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 Tragique trahison: un art politique ?

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Alhazen Rivail
Le Chimériste
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Date d'inscription : 30/04/2017

MessageSujet: Re: Tragique trahison: un art politique ?   Lun 18 Juin - 19:03

À peine nous sommes-nous débarrassés d'Anathème qu'une nouvelle embûche vient se dresser au travers de notre chemin, et non des moindres : deux autres gardes nous y attendent et barrent la voie qui mène à la morgue. Les deux Charon semblent bien décidés à nous renvoyer de là où ils nous ont vu arriver. Leur ton sec a toutefois la furieuse manie, et en pareil lieux, de m'irriter au plus haut point. Aussi, c'est à peine si je m'arrête quand je leur réponds :

« J'aimerais bien attendre dans ma clinique ; et j'aurais bien aimé ne pas avoir à braver la pluie pour me rendre ici en sachant que je vais devoir courir après avoir débarrassé mon donneur de ses organes. Malheureusement, c'est ici qu'il se trouve, et si vous –. »

Interruption, et par une voix familière dont l'Empire tout entier et aujourd’hui même se souviendra longtemps du discours, plus encore que les chansons. Les quelques mots que nous en capturons suffisent à me faire me mordre la lèvre, craignant pour le pire ; je sais que mon précédent interlocuteur a supposé avec trop d'avance que mon patient, pour se balader, devait avoir des pieds en parfaite santé et dont l'état de marche ne comprenait au grand maximum qu'une certaine quantité de claudications. Je saurai justifier de semblables erreurs. Et pourtant … c'est à une certaine bonhomie que nous faisons désormais face et de laquelle nous serrions la main tendue.

« Docteur Rivail, Monsieur … ? » rectifié-je, plus interrogatif que je ne saurais jamais être sec.

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Herendyll Saeros
Empereur des maîtres chanteurs
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MessageSujet: Re: Tragique trahison: un art politique ?   Mar 19 Juin - 18:18

"Député Saeros. Ravi de vous rencontrer en personne, Docteur Rivail." Répondis-je avec douceur et sans renoncer à mon sourire face à l'assurance du vieil homme. Les salutations étant faites, je replaçai mon gant et indiquais d'un geste de la main aux deux gardes veillant sur l'entrée de reprendre leur poste. "Vous me voyez charmé d'observer que tous les métiers ne se mettent pas arrêt en cette terrible journée. Les médecins n'ont pas de repos, tout comme les politiciens." Barrant le passage menant à la porte permettant l'accès aux chambres froides, je tendis le bras dans la direction opposée, celle que les deux individus venaient tout juste d'empreinter. "Pardonnez ce manque d'organisation, surtout en ce qui concerne l'administration et le nouvel agencement de l'hopital. Vous nous voyez obligé de travailler dans la precipitation." Pour cela j'étais sincère, n'ayant cessé de courir à droite et gauche afin que tout soit parfaitement mis en place. Si tout était orchestré avec soin, ordonné et soigneusement agencé, mieux l'ensemble des citoyens et employés divers pourraient circuler, plus tôt cela pourrait prendre fin et, le plus important: moins de questions seraient soulevées. "L'ensemble des défunts se sont vu être transférés au sein de la seconde morgue de l'hopital. Elle est située à quelques mètres." J'avançai doucement, tâchant de les inviter à suivre le pas. "J'allais justement en direction de l'acceuil, souhaitez-vous que je vous escorte, Docteur ?"

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Alhazen Rivail
Le Chimériste
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MessageSujet: Re: Tragique trahison: un art politique ?   Ven 22 Juin - 5:43

Je ne savais pas le rôle de député devenu un titre nobiliaire … je regarde le jeune politicien dans les yeux ; Saeros : un barde assez populaire selon les souvenirs que j'en ai. Un coup d’œil à Meltem ne suffit pas à m'informer de la connaissance qu'elle a elle-même de cet artiste, probablement celui derrière la rédaction de bon nombre d'écrits impériaux, pour ce que j'en devine. Le temps passe bien vite : je n'en ai pas eu suffisamment pour m'apercevoir que le jeune elfe ne se produisait plus autant sur les ondes depuis quelques années déjà. En dehors, toutefois, de cette annonce funèbre. L'homme nous barre la route, ce même une fois nos salutations achevées, mais sans jamais oublier d'afficher son sourire le plus propre à présenter sur une scène … pour le moins et somme toute inattendument politique.

« La précipitation ? » répété-je, dans une surprise feinte, « navré, vraiment, que notre bon Empereur ne puisse profiter de tout le temps et toute la déférence qui devrait échoir à Sa sainteté. Cette affaire aura causé de bout en bout nombre de raisons à ses partisans de se montrer chagrinés. »

L'évidence nous aveuglerait presque par sa présence : quelles excuses pourraient pousser à se presser autours d'un corps d'ores et déjà décédé, quand tous les efforts et toute la diligence du monde auraient dus être concentrés à la traque des potentiels criminels à l'origine du présent état pour le moins définitif de notre dirigeant. C'est à croire qu'ils sont déjà présents en ces lieux, et affairés à toute autre chose. Je chasse comme je peux de mon esprit que Liedor sera sous peu débarrassé de ses chairs et des preuves qui le couvrent encore pour que seuls ses ossements soient présentés lors de ses sacrements : c'était notre dernière occasion de trouver des réponses et de pouvoir les appuyer sur tout autre chose que des suppositions … et cette occasion s'est perdue, envolée à l'instant même où ces plans ont été dessinés. Toutefois …

« Merci, monsieur ; je n'aimerais pas prendre plus de votre temps : vous en avez déjà vous-même usé pour représenter la famille du défunt en ces heures sombres. J'espère que l'administration n'a pas posé trop de questions inutiles quand vous avez demandé à accompagner le corps de Sa Sainteté. »

J'entame une demi révolution dans la direction indiquée par le maître chanteur, éloigne mes propres pensées de maître docteur de notre pauvre Empereur pour diriger plutôt celles de professeur en direction de mon élève, dont je me demande ce qu'elle voit, ce qu'elle observe, mais aussi ce qui l'a fait ne pas répondre aux questions de l'homme qui nous a fait obstacle.

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Zéphir Tramontane
Danger public
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MessageSujet: Re: Tragique trahison: un art politique ?   Ven 22 Juin - 8:41

- Meltem. Meltem Tramontane. Elève du docteur Rivail.

Je remontais mes lunettes qui avaient légèrement glissé le long de mon nez pendant que tout le monde ignorait copieusement ma présence. Je quittais pas la scène des yeux: comme si je regardais un tournois de tennis, ma tête passant respectivement du député, au docteur et inversement. Tous deux semblaient vouloir marquer leur territoire, montrer qui avait réellement sa place en ces lieux. En l'occurence et aux vu des évènements, j'aurais dit les deux. Mais celui qui aurait vraiment dû être présent n'était visiblement pas convié et certains (pour ne pas dire les noms) ne souhaitaient pas l'inviter aux festivités. Mais bon, les magouilles politiques devaient pas interférer dans le métier des médecins. Je me demandais si il y aurait des conséquences, j'étais curieuse de savoir comment tout ça allait s'enchainer.

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Herendyll Saeros
Empereur des maîtres chanteurs
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MessageSujet: Re: Tragique trahison: un art politique ?   Ven 22 Juin - 11:46

"Je comprends votre désarroi, docteur Rivail. Je partages en tout point vos ressentiments." J'accompagnai le médecin et sa jeune élève, un bout de chemin mais toujours d'un pas relativement empressé. Ils me prenaient un temps qui m'était précieux en cet instant. Mais les sous-entendus du docteur avaient un aspect particulièrement amusant. C'est que cet homme à l'air timide était doté d'une langue acérée. "Beaucoup de daletiens se retrouvent empêchés de mener leur métier correctement. Ce genre de situations, heureusement exceptionnelles, aurai dû être envisagé depuis le début. Mais l'absence du Docteur Krov ne nous aide pas. Cependant, nous ne pouvions le faire mander, le risque étant trop important. Mais je ne doutes pas qu'il souhaitera, dès son prompt retour, nous faire part de ses sentiments quant à ces évènements." Je l'attendais avec une impatience toute enfantine. Nous nous arrêtâmes à proximité du hall, nous fixant pendant le petit discours du demi-elfe lors duquel je concervai le silence. "Ne vous chagrinez pas outre mesure, docteur. Je suis là pour aider en premier lieu." Pour ajouter plus bas mais sans cesser des sourire. "La raison pour laquelle je suis actuellement présent entre ces murs. " Il s'éloignait que je terminai toujours aussi calmement notre conversation. "N'ayez crainte, docteur. La précipitation ne nous empêchera guère de traquer corps et âmes ceux ayant attenté à feu l'Empereur. "

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