Dans un monde de technologie et de magie, la course à la suprématie est enclenchée. Quel camp choisirez-vous ?
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Une grande bataille de petites gens

Aller en bas 
AuteurMessage
Fai Ghiaccio
Petit Renard
avatar

Messages : 220
Date d'inscription : 01/10/2017

MessageSujet: Une grande bataille de petites gens   Mer 4 Avr - 9:18

[Thème]

La neige couvre tout d'un drap blanc et uniforme où rien ne se distingue : ni creux, ni bosse, ni mur, ni projectile ; ceux-là sautent au visage et on sait toujours trop tard quand on est tenu en joue. Les bras chargés de mes grenades-maison, je cours comme si j'avais la mort aux trousses et roule à l'abri de ma palissade. Une croûte neigeuse me couvre bonnet et cheveux alors que j'amasse tant de poudreuse que je peux pour former de jolies sphères pas trop compactes mais qui sauraient fendre l'air avec assez de poids pour ne pas dévier dans le vent qui vient parfois me bousculer et m'étaler dans les épaisses couches blanches qui font de gros nuages tout autour de moi. Je lève une petite frimousse timide par-dessus mon solide bouclier :
    « Traîtresse ! Traîtresse ! »
Tout avait pourtant commencé comme il le fallait : tonton Nidas était sorti tout hésitant et n'osait pas retirer les épais verres fumés qu'il portait depuis déjà deux jours pour abriter ses yeux tout neufs ; j'ai proposé de construire un igloo pour quand papa serait là ; je l'ai traîné trop vite derrière-moi et la guerre était déclarée ! Là, on a fait feu sans nous arrêter, puis une boule de neige a amerri en plein dans le verre de vin chaud de Monsieur Ghiaccio. Le silence était complet. Il a descendu très lentement la petite terrasse du café, s'est saisi des munitions de Leo … et a fait feu sans aucune pitié pour moi, une petite fille ! Mamie était de mon côté, jusqu'à ce que, par un coup du destin en plein dans le dos, la traîtresse passe finalement à l'ennemi !
    « Félonie ! »
Mon arme est bientôt prête : leur palissade ne résistera pas longtemps face à la base d'un bonhomme de neige que j'ai emmené avec moi au prix de ma dignité, si elle devait se trouver inversement proportionnelle à la quantité de neige qui me recouvre. Je prends un peu d'élan, et …
    « CHAAAAAAARGEZ ! »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feia.forumactif.com/t84-fai-ghiaccio
Léonidas Ghiaccio
Petit prince des tailleurs
avatar

Messages : 20
Date d'inscription : 21/09/2017

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Jeu 5 Avr - 19:10

On pouvait lui accorder le talent de la ruse au petit renard. Enfin, au vu de la quantité de neige recouvrant Faï, on aurait plutôt tendance à la comparer à un ourson jouant dans la poudreuse. Cela ne devait faire que quelques jours que mon nouvel oeil avait été gréffé. Ca ne faisait pas trop mal, le Docteur Rivail avait prescris des médicaments et surtout: avait fait un travail de professionnel. En même temps, je lui avais bassiné les oreilles avec le fait que "La cérémonie est pour bientôt, faut que je puisse voir correctement: imaginez si je sers la mauvaise main, ou autre chose que la main ?! La honte... Je peux pas. Siouplé !!". Je mettais un point d'honneur à ce que tout soit parfait pour ce jour. Il s'agissait de la sortie des grands, ceux dont l'avenir et la reconnaissance allait se décider à l'instant même de la remise de maîtrise. C'était déjà un prestige en soi, seulement, seul quelques uns d'entre nous accéderaient à un statut tout particulier.
Mais bon, l'opération était faite et pour l'heure, je tentai d'assassiner l'ennemi. Maman voyant que je galérais à envoyer les boules de neige en ligne droite vint rejoindre le camp que nous avions formé avec mon père. En vérité, je n'avais même pas vu que mes munitions partaient complètement à côté de la cible.

- Vile canaille ! Je passai les jambes par dessus notre fortification, abandonnant mon poste pour faire face à l'ennemi. Pardonnez-moi mes compagnons, nous devons malheureusement faire face. Aller jusqu'au bout afin de vaincre l'adversaire redoutable nous mettant en déroute. Je longeai les barricades, exhortant mes troupes. Que ceux qui sont prêts à mourir pour notre patrie s'allient à mon panache blanc ! Que ceux prêts à défendre les valeurs pronées par notre drapeau rejoignent le mouvement. Le sacrifice pour l'honneur ! Et je chargeai l'hostile troupe. Me préparant à lui faire manger la neige.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fai Ghiaccio
Petit Renard
avatar

Messages : 220
Date d'inscription : 01/10/2017

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Ven 6 Avr - 17:57

[Thème 2]

L'adversaire, toujours aussi vil, se lance dans de beaux discours. Alors je m'exclame :
    « Ha ! Votre panache n'est blanc que de la neige qui le couvre, triste sire ! C'est le blanc de votre défaite que je vois … TAÏAUT ! »
Je fais prendre toute la vitesse que je peux à l'immense boulet que je roule devant moi, alors que mes assaillants le nourrissent lui et mon armure de glace. Enfin, tous les soldats de l'armée qui me fait face ne sont pas également habiles dans le maniement de la boule de neige : même si celles que m'envoie mon tonton préféré sont d'une facture aussi remarquable que tout ce qu'il travaille à l'aiguille, elles me sont toutes passées à côté … sauf trois de celles qu'il réservait à Mamie quand elle n'était pas encore passée à l'ennemi. Je tiens ma vengeance ! Et plusieurs fois encore, je hurle « taïaut ! » à pleins poumons (sans trop savoir ce que ça veut dire, mais ça sonne bien comme il faut, et au pire je sais qu'il me le dira, Monsieur Ghiaccio) avant que mon gros boulet glacé n'aille dévaler la distance qui le sépare de ses cibles, dont mon oncle qui poursuit sa course … eh bien, droit dedans.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feia.forumactif.com/t84-fai-ghiaccio
Léonidas Ghiaccio
Petit prince des tailleurs
avatar

Messages : 20
Date d'inscription : 21/09/2017

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Ven 6 Avr - 18:29

1- Esquive et tente d'attraper la vile créature !
2- Se prend la muraille de neige mais tente toujours d'attraper la peste blonde.
3- Touché de pleins fouet. K.O: YOU LOSE.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Céosus
Dieu Fondateur
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 07/08/2016

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Ven 6 Avr - 18:29

Le membre 'Léonidas Ghiaccio' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Esquive' : 3, 1
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feia.forumactif.com/t104-ceosus-dieu-du-ciel
Léonidas Ghiaccio
Petit prince des tailleurs
avatar

Messages : 20
Date d'inscription : 21/09/2017

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Jeu 12 Avr - 8:36

- Mes amis... je crachais la neige contenue dans ma bouche, allongé sur le vaste tapis laiteux, humide et somme toute, particulièrement froid, après cette défaite cuisante... dites à notre patrie... que nous sommes morts par obéissance à ses lois... Je me relevai brusquement, tentant d'attraper l'ennemi que j'éspérais avoir suffisemment désarmé par mon courage et ma subtile stratégie (parce que, oui: tout était prévu, voyons.) Plutôt mourir que de nous rendre ! Tous sur elle ! Montrons lui ce que signifit rééllement "être un Ghiaccio" ! Oui... on fait ça... laissez moi juste le temps de retrouver mes lunettes par contre. Effectivement, le choc s'étant produit quelques secondes auparavant avait fait voler le pauvre bougre que j'étais mais avait, qui plus est, fait valdinguer mes protections. J'étais maintenant totalement désarmé, tout comme notre adversaire mais je n'avais même plus de défense. Vengez votre commandant ! Et pour être certain d'avoir le soutient escompté. Et il vous paiera un chocolat chaud avec ses économies.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fai Ghiaccio
Petit Renard
avatar

Messages : 220
Date d'inscription : 01/10/2017

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Dim 22 Avr - 15:54

Ce dont Leo ne se doutait point alors, à terre puis ébloui, c'était qu'il n'était pas le seul à s'interposer entre l'immense boulet lancé dans une course pesante et sa visée destructrice ; ses alliés devaient esquiver, avec ou sans lui, quoi qu'il leur en coûtât, ou leur défaite, plutôt que cuisante, allait s'avérer glaçante. Leur âme parentale les guidant malheureusement, aucun des deux aînés Ghiaccio n'allait avoir la tâche facile puisqu'il s'agissait alors d'abandonner le plus jeune des trois au triste sort auquel il s'était condamné.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feia.forumactif.com/t84-fai-ghiaccio
Céosus
Dieu Fondateur
avatar

Messages : 105
Date d'inscription : 07/08/2016

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Dim 22 Avr - 15:54

Le membre 'Fai Ghiaccio' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Esquive' : 3, 1

--------------------------------

#2 'Esquive' : 1
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feia.forumactif.com/t104-ceosus-dieu-du-ciel
Fai Ghiaccio
Petit Renard
avatar

Messages : 220
Date d'inscription : 01/10/2017

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Dim 22 Avr - 17:05

[Autre thème]

La stratégie, brutale, a porté : l'obus a percé les lignes ennemies et emporté dans son sillage sauvage grand-mère et oncle, l'une courant après l'autre pour arrêter sa charge folle vers le projectile … et bien qu'elle a réussi à dévier d'un rien la ligne des enjambés de son fils vers son destin fatal, ce devait être au prix de son sacrifice ; Monsieur Ghiaccio, plus agile malgré les années qui le séparent désormais de son temps de service, s'est souplement tiré d'affaire, ses bras chargés de plus de munitions que je ne pourrai jamais en transporter. Je crie ma surprise et mon désarroi avant de courir dans l'autre sens, consciente de l'horrible fin qu'il me réserve ! Je mets les bouchées doubles, accélère la cadence comme jamais pour retrouver l'abri abandonné au profit d'une destruction massive des lignes ennemies quand une voix réclame soudain :
    « Temps mort ! Pitié, un temps mort ! C'est plus de mon âge, tout ça …. »
La voix de mamie est bien plus rieuse que ses paroles : elle se remet sur ses grandes jambes et se frotte le dos avec beaucoup de « ouille ouille ouille » et part à la recherche de tonton Nidas qui nous promet monts et merveilles.
    « C'est de la corruption, ça, monsieur ! » m'exclamé-je, mes poings sur les hanches, sans pour autant m'illustrer par ma force de résistance, comme le soulève vite le grand monsieur aux mèches encore flamboyantes :
    « Et c'est pour ça que tu farfouilles la neige comme un chien truffier, ma grande ?
    – Oui, monsieur !
     » rétorqué-je, « c'est pour le salut de votre âme, que je fais ça !
    – Désolée, ma chérie, mais mon âme est perdue !
     » s'exclame alors mamie Hana alors qu'elle tient haut au-dessus de sa tête les optiques aux verres fumés dans une pose à ce point triomphante qu'on en ferait volontiers des statues. « Tiens, mon lapin, ne bouge pas, » ajoute-t-elle en replaçant la petite paire de binocles sur le nez de son fils, « avec miel, marshmallows grillés et une gaufrette sur le bord, tu seras gentil. »
Je suis bonne perdante : avec la quantité de neige blanche que mamie a dans ses cheveux noirs, elle le mérite bien : chaque fois qu'elle tourne la tête, j'ai l'impression de voir une petite avalanche dévaler sa tête aux joues très rosies par le froid.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feia.forumactif.com/t84-fai-ghiaccio
Léonidas Ghiaccio
Petit prince des tailleurs
avatar

Messages : 20
Date d'inscription : 21/09/2017

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Hier à 5:03

Sans les verres fumés et avec la blancheur de la neige, je n'y voyais guère à plus de 20cm. Toutefois, j'entendais et au vu du vacarne et des cris de protestation de mon petit renard clamant haut et fort que la corruption nous perdra tous (ce qui ne manqua pas de m'arracher un petit gloussement qu'il aurait probablement mieux valu retenir) tout le monde semblait profiter pleinement de ces petites vacances. Je tapotai encore la neige, recherchant mes lunettes qui me permettraient d'y voir plus clair dans tout ce méli-mélo de mouvements flous. Maman vint rapidement à moi, de sa voix toute douce et rassurante, elle m'aida à me relever et me souleva délicatement le menton de deux doigts afin de déposer l'artefact tant attendu sur le bout du nez. La première chose que je vis fut ma petite mère couverte de neige que je pris dans mes bras pour la remercier, celle que j'entendis me rappela ma promesse.

- Pas de favoritisme. Je pense qu'on a tous besoin de se réchauffer. Fis-je en m'époussetant et en invitant la petite rusée à venir auprès de moi. Grande guerrière mérite récompense. Lourd tribu clan adverse doit payer. Importante question est: avec ou sans marshmallows grillés, ma chenille ?

Continuant notre ascension, nous montâmes les marches nous séparant de la porte d'entrée du café que papa nous maintint afin que l'on puisse tous y pénétrer en fil indienne. Le contraste entre la température extérieure et intérieure était saisissant. Sans plus attendre, je bondis tel un chat à notre table habituel, certain que personne ne viendrait à prendre ma place favorite prêt de la fenêtre. Celle-ci donnait une vue incomparable sur la vallée, ainsi, si mon grand frère venait nous rejoindre: j'en serai le premier averti.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fai Ghiaccio
Petit Renard
avatar

Messages : 220
Date d'inscription : 01/10/2017

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Hier à 12:20

[Autre thème]

Les bras de mamie Hana serrent contre elle son fils qui lui a sauté au cou dès qu'il a semblé la reconnaître ; elle fait bien, d'ailleurs : ses réflexes se sont aiguisés depuis la fois où le front de Leo est allé cogner contre son menton. Pas de bobo, mais elle avait été sonnée longtemps et le bleu est resté plus longtemps encore ; la grosse marque foncée avait fait poser beaucoup de question à papa, et ce n'est qu'après que j'ai corroboré tout ce qui se disait par mon propre témoignage qu'il s'est calmé un peu plus loin, mais sans demander pardon par contre. Papa a toujours eu du mal à accepter qu'il peut parfois avoir tort ou qu'il s'inquiète pour rien. Voire même qu'il s'énerve un peu pour rien. Je me demande ce qu'il dirait s'il arrivait maintenant et qu'il voyait le bonhomme de neige qu'est devenu sa maman.

Il rajouterais sûrement un peu de crème glacée sur le dessus. À la fraise je pense. Puis une cerise. Et il se ferait gronder pour avoir gâché de la nourriture que mon Obaba mangerait toute seule à la petite cuiller.

Les mots de Leo me ramènent à la réalité et m'arrachent une fanfare de petites exclamations victorieuses, comme « Mort à l'ennemi! » ou « Le chocolat vaincra ! » et tente plusieurs fois de sauter sur le dos de mon tonton qui ne me rattrape pas. Je les devance tous sur la petite terrasse qui borde le café au rez-de-chaussée ; un balcon, à l'étage, donne lui sur les monts et les plateaux enneigés de la région dont les volumes changent selon comment nos yeux les scrutent. Monsieur Ghiaccio tient la porte à sa famille : tonton Nidas déboule comme un maboule et glisse à chaque marche qu'il grimpe pour atteindre sa place préférée ; mon Obaba le suit de tout près et rouspète comme quoi il devrait faire un peu attention et qu'il a déjà eu bien assez à se faire replacer un œil sans devoir y ajouter le nez ; quand j'arrive près du seuil et que je m'ébroue pour chasser toute la neige qui me colle aux cheveux et au manteau, Monsieur Ghiaccio me chaparde mon bonnet au passage et m'ébouriffe les boucles. Nous tapons nos pieds bottés à l'entrée, sur le paillasson, et allons rejoindre la compagnie déjà bien installée : mamie s'est lovée à proximité du poêle et enroulée dans le plaid qu'elle avait laissé là à l'attention de Leo, qui le boude au profit de la grande baie par laquelle on voit le paysage comme nulle part ailleurs. On me retire ma veste avant que je ne rampe sur les banquettes moelleuses jusqu'à lui et vienne coller ma figure à la vitre, près de la sienne, pour observer le paysage avec lui.
    « Fai, tu vas l'écraser.
    – Je suis pas grosse, tu dis, alors c'est bon. Pas vrai, tonton, que je suis pas lourde ?
     » je lui demande toute sourire, avant de reprendre mes recherches. « Tu aimes bien la montagne ? C'est joli, hein, la neige ? »
Monsieur Ghiaccio qui débarrasse son fils de sa veste hausse un sourcil, et parle comme s'il savait quelque chose que moi je n'ai pas encore compris :
    « Il n'a pas de permission aujourd'hui, Leonidas ; et s'il a un minimum de conscience professionnel, quand bien même il en aurait une, il se trouve à Amaëna : il s'épuiserait inutilement à venir ici. Et avec quel moyen de transport, je te le demande.
    – Ah, c'est de papa dont tu parles ?
    – De Dante.
    – Bonjour, messieurs dames, est-ce que quelqu'un s'est chargé de prendre votre commande ?
    Des-marshmallows-grillés ! Des-marshmallows-grillés !
     » je me mets à chanter, saisissant les couverts qui traînent devant moi, oubliant tout de papa, la vitre, ou ce que regarde Leo.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feia.forumactif.com/t84-fai-ghiaccio
Léonidas Ghiaccio
Petit prince des tailleurs
avatar

Messages : 20
Date d'inscription : 21/09/2017

MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   Hier à 14:22

Une fois tout le monde confortablement installé et bien au chaud (merci d'ailleurs à papa qui m'a débarassé de mon manteau encore plus recouvert de neige qu'un muret après une tempète), la réunion familiale pouvait poursuivre son cours. J'étais beaucoup trop absorbé par la contemplation de l'extérieur et l'espoir de la venue impromptue de mon mini-grand frère pour me soucier de quoi que ce soit d'autre. Il m'étais cependant totalement impossible de ne pas avoir constamment une oreille attentive réservée à mon petit renard polaire, toute excitée depuis la première minute de nos vacances (quand bien même je serais tenté de dire "sa naissance") ... seigneur, qu'elle était adorable, une source pure d'énergie et d'amour. Tentant d'observer ce que je fixais depuis notre arrivée dans le café, Fai me grimpa à moitier dessus, m'éveillant de ma rêverie.

- Bien sur que non ! Tu es aussi légère qu'une plume mais aussi discrète qu'une montagne. Répondis-je en rigolant et en la chatouillant. Oui, je sais qu'il est occupé papa. Quand bien même, en fonction du temps que nous allons passer ici, je suis sûr qu'il pourrait être tenté de venir venger son frère des assaillant sauvageons que voilà ! Heureusement, il y avait Fai, plus qu'une nièce, elle était presque comme une soeur pour moi. Notre faible différence d'âge devait y avoir un rôle. En tout cas, sa présence me ramenait à ma place: celle d'enfant. Trop habitué à cotoyer des adultes, j'en oubliais bien trop souvent les plaisirs simples de la vie, plaisirs dont nous ne pouvons jouir qu'une infime partie de notre existence. Lorsque la serveuse arriva pour prendre notre commande, il n'en fallut pas plus à Fai et moi pour prendre nos couverts à pleine main avant de les frapper sur la table, chantant à l'unisson. Déjà, 3 chocolats sans lait avec (je laissai le petit renard continuer la chanson de l'ingrédient tant désiré)... et une gaufrette en supplément ! Et toi papa ? Comme nous ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une grande bataille de petites gens   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une grande bataille de petites gens
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Féia, terres de conflits et de passion :: Féia :: Irracya :: Empire Dalentour :: Les plateaux de Lies-
Sauter vers: