire bien trop redoutable. Mais j'accepte le défis. Maman m'avait appris ce jeux, on y jouait beaucoup à la maison. C'était censé être calme et reposant mais la signature des Ghiaccio en avait modifié certains aspects. La guerre des petits rectangles plats était déclarée. Gēmu o hajimeru* ! On va voir si c'étaient des doigts de fée ou de petite fille de 9 ans: je te laisse l'honneur de débuter la partie.

*Que les jeux commencent !

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