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 Une pierre, deux coups

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Erwin Krieger
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MessageSujet: Une pierre, deux coups   Mar 5 Juin - 17:46

Le trajet en train avec la p'tite rousse fut loin d'être ennuyeux. Et pour dire, quand il était question de parler d'armes à feu et autres babioles de ce genre: on arrivait généralement à coup sûr à me mettre dans la poche. Et, pour dire la vérité, elle m'avait hameçonné dès l'instant même ou elle avait bu 3 pintes d'affilé sans sourciller. C'était peut-être un truc de rousses, un machin dans les cheveux qui aspirait l'alcool... Parce que Lily avait aussi cette capacité qui avait tendance à me rendre plus que jaloux. Boire à l'envie sans en subir les conséquences. Oui... bon... je les cherchais aussi beaucoup ces fameuses "conséquences": c'est ce qui rendait l'action amusante.

Le train parcourait les campagnes séparant les petits villages de la capitale, à cette période de l'année, les récoltes avaient déjà bien poussé, parsemant le paysage d'une multitude de couleurs différentes. Le couché du soleil accentuait les teintes me rappelant mon enfance et surtout que j'étais vraiment une tache en calcul. Eh oui Erv... depuis hier soir que tu dis à la demoiselle que le trajet fait 7 ou 8 heures quand en vérité il en fait bien 12 facile. Putain mais quel fabuleux scout je fais. Un talent inné. Et je tiens à préciser que je fais ce chemin depuis bien 30 ans. Bref, la poésie et moi ça fait 36 et les nombres sont mes pires ennemis. Bon, après, on manquait pas de sujet de conversation et pour tout dire j'avais l'impression qu'on allait être amené à travailler ensemble plus d'une fois. On avait à peu près les mêmes compétences apparemment.

- T'inquiètes, je suis du même bord. Autant je maitrise parfaitement les armes à distances et j'ai une énorme affection pour l'arc (j'suis un vieux d'la vieille), autant pour ce qui est combat rapproché... Je pris une moue dubitative. C'est pas ça qu'est ça. Les dagues ou tout ce qui est léger ça passe mais je tente surtout de fatiguer l'ennemi au lieu de foncer dedans comme un bourrin. Je restais un instant sans rien dire avant de briser le silence par un rire moqueur m'étant destiné. En fait: c'est le seul moment ou je réfléchis un minimum. Vint ensuite la question du lieu ou la demoiselle allait crêcher, pour le coup, aucun doute possible. Là ou je vais t'amener, je doute que tu trouves le moyen de t'ennuyer. Fis-je d'un ton taquin.

Après ces discussions allant bon train, il ne fallut que quelques minutes supplémentaires pour que nous arrivions à bon port. Je me levai, attrapai les sacs en lui passant les siens et l'invitai à me suivre hors de la locomotive. Plus qu'à descendre les quelques marches nous séparant du quai et répondre aux salutations du contrôleur et nous pouvions enfin faire nos premiers pas en équipe dans:

- La gare de Dühr ! Bienvenue dans la capitale. M'exclamai-je en me tournant vers Revy tout en reculant avant de rediriger mon attention sur la route. Allez, c'est que t'as un rendez-vous qui t'attend, ma grande.

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Revy Black
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Mar 5 Juin - 21:06

Le trajet en compagnie d'erwin était agréable, elle ne pouvait le nier. Il était de la bonne compagnie et leur intérêts se ressemblaient, ils arrivaient à trouver des sujets sur lesquels s'entendre et apprendre de nouvelles choses dans le processus. Elle aimait lui demander un tas de choses sur Dalentour, un peu sur Hyii, et s'abstenait de parler de Syab. Pas Syab. Elle n'aimait pas Syab. Elle préférait Tharen et Dalentour. En cette belle période chaude et agréable, où la nature exhibait ses mille et unes couleurs. Et là où Erwin semblait ne pas avoir une bonne notion du temps car ce trajet était plus long que prévu selon lui. Restait à savoir si une telle occurence était commune ou occasionelle mais déjà elle avait l'impression d'avoir une meilleure horloge biologique que lui. Et il était un vampire. Son horloge était peut-être toute boulversée, comment pourrait-elle savoir? Elle était encore humaine. Et devenir nosferatu n'était pas dans ses projets à long terme.

- Je devrais apprendre à me servir au moins d'une dague, si je suis à court de balles, Dante et Vergil ne sont que des points morts, dit Revy en pointant ses armes à feu. J'ai toujours une réserve de balles sur moi, le nécessaire pour les fabriquer, et de quoi recharger mes pisolets en un rien de temps mais faut se préparer à tout. Je ne peux pas constamment tirer, j'épuise mon stock. Ce que je devrais trouver, ou me faire, se serait des balles-boomerang; elles reviennent à moi après les avoir tirées.

Ce serait des Traits à expérimenter.

- À vous croire, vous semblez connaître les meilleurs endroits où passer le temps.

Ils arrivèrent enfin! Après le contrôle de billet, elle put regarder la ville, se remémorant ces chasses à l'homme qui l'avaient emmenée ici par le passé. Ah Dühr... Et bientôt elle allait rencontrer ce fameux patron.

- Mais après vous, M. Kriger.

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Erwin Krieger
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Mer 6 Juin - 17:27

La c'était de la gare clinquante à souhait, encore plus que l'autre, sauf que celle-là, je la voyais tellement souvent que l'effet était de moins en moins pétant au regard. Quoi qu'elle avait toujours une certaine classe et sentait bon le retour à la maison. Je jetai un coup d'oeil à la grande horloge située dans le hall principal et...

- Oh merde... déjà 20 heures ? Je me tournai vers Revy, l'air amusé. La bonne notion du temps. J's'rais pas coincé à c't'âge que je jurerais avoir la mémoire qui flanche comme les vieux. Je fouillai dans ma poche pour en prélever une poignée de pièces. Pas de panique, il reste bien jusqu'à 23 heures dans son bureau. Allez, suis-moi, on va prendre ce maudit et tant redouté tramway.

Je l'invitai à me suivre d'un geste du bras. On avait pas grand chose à faire comme chemin, les transports étaient généralemen concentrés aux même endroit pour faciliter la circulation. On aurait pu marcher mais autant ne pas perdre plus de temps que nécessaire. En plus, si elle venait à être embauchée: on allait pas en manquer des occasions pour faire plus ample connaissance. Bref, à peine arrivés à l'arrêt que la petite locomotive de ville vint nous cueillir. Bien entendu: rien n'était gratuit mais on avait tout de même la place pour poser nos séants. On avait beau ne rien avoir fait de la journée à part prendre les transports, ça restait éprouvant.

- Ca va, je connais cette ligne par coeur. Aucun risque qu'on se perde. Sauf si ils l'avaient modifié entre temps, auquel cas, j'avais absolument aucune foutu idée d'ou on allait atterrir. Mais pour répondre à ton questionnement: effectivement, quand on fréquente un lieu depuis plus de 20 années, on en vient à connaitre chaque recoin sur le bout des doigts. Bon, après, j'ai mes favoris sur la liste. Et je manquerai pas de te les montrer. Je laissai planer un silence quelques instants, songeur, avant d'ajouter. On peut commencer dès ce soir en fonction de quand le boss te lâche. Sinon, demain. Mais de tout manière faudra te trouver un endroit ou crécher.

Le tram fit plusieurs arrêts, laissant descendre quelques personnes, d'autres monter et finalement, il ne nous fallut que quelques minutes pour atteindre notre point de quête. Je saluai le chauffeur et laissai descendre Revy en première avant de la suivre. J'étais curieux de la tête qu'elle allait tirer quand elle comprendrai enfin qui était le patron en question parce que, ce diriger directement à l'hopital central de Dühr n'était pas banal en soit. Mais il pouvait s'agir de n'importe qui dans les faits. Quand bien même le nom du bonhomme était plutôt connu... normalement. Quelques pas supplémentaires et nous étions enfin arrivé devant la bâtisse. Les surveillents me connaissaient parfaitement et ne tentèrent même pas de nous arrêter et encore moins de nous fouiller. Nous pouvions donc pénétrer dans le sombre domaine de la Maghia Krova: l'hopital impérial.

- Bon, on monte les escaliers qui sont au bout du hall, je m'entretiens deux minutes avec le Doc Krov et on voit si il peut te recevoir ou non. Après ça: une bonne pinte s'impose. Terminai-je en enlevant ma capuche et en passant la main dans les cheveux en baillant.

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Revy Black
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Mer 6 Juin - 18:11

En effet, déjà si tard? Levée vers 6 heures ce même matin, elle commençait à être épuisée. Le trajet avait été fatiguant dans sa durée. Bientôt elle pourrait se reposer, après une bonne bière froide. La gare, magnifique, était capable d’enchanter la Thare, là où le Dalentien y était habitué. Peut-être que si elle se faisait envoyer partout comme lui, la gare perderait de son charme un jour. Pour le moment, elle en profitait.

- On peut dire que vous faîtes pas votre âge.

Avec un petit sourire. L’avantage d’être un vampire. L’arrêt du vieillissement. Ça pouvait être agréable, si on était assez chanceux pour garder sa tête. Contrairement aux goules.

- Mais j’adore le tramway! dit Revy en suivant le mercenaire barbu.

Si le patron avait l’habitude de rester tard, tant mieux. Il allait avoir une surprise en voyant son employé lui annoncer qu’il avait trouvé quelqu’un! À moins qu’Erwin ne l'ait contacté par téléphone, si il avait un téléphone personnel. C’était Dalentour après tout. Et ces mini-trains de ville! Et on paie le transport et hop on file vers la destination finale de toute cette journée.

- Je suppose que de se laisser porter par le tramway peut être une façon d’apprendre à découvrir la ville, songea la rousse. Je veux bien visiter vos endroits favoris. Savoir quels établissements sont dignes d’un homme à la descente tel que vous.

Il avait quand même englouti trois pintes de ‘Venin’ sans broncher! Et les deux étaient d’accord que trouver une couche serait la priorité de la soirée, si l’entrevue ne l’était pas. Une fois à leur arrêt, elle leva la tête quand elle aperçu la grande bâtisse. L’hôpital de la capitale? Le patron d’Erwin se trouvait là-dedans!? Krov? Le médecin de l’Empereur Krov? C’était lui le patron d’Erwin? Oh bon sang… ça allait être intéressant.

- J’attends aussi sagement qu’une image.

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Erwin Krieger
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Jeu 7 Juin - 16:51

- Y'a interêt: qu'on finissent pas à devoir chercher tous les deux un nouveaux travail à la fin de la soirée. Je lui répondai en souritant.

On était devant la porte du bureau du vieux. A peine posté et le bras en l'air pour frapper à la porte que cette dernière s'ouvrir doucement. Et qui que voilà t'y pas en train de sortir de la pièce avec ses grands yeux tout pétillants et son petit sourire de gosse. Ca fesait un moment que je l'avais pas vu la gamine. Nos yeux se croisèrent et son regard s'illumina un peu plus.

- Erwin ! Tu es rentré plus tôt que prévu ! Abbadir vient seulement de partir avec le nouveau courrier.

- S'lut ma grande. Je passai mon bras autour de ses épaules avant de lui ébourriffer sa tignasse rousse. Avoues que le mercenaire t'a manqué. Je la lâchai et le temps qu'elle se recoiffe, je me décallai, révélant la silhouette de Revy qui attendait derrière. J'apporte de la chair fraîche.

- Oh ! Bonsoir ! Pardonnez-moi. S'exclama Lily en multipliant les révérences devant sa soeur de cheveux avant de lui tendre la main toute souriante. Elizabeth Krov ! J'espère qu'Erwin ne vous a pas trop traumatisé pendant le voyage. Quand il dort, on l'entend de l'auberge située au bout de la ville jusqu'à l'hopital. Le voyage n'a pas été trop épuisant ?

Bon, j'allais les laisser faire un peu connaissance le temps de faire mon rapport au second Krov. Ce dernier allant probablement me plomber l'entrain apporter par la gosse. Je glissai un clin d'oeil aux deux filles avant d'entrer dans le bureau. Je refermai la porte derrière moi, visiblement, il s'apprêtai à sortir, sûrement intrigué par tout le vacarne se produisant à l'extérieur de son bureau. Oui. Visiblement puisque j'allais lui rentrer dedans à un cheveux près.

- Rapport.

- Faites vite, Krieger. Que ce passe-t-il dehors ?

Il m'invita à m'installer avant de reprendre lui-même sa place et de mettre ses lunettes. Il me fallut peu de temps pour lui faire le topo de Cestra et encore moins pour lui expliquer la rencontre de la demoiselle qui pourrait s'avérer utile et interéssée pour et par la Krova. En gros: je ressorti aussi rapidement que j'étais entré, gardant la porte ouverte pour laisser ma place à Revy.

- A ton tour la miss. M'fais pas honte. Et grouille-toi: c'est que j'ai la soif très le beaucoup.

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Revy Black
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Jeu 7 Juin - 17:12

Erwin allait cogner à la porte quand une personne l’ouvrit de son propre chef. Une jeune dame, plus jeune que Revy visiblement, partageant la même couleur de cheveux, une pair de lunettes chics, classes et simples sur le nez. Aussitôt avait-elle posé le regard sur Erwin qu’elle l’accueillit avec joie palpable. Des salutations, des cheveux en bordel et un geste de la main plus tard, le mercenaire désigna Revy rester derrière. Elle salua la jeune femme. Elle serra la main de Lily avec la même poigne qu’elle avait donné au vampire.

- Revy Black, chasseuse de primes de professions et maître armurière armes à feu. Enchantée de vous rencontrer. Le trajet était bien, premier voyage en train, ça mérite de se faire célébrer! Et lui? Non. Doux comme un agneau.

Élizabeth Krov? Fille du médecin Krov? Les connaissances commençaient très bien! Et si elle en déduisait bien par les circonstances…

- Vous suivez la voie de vôtre père, le médecin impérial? demanda Revy

Un profession noble, la médecine. Elle n’avait pas la patience de jouer avec un corps, il lui fallait des morceaux de métal. Et aussi vite qu’il était entré, Erwin sorti, lui annonçant que c’était son tour. Bon… Revy salua Lily et entra dans le bureau de Krov. Elle s’inclina devant le médecin.

- Je vous prie d’excuser cette intrusion tardive et non annoncée. Revy Black, de Cestra. Maître armurière, en armes à feu, ainsi que Maître Traceuse. Erwin sait comment attirer les gens à vous, sir Krov.

Et elle ignorait encore quel genre de boulot un médecin pourrait même lui confier.

- En toute honnêteté, M. Krieger n’a pas été le plus descriptif envers les tâches qu’un homme de votre statut songerait nécessaire de demander à ses employés.

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Alexander Krov
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Jeu 7 Juin - 19:35

- Enchantée, mademoiselle Black. Répondit Lily d'un ton enjoué. Effectivement, je tâche de faire au mieux. On a tous une voie à suivre. Ajouta-t-elle avant de terminer lorsque la rouquine s'apprêta à entrer dans le bureau de Mirage. J'éspère que votre séjour à Dühr sera agréable. Vous avez déjà choisi un bon guide avec Erwin. Bonne soirée et au plaisir de se revoir, mademoiselle. Après une révérence de salutation, la jeune femme se retira, sans perdre son sourire.

Lorsque Revy pénétra dans la pièce et se présenta, elle fut immédiatement acceuillie par un Alexander affichant un air aimable, adossé à son bureau. Celui-ci s'approcha, saluant la demoiselle d'une souple courbette mainte fois effectuées depuis les années et lui tendit une main chaleureuse.

- Alexander Krov, Médecin impérial. Un plaisir, mademoiselle Black. Il passa rapidement derrière Revy, refermant la porte et invitant cette dernière à aller s'asseoir au bureau. Ne vous excusez pas, voyons. Vous avez fait un long voyage pour arriver à Dühr. La ville est à votre gout ? Il alla s'installer à sa place, face à la jeune femme. Souriant, les mains jointes, Mirage fixait la rouquine. Vous semblez avoir un curriculum vitae plus que révélateur de vos talents. C'est impressionant d'observer ce que les jeunes parviennent à accomplir en aussi peu de temps de nos jours. Il prit une posture on ne peut plus droite, sans cesser de regarder Revy. De plus, vous disiez venir de Cestra ? Un endroit intéressant mais ou il est difficile de se faire une place à sa juste mesure. Je vous félicite d'avoir réussi à imposer la vôtre. Traceuse ? Mirage se releva sans un mot, s'approchant de l'une de ses étagères d'ou il extirpa un des livres. Il fit volte-face, feuilleta rapidement ce dernier et le referma d'un coup sec à l'aide d'une main avant de retourner à sa place. Nous avons bon nombre de traceurs parmis nous. Ceci pourrait vous interesser. Il fit glisser le petit ouvrage vers Revy. Nous avons une bibliothèque au sein de l'hopital gardée par l'une d'entres eux: Daïa Moreira. Vous pourriez y trouver des receuils attisants votre curiosité et pouvant vous être utiles. Elle est ouverte au public. Il retira ses lunettes et se radossa sur le bureau. Puisque vous êtes honnête avec moi, je vais l'être tout autant avec vous, miss Black. Il adopta un sourire plus professionnel, fixant Revy d'un air amusé. Toute personne possède un talent particulier. Talent pouvant être mis à contribution aisément. Je vais répondre à votre question simplement en disant que je peux vous apporter beaucoup. Bien entendu, il laissa sa phrase en suspend quelques secondes, cela dépend de ce que vous, vous êtes prête à m'apporter en échange et de ce que vous attendez précisément en retour. Un sourire en coin, il ajouta. Je vois que vous n'êtes pas de ces individus facilement manipublables. Vous semblez avoir un certain caractère et franc parler. Néanmoins, ce n'est pas moi qui suis venu à votre rencontre mais vous qui avez parcouru une demi-journée de route pour me rencontrer, sur les dires de l'un de mes employés. J'en déduis que vous n'êtes pas face à moi en cet instant précis sans aucune idée de ce que vous souhaitez en tête.

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Revy Black
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Ven 8 Juin - 8:56

Il voulait rapidement en venir aux faits. À peine entrée qu’il fermait la porte derrière elle. Couper l’accès aux oreilles indiscrètes? Mais c’était bien lui. Alexander Krov. Le médecin impérial. Grand, imposant par sa présence, une espèce d’aura de grandeur le recouvrait. Elle ne faisait pas face à n’importe qui. C’était évident.

- La ville est magnifique, sir Krov. À l’image du pays.

Elle ne pouvait nier qu’elle appréciait les compliments à son égard.

- Maître Traceuse peut être un peu présomptueux, s’avoua Revy. Je maîtrise assez le langage des Traits pour exécuter les effets voulus et quelques additions personnelles.

Même si c’était beaucoup de Traits.

- J’ai encore beaucoup de choses à apprendre, mes tracés se spécialisant dans mon art métallurgique. Pour ce qui est des armes à feu, j’ai prouvé à de maintes reprises mes capacités. Cestra est, effectivement, un endroit ans merci où l’acharnement et la volonté font une différence. Ma réputation commence, mais d’autres l’éclipsent encore.

Surtout quand on était encore débutant. Elle regarda le tome que Krov lui mit devant elle et ne pouvait cacher la pointe d’intérêt qu’il avait soulever. Elle adorait avaler de nouvelles connaissances, et quand cela pouvait renforcer ses outils, encore mieux.

- Je crois que je risque de passer beaucoup de temps dans cette bibliothèque durant mon séjour en ville, admit la rousse.

Avec une bibliothèque ouverte au public, oui! Et discuter avec d’autres Traceurs aussi! Ensuite, Krov lança son discours, qu’il avait sans doute répété à bien des gens avant elle. À la fin de tout, Revy ouvrit son manteau, prit Dante et Vergil, et les posa sur le bureau, devant le médecin. Il pouvait les examiner à tout loisir. Elle retira ses verres fumés de son visage.

- Je suis chasseuse de prime. Je traque les criminels. Je cherche les crapules qui s’amusent à écraser les autres. Je suis encore loin de mes buts, mes désillusions plutôt. Le jour où les criminels tremblent en entendant mon nom est encore loin. Je suis certaine que vous avez déjà quelqu’un pour remplir ce genre de poste. Mais, si vous êtes si certain de pouvoir m’aider à ambitions, je vous prête main forte. Si vous avez des ennemis, des êtres indésirables, des gens qui vous ne sont plus utiles ou nécessiter d’approcher un tierce parti en douceur sans vous déclarer, je le fais. Je suis très capable d’être vos yeux et vos oreilles en dehors du pays, ainsi que votre marteau. Et pour être franche… Tharen peut être lourd à la longue.

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Alexander Krov
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Ven 8 Juin - 17:47

Du premier coup d'oeil et des premières paroles rapportées par la jeune femme, l'on pouvait dès lors dresser un tableau de sa personnalité. Son franc parler et son assurance étaient des qualités appréciables. Bien qu'il résidait encore chez cette demoiselle un soupson de naïveté, cette innocence naturelle propre à la jeunesse. Cela pouvait être utile mais tout aussi nocif. En outre, elle était hardie, n'hésitant pas à vanter ses talents, sûrement avec raison, quoi qu'il en soit, cela lui conférait une confiance en elle peut-être un peu trop prononcée. L'orgueil de la jeunesse, un manque de modestie notable et l'idée que rien ne pourra les arrêter ou les vaincre: un bouclier semblant de diamant mais pourtant aussi fin et délicat qu'une feuille de papier. Mirage ne pu que réprimer un sourire railleur. Néanmoins, lorsque la rouquine lui montra ses deux armes, un certain interêt apparu sur les traits de son visage.

- Elles sont de belle facture. Les tracés sont propres, si je ne m'abuse, quelques uns sont de votre fait. Il examina soigneusement les deux armes. Elles sont entièrement conçues par vos soins ? Il les reposa sur le bureau focalisant son regard sur Revy. J'imagine que les balles possèdent elles aussi leurs tracés. Je ne peux qu'admettre que pour une chasseuse de prime, cela vous confère un plus vous démarquant de vos pairs. Un sourire en coin et laissant planer un court silence, il pianota vivement le meuble de sa main avant de se radosser au dossier de sa chaise. J'ai peut-être quelque chose pour vous, mademoiselle Black. Bien que venant de Tharen, la radio et les rumeurs vont bon train et circulent avec une facilité déconcertante, pouvant parfois modifier les faits réels en les enjolivants ou au contraire en décridibilisants les concernés. Il se releva d'un geste. Mais venons en aux choses sérieuses. D'un mouvement de cape il se rapprocha de Revy, plaçant ses deux mains sur le bureau. Nous savons tout deux que dans le cadre de votre métier: les questions ne se posent pas. Moins on en sait, mieux chaque parti se porte. Trop réfléchir peut nuir au bon déroulement de la mission, mission dépendant d'un contrat qui, en l'occurrence nous unirait mutuellement. Un travail mené convenablement et le paiement final, comme convenu. Enfin bref, miss Black, j'en viendrai tout de même à vous poser une unique question concernant un événement n'ayant sûrment pas échappé à vos oreilles à l'époque des faits. Il recula se dirigeant en direction de la bibliothèque située derrière la jeune femme. Avait vous entendu parler de l'Affaire, il y a de cela 8 ans ?

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Dernière édition par Alexander Krov le Sam 9 Juin - 13:16, édité 1 fois
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Revy Black
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Ven 8 Juin - 19:06

- Mon père est armurier. Je sais comment confectionner un pistolet morceau par morceau, ainsi que créer les morceaux eux-mêmes. Tous les traits sur ces pistolets sont de ma main. Ainsi que ceux sur les balles.

Elle en sortit une d’une de ses poches et la déposa devant Krov. Il pouvait regarder les symboles gravés à tout loisir, chaque trait fin et entrelacement de formules.

- Surtout le nécessaire pour incapaciter, mais j’ai quelques sorts offensifs à ma disposition, ajouta-elle.

Des arcs électriques, des boules de flammes, la base. Un peu de poison.

- Quelques balles creuses pour y mettre des toxines, mais en moindre quantités.

Elle eut droit à un nouveau discours de Krov qui en vint au faits. L’Affaire… elle en avait entendu parler. C’était sur toute les lèvres à cette époque.

- J’en ai entendu parler.

Elle… pensait comprendre quel direction cette discussion prenait.

- Puis-je demander où est ma destination?

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Alexander Krov
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Sam 9 Juin - 13:15

- Les parents sont des guides irremplaçables, mademoiselle Black. Il est sage de les écouter et de les suivre. La question de la jeune femme fit sourire Mirage, toujours dos à elle, cherchant un dossier dans sa bibliothèque. Ne soyez pas si préssée. Un minimum d'indications vous sera indispensable. Ah... le voici.

Il extirpa un fin feuillet de l'ensemble des papiers soutenus par l'étagère. Il ouvrit ensuite la porte, invitant Erwin à les rejoindre avant de se réinstaller à son bureau. Enlevant sa guenille lui servant d'écharpe, Krieger prit place aux côtés de la rouquine. Il avait au moins le professionnalisme d'abandonner son sourire crétin. Mirage posa le dossier sur le bureau, joignant les mains dessus.

- Vous ne partirez pas seule, bien entendu. Fit-il en regardant tour à tour Revy puis Erwin. Si vous avez pu vous supporter pendant un voyage d'une demi-journée, travailler en équipe ne devrait pas vous poser problème. Cela me permettra de tester vos compétences et qualités dans le même temps. Comprenez que je ne peux me permettre d'engager le premier venu sans être certain de ce qu'il vaut. Il en va du bon fonctionnement de l'organisme et de la perpétuation de tout un chacun. Vous mettre en danger serait me mettre en danger. Brisant ainsi la chaîne maintenant un tout jusqu'alors concentré et solide: je vous laisse imaginer les retomber. Il se redressa sur son dossier, fixant Revy de ses yeux noirs. La première règle que vous devez connaitre et retenir. Il va de soi que si vous vous retrouvez en mauvaise posture par accident alors que je vous ai moi-même confié une tâche, je prendrai les résolutions et résponsabilités qui s'imposent. Venons en aux faits sur la fameuse "Affaire" évoquée plutôt.

- Attendez deux secondes, Erwin semblait se réveillé enfin, se penchant au dessus du bureau et indiquant Revy du doigt, elle vient juste d'arriver. Même moi j'me suis pas chargé des...

- Les "gros poissons", du moins, l'un des derniers, a été retrouvé lors de votre voyage à Cestra.

- Un seul ?

- Oui.

- Il est ou ?

- En pleine réfléxion et hors d'état de nuir. Mais nous en parlerons plus tard, Krieger. Il ne reste que le menu fretin. Mais bien que la racine soit arrachée, veillons à ce que les pousses ne se prolifèrent pas davantage. Ce sera là votre travail auprès de miss Black. Il sortit précautionneusement l'une des feuilles composant le fichier posé sur le bureau. Pour commencer: une simple tâche mais pas des moindre. Il la tendit à Revy. Je vous demande uniquement de me le ramener en vie. Vous avez de la chance, celui-ci ne devrait pas poser trop de problème. Cependant, il lança un coup d'oeil à Erwin, un sourire en coin, la complication réside principalement dans le fait qu'il faudra très sûrement le garder à l'oeil et veiller sur lui. Je suis loin d'être le seul à vouloir m'entretenir avec. Il expira et reprit d'un ton posé, presque amusé. Parlons peu, parlons bien: votre mission, si vous l'acceptez, sera de ramener cet individu vivant ici même. Je me chargerai personnellement du reste. Maintenant: quel est votre prix, mademoiselle Black ? Avez-vous besoin d'équipement ?

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Revy Black
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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Sam 9 Juin - 14:41

Quand deux esprits s’entendaient sur l’importance des parents, c’était encore mieux. Et elle n’était pas pressée, elle allait droit au but. Et à la réaction de Krov, elle avait vu juste et pile. Il la mettait sur une chasse à l’homme, misant déjà sur ce qu’elle faisait de mieux. Il était efficace, elle se l’avouait! Avec un tel meneur, ses employés pouvaient bien le louanger. Bon, Erwin ne le louangeait pas, il était vrai, mais il ne disait pas que du mal. Et le médecin avait une présence qui attirait les gens vers lui. Krov alla chercher le mercenaire, tôt mis au courant qu’ils formeraient une paire pour ce travail. Parfait, ils pouvaient bien s’entendre pour quelques jours. Et Krov avait raison, elle respectait sa décision de savoir ce que Revy valait réellement. Elle lui montrerait. Et bien sûr, malheur à la personne qui commettrait l’erreur d’impliquer publiquement Krov dans ces échanges de ruelles sombres. Elle prenait note. Mais elle retenait aussi qu’il était enclin à donner un coup de main, comme avec la banque. Le genre d’homme sur qui on pouvait compter pour surveiller nos arrières. Elle allait bien l’aimer ce patron.

Il s’attela à leur parler plus en détails de la tâche qui les attendait. Erwin paraissait hésiter, mais la mention de 《gros poisson》 piqua l’intérêt de Revy. Krov avait toute son attention. Et ils retournaient à Cestra. Parfait, elle serait en terrain plus que connu! Et elle avait encore ses contacts là-bas. Si elle arrivait à ramener une telle prise, elle serait officiellement engagée à coup sûr! Elle avait hâte! Cette montée d’adrénaline si familière! Elle prit les documents que Krov lui tendit, examinant les détails. Elle avait sa cible. Vivante. C’était parfait. Sa spécialité. Elle ferait attention autour dès qu’ils l’auraient attrapé, assura-t-elle à Mirage. Elle aimait encore son humanité.

- Seulement besoin d’un jour ou deux pour refaire mes réserves de balles paralysantes, quelques outils et pièges à distance. J’ai déjà mes outils pour les Traits, je dois me fournir en support matériel. Manquer de balles serait une erreur un peu trop commune et fatale dans plusieurs cas.

Elle regarda Erwin.

- Mage Traceuse, je devrais bien vous le dire un de ces jours, dit-elle au vampire poilu avant de reporter son attention vers Krov. Mon prix? On verra ce que Warui en pense.

Elle donna un léger coup de coude à Erwin.

- On m’a promis de montrer un bon endroit où passer la nuit, je vais accepter l’offre avec joie.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Sam 9 Juin - 19:35

J'étais loin de m'attendre à une telle nouvelle dans les faits. C'était à la fois extrêmement plaisant à l'oreille de savoir l'un de ces connards attrapé mais il en restait toujours un, et pas le plus docile. Parler déjà de s'occuper du "menu fretin" alors même que ce sac à merde se promenait toujours dans la nature me mettait les nerfs à vifs. Je savais qui il était, tout comme Mirage. Il comptait réellement s'en occuper ou est-ce qu'il avait définitivement une faiblesse qui l'obligeait à agir en lâche ? Pour le coup: il n'y avait plus qu'à patienter pour le découvrir. Mais cette histoire devait prendre fin une bonne fois pour toute. Je décidai donc de ne pas relever ce détail et de fermer ma grande gueule. Surtout que la donzelle ne devait pas en apprendre trop. Moi-même je restais à distance de ce genre d'affaire, du moins, comme il m'était possible de le faire au vu des circonstances. J'avais été chargé de trouver les noms, mener quelques raids et espionner mes propres camarades. Pas besoin de vérifier la note pour savoir ou il allait embarquer la demoiselle pour sa première mission test.

- Will ?

- Celui-là même. Il avait pas attendu pour me répondre de son ton amusé. Effectivement, c'était un bon gars William, embarqué dans une sale histoire. Mais il avait été prévenu, plus d'une fois. Le choix ne dépendait que de lui à l'époque, la punition serait à la hauteur de ses actes et des conséquences. Puisque tout semble convenir à tout le monde, je vous propose d'aller vous reposer le temps qu'il vous faudra. Erwin sera votre acolyte et votre guide lors de votre séjour à Dühr. Armes, munitions, chambre et nourriture seront à mes frais. Il vous expliquera cela plus en détail au moment voulu. Il se releva, j'en fis de même et nous nous dirigions vers la porte. Nous nous reverrons probablement bien promptement, miss Black. J'éspère que ce sera pour signer un contrat en bonne et due forme. Mais je ne doute pas qu'une personnalité telle que la votre ne parvienne à me satisfaire amplement. Il tendit la main à Revy, souriant comme à son habitude. Ce fut un réel plaisir que de vous rencontrer, mademoiselle Black. Puisse votre séjour se dérouler au mieux.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Dim 10 Juin - 13:25

Revy accepta la proposition de se reposer avec grand plaisir. Elle avait déjà passé par pire, le voyage n’avait pas été terrible, mais être assise toute la journée n’était pas dans ses habitudes. Elle se sentait fatiguée, même si elle n’avait rien fait de la journée. Elle aimerait trouver un endroit où pleinement relaxer, prendre un verre, un repas chaud, un bon lit. Réorganiser ses idées. Et si elle avait accès aux ressources de Krov, qui semblait en avoir à pertes de vue, le tout était encore mieux.

- Je lui fais confiance, dit Revy en désignant Erwin d’un mouvement de la tête.

Il n’avait pas de raison de lui tourner le dos, ils travaillaient maintenant avec des buts communs. Veillons à ne pas trop en prendre, seulement le nécessaire. Elle avait déjà un début d'équipement sur elle et dans son sac à dos. Elle tendit la main à Krov et lui offrit une poigne ferme et solide.

- Ce fut un plaisir pour moi aussi, sir Krov.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Dim 10 Juin - 18:53

Les adieux étant faits, Revy et moi pouvions enfin sortir du bureau du vieux. De retour dans le hall, je me passai une main sur le visage et dans la barbe, complètement crevé. C'était pas tant le trajet et le fait d'avoir rien glandé que la nouvelle qui venait d'arriver. Un de plus entre ses griffes, un de moins dans la nature à deverser sa merde. Il restait les autres, bien entendu. Ceux qui, tout comme Will s'étaient fait avoir par de belles paroles et allaient devoir maintenant en payer le prix. Cependant, je doutais pas que leur sort serait tout de même plus enviable que celui qu'avait du subir deux des trois têtes du cerbère. Je me tournai vers ma potentielle future collègue mais déjà acolyte pour cette première mission en doublon.

- Alors ? Première impression ? Je lui donnai une grand tape dans le dos. Comme ça t'es une traceuse, p'tite magouilleuse ? C'est qu'on en cache des choses à ce bon vieux Erwin. Je pensais que d'puis l'temps, y'avait plus de mystère entre nous, qu'on se cachait plus rien, qu'on était comme des frangins. J'marquai un temps d'arrêt, la fixant d'un regard de chien battu. Faut qu'on aille boire un coup ou je vais continuer à débiter des conneries toute la soirée. Je l'invitai à me suivre d'un geste du bras. Suis moi, la jeunesse, je vais commencer à te faire visiter les meilleurs bars de Dühr. Je me dirigeai vers la sortie de l'hosto, remettant ma capuche sur la tête. M'enfin: un ça sera déjà bien. Parce que je sais pas toi mais je suis complètement tané par cette journée.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Dim 10 Juin - 19:45

Une fois sortie avec Erwin, Revy lui donna un petit coup de poing amical sur l’épaule.

- Un bon chasseur ne donne pas tous ses trucs. Mais, oui. Traceuse. Surtout avec mes armes.

Elle lui remontra Dante et Vergil.

- Support, pour la portée des balles. Plus droites, plus précise. Et la force de frappe. Mais surtout, pour amplifier et activer les traits sur les balles.

Elle lui en montra une, déjà prête à l’emploi.

- Celle-là te paralyse, si elle te touche. Ton corps devient mou, et tes muscles lâches, sauf ceux essentiels à ta survie. Pas de risque de faire un arrêt cardiaque, j’ai calibré moi-même. Norro a moins aimé être mon cobaye, par contre. Pauvre andouille adorable.

Ce qu’elle pensait du patron?

- Je crois que sans vraiment me le décrire, en parlant de vos tâches, de son réseau, de comment il supporte ses employés, vous en avez dressé un portrait assez proche de la réalité. Le genre d’homme avec qui il vaut mieux, beaucoup, être dans ses bonnes grâces.

Krov avait le pouvoir de détruire les gens à partir des ombres. Le pire genre d’ennemi à avoir. Et elle ferait attention à rester au pied jusqu’à ce que les deux partis aient eu leur content.

- On verra ce fameux jour où nous serons frangins! Quand on reviendra en un morceau, ça vous dis?

Et elle allait avoir une visite guidée de la part du vampire, en plus!

- Je vous suis, je vous paie la boisson. Je manque de rien, et vous avez fait tout ça pour moi. Je vous remercie ce soir. Mais… ne vous enivrez pas au point d’avoir une gueule de bois. Je vais avoir besoin de vous.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Lun 11 Juin - 16:47

Le soleil avait décidé de se coucher avant nous. On marchait tranquillement dans les rues de la capitale, en quête d'une bonne taverne ou nous envoyer de bonnes pintes clairement méritées et par la même: manger. J'avais faim. Enfin, le trajet ne se passa pas sans discussion non plus. Revy n'attendit pas une seconde de plus pour m'expliquer plus en détails ce qu'elle avait ajouté à ses armes ainsi qu'aux balles.

- La magie... j'y comprends rien et y ai jamais rien compris d'ailleurs. J'avais toujours manipulé mes pistolets à la bonne franquette, comme au bon vieux temps: avec mes mains, mes yeux, et ma dextérité. Mais je dois bien avouer que l'idée d'ajouter des trucs avec des effets directement sur les munitions, c'est pas mal. Mais tu sais: faire du poison c'est pas bien compliqué, tremper tes balles ou tes flèches (dans le cas des arcs), ça a les même propiétés. M'enfin: tu gaspilles pas de produits avec les tracés.

On commençait à s'approcher lentement mais sûrement du lieu que je voulais lui montrer, croisant pas mal de passants dans le rues. Certains me reconnaissaient et je dues plus d'une fois m'arrêter pour saluer de vieux camarades ou élèves, ainsi que les marchands que je croisais régulièrement ou chez qui je passais pour le compte de Krov. C'était l'heure ou les gens rentraient chez eux, fermant magasins et étales tandis que d'autres sortaient prendre l'air ou prendre un verre.

- Mais faut pas avoir déjà de la magie en soit pour se servir de ce genre de truc ? Je venais de tilter. Pardon des questions, quand on connais pas, on a souvent l'air un peu con. On était arrivé en plus ! Qu'est-ce que c't'endroit m'avait manqué ! Ma seconde demeure. Si on pouvait se marier à un bar: ça serait carrément ma femme. J'ai nommé: Le Grand Large ! Je montai les marches quatre à quatre, m'arrêtai sur le perron et l'invitai à entrer. Après vous mam'zelle, je vais faire les présentations.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Lun 11 Juin - 17:34

- Jamais eu la patience d’apprendre l’art des drogues et des poisons, admit Revy. Je perds mon entrain, et il y a quelque chose de relaxant quand je trace. Ma petite bulle personnelle. Et, oui, je n’utilise pas d'ingrédients de surplus, ça coupe sur certaines dépenses.

Ce n’était pas donné à tout le monde. Certains comprennaient mieux les nuances dans les sons et les vibrations, d’autres dans les gestes et certains ne faisaient qu’un avec la nature florale.

- Il faut avoir de la magie en soi, expliqua la pistolero. On naît tous mentalistes, mais on devient autre chose pour user moins d’énergie. User de magie, ça épuise physiquement et mentalement. C’est pour ça les spécialisations: avoir une façon de bien canaliser la magie pour s’en servir plus efficacement.

Revy prit un caillou qui trainait et le souleva à la hauteur de ses yeux. La roche se mit à flotter dans les airs et effectuer quelques voltiges avant de revenir se poser dans la paume de Revy, qui avait visiblement eut l’air concentrée tout ce temps.

- Je peux faire de la magie sans trait, mais c’est pas aussi efficace. Et c’est pas con comme question, c’est pas normal pour tout le monde. Mes parents sont pas mages, de mon côté.

Elle suivait Erwin comme un chien bien dressé, elle ne s’éloignait pas, ne traînait pas, elle avançait au même rythme. Pour arriver à destination, et elle voulait le croire sur sa blague. Elle serait volontiers fille de la mariée.

- Mais avec grand plaisir, dit-elle en entrant la première dans cet endroit qu’il semblait beaucoup affectionner.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Mar 12 Juin - 6:00

Je lui tenais le battant attendant qu'elle entre dans le temple de la bière. Nous pénétrions dans un espace sacré réservé aux meilleurs pinteurs de Dalentour. Pas de chochote ici, c'était même là que j'avais formé le gamin quand on m'avait confié son instruction. Maintenant, il tenait mieux l'alcool que moi le couillon. J'attendais pas devant l'entrée plus que nécessaire: lâchant la porte, celle-ci se referma après quelques aller-retour. Mon trône était libre ! Le tabouret le plus proche du comptoir. J'avais mérité cette place par mes exploits et mes compétences élevés aux jeux de dés. N'empêche, c'était peut-être l'une des premières fois ou j'étais suffisemment crevé pour simplement vouloir m'enfiler une bière bien fraiche, un peu de quoi grignoter et allez directement me pieuter. J'indiquai à la rouquine de me suivre. Les clients ne s'étaient stoppés que quelques instants pour regarder les nouveaux venus. Certains me saluèrent, ça faisait un moment que je m'étais pas pointé, trop occupé à livrer le courrier à Cestra. Y'avait pas mal de monde ce soir, y'en avaient même qui avaient décidé de sortir leurs vieilles guitares dans le fond de la taverne. Mais moi: je m'installai à ma place attitrée, tapotant le tabouret à côté pour inviter Revy à me rejoindre. On allait pouvoir s'entendre avec ce vacarne de tous les diables ? L'un des meilleurs aspects de la Maghia. D'ailleurs... je m'étais toujours demandé si le tavernier du Grand Large avait un contrat avec le vieux. On me répondrait par l'affirmative que ça me surprendrait même pas. Ce gars avait les yeux partout, entendait les meilleurs ragots et pouvait garder à l'oeil ceux travaillant pour Mirage. Ce genre de métier était plus qu'interessant à exploiter parce que dans une sens: personne n'allait suspecter ceux dont le métier était de nous servir. Ca me faisait penser au frère de Dante cette histoire. En parlant du loup, on allait sûrement devoir lui rendre une petite visite le lendemain.

- 'soir Erv'. Mademoiselle. Le tavernier était venu vers nous, il était toujours en train d'essuyer un verre avec son torchon celui-là. Ca fait un baille, vieux. J'vous sers quoi ?

- Deux pinte de ta meilleure bière. Faut lui faire gouter la vraie boisson de Dalentour à la gamine. Il s'éloignait déjà pour nous servir. Mets ça sur mon ardoise.

- Comme d'hab'.

Les pintes arrivèrent rapidement sous nos nez respectifs. L'odeur de l'houblon était alléchante. Je me fis pas prier et tout en levant mon verre devant Revy, j'en bu une bonne gorgée.

- Tu m'as assez payé de boisson comme ça avec Cestra, ma grande. Je reposai le tout sur le comptoir, m'amusant avec le pouce sur les gouttlettes glissants le long de la pinte. Bon, on a pas mal de trucs à faire demain pour se préparer. On ira chercher tes munitions, des provisions et des fringues pour le voyage. C'est marrant ça: tu vas pouvoir visiter l'endroit ou je suis né. Ca fait bien 35 ans que j'y ai pas remis les pieds.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Jeu 14 Juin - 19:14

Elle avait déjà essayé le Grand Large, recommandation de collègues. Mais elle n’avait pris que de la bière régulière, là elle pouvait essayer les spécialités! Elle salua le tavernier avec un ‘yo!’ enjoué quand il leur adressa la parole.

- Voyons si ça se compare à la bière de Cestra, dit Revy. Vous l’aimiez bien, avoies que vous le regrettez pas!

Elle savait que le vampire avait adoré! Il en avait bu trois verres! Et les gens abandonnaient avant la fin du premier! Là elle goûterait l’alcool de ce fameux bar que le mercenaire semblait tant apprécier. Et là il payait la traite! Trop aimable!

- Le patron tient vraiment à ce qu’on manque de rien, ajouta Revy à la liste de choses a faire demain. Il est comme ça avec tous ses employés? Leur fournir autant de ressources, qu’ils mènent leur mission à bien? Il doit avoir foi en beaucoup de gens.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Ven 15 Juin - 18:55

C'est clair que je regrettais pas cette petite merveille qu'elle m'avait fait découvrir la demoiselle. C'était fort mais avait un goût complétement nouveaux par rapport à ce qu'on avait l'habitude de boire par chez nous. Bon, les bières avaient chacunes leurs saveurs spécifiques quand elles étaient bien faites mais son truc était différent. Tellement que ça reviendrait à comparer un steak bien saignant avec des fruits de mer: les deux étaient bons mais bien trop dissemblables pour définir clairement lequel était le meilleur.

- C'était quoi déjà ? Le "Venin" je crois ? Faudra que je pense à faire goûter ça à quelqu'un.

Le nabot serait capable de supporter ça ? J'en doutais pas une seule seconde. Depuis peu, il avait acquis une capacité inégalable pour ce qui était de tenir l'alcool. Comme si il était incapable de se chopper une gueule de bois. Ou alors sous tout son fardage de gonzesse on pouvait même plus le voir devenir rouge avec la montée des degrès dans le sang. Ca serait quand même dommage que son foie se soit déjà habitué, mais à ce niveau là: il devait littéralement ressembler à une éponge. Etre bourré faisait parti du jeux en plus. On boit pas seulement pour le goût de la chose mais aussi pour la sensation que ça procure. Comme fumer... mais on en parlera plus tard, d'accord ?

- De ceux que j'ai pu voir entrer, effectivement, il fournit tout le nécessaire. Mais je pense quand même qu'il doit pas accepter tout le monde au pif non plus. On a rarement des entrées dans la troupe. T'es la première depuis... la dernière que j'avais vu signer avec le vieux devait être Ciel... 2 ou 3 ans en fait. Mais comme je te disais: y'a un brassage régulier. Les gens signent, terminent leur contrat et sen vont. Personne pose de question. Ton pote peut très bien disparaitre du jour au lendemain sans donner de nouvelles. Je buvais une gorgée avant de reposer la pinte sur le comptoir. C'est qu'il a vu en toi quelque chose qui lui a plu je pense. Il est difficile à cerner. Tous les embauchés passent par lui: il entretient tut lui-même, gère les comptes et les missions de chacun avec minutie. Si il y a un nom que tu dois retenir en plus sien c'est celui de Elzren, son bras droit, son ombre. Avant ils étaient trois. Ca allait trop loin: j'étais crevé et je buvais. Je devais absolument me taire. Je levais la main pour appeler le tavernier et lui demander si il une chambre disponible pour la demoiselle. La réponse étant donnée par l'affirmative, il glissa la clé à Revy. Ta chambre sera à l'étage. Je me relevai et lui tendis la main. Je viens te chercher en fin de matinée demain. Tentes de te reposer d'ici-là. Et... réfléchis: si tu as des questions je tâcherai d'y répondre comme je peux. Pour le reste: tu découvriras la majorité des choses par tes propres yeux et expériences.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Sam 16 Juin - 16:19

- Ouaip, le 'Venin'. Mais c'est pas donné comme boisson, ça prend du temps à bien préparer et c'est un peu cher. Mais, quand on tombe sur une bonne réserve d'un coup, et que le tavernier t'aime bien la face, c'est possible d'en acheter un tonneau, ou deux.

Comme la fois où elle avait acheté un tonneau avec des copains et s'ils s'étaient saoûlés comme ils ne l'avaient jamais fait de leur vie. La gueule de bois qu'elle avait eu le lendemain, elle avait du endurer ça pendant deux ou trois jours, c'était atroce. Elle était bien contente qu'ils n'aient pas d'alcool aussi concentré ici. Ça lui ferait des vacances, moins d'une semaine. Puisqu'ils avaient deux ou trois jours pour se préparer avant de retourner à l'Archipel.

- En même temps, s'il fournit tout ça à ceux qu'il daigne nécessaires, c'est beaucoup de ressources laissées à disposition. Il peut pas laisser tout le monde se servir.

Il devait avoir vu quelque chose, pour lui permettre une telle 'liberté'.

- Il engage pas si souvent que ça, mais quand il engage, il est sérieux,, résuma Revy en agitant doucement sa pinte en cercle pour faire tourbilloner légèrement la bière à l'intérieur. Et krov prenait vraiment tout cela au sérieux, pour tout gérer lui-même.

- En plus d'être médecin, et médecin de l'Empereur et père?

Y'avait assez d'heures dans une journée pour accomplir tout ça?

- Il va finir par se brûler un jour. Tout les gens que j'ai connus qui en faisaient trop et trop longtemps on fini par casser. Y'en a que c'était pire que d'autres. Il est arrivé quoi au troisième? Ils se sont engueuler?

Ça arrivait ce genre de choses.

- Pas important à savoir. C'est d'leurs affaires.

La rousse prit la clé, écoutant Erwin.

- On se retrouve au comptoir?

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Dim 17 Juin - 6:08

J'allais quand même prendre le temps de répondre à ces dernières questions puisqu'elle avait pris du sien pour épondre aux miennes. Bien que pour ce qui était du troisième clampin, il valait mieux pour elle ne pas trop en savoir. Du moins, pour l'heure parce que... si il l'affiliait déjà à la tâche présente, je doutais pas que si elle gagnait la confiance du boss (et c'était pas chose facile: la preuve en est que ça faisait presque 20 ans que je bossais la dedans sans augmentation de grade), elle serait au courant de plus de choses que la plupart des gars de la Krova. Mais bref, la question à laquelle je voulais répondre n'était pas celle-là, de toute façon, elle avait été suffisamment maligne pour la passer à la trappe directement.

- Je doute que t'ais pas vu sa nature. Il la cache pas, on a plus de raison de le faire depuis pas mal de siècles maintenant. En plus vu comment il sourirait sans s'arrêter comme un requin: effectivement on pouvait pas les louper. En gros: ça fait déjà tellement d'années qu'il fait ce taff' que la seule nouveauté étant venue modifier sa routine a été l'arrivée de la petite, y'a d'ça... bientôt 15 ans. Mais bon, ça faisait court si l'on comparait à son âge. Y'a des gens ils vivent que sur les nerfs. Même si je suis pas un de ses chien-chien, si ce gars tombe: j'ose pas imaginer les dégâts.

Pour finir, j'acquiessai à sa dernière remarque: demain matin, après une bonne nuit de sommeil, on se retrouverai au comptoir. Bien entendu, le tavernier lui servirait le petit-déjeuner, l'un des meilleurs de Dühr malgré la trogne de la taverne (on pouvait toujours être surpris). Je lui souhaitai une bonne nuit et allais moi-même me pieuter, non sans réfléchir au préalable sur l'organisation de la journée de demain. Journée qui arriva bien vite d'ailleurs: mais sans gueule de bois.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Dim 17 Juin - 17:35

Lily était auprès de Krov depuis seulement 15 ans? Mais elle était adulte, pas seulement adulte au vu de la loi, mais adulte… biologiquement. Il serait difficile de la croire plus jeune et adolescente. Mais c’était stupide de ne pas réaliser que la petite était adoptée! Krov était un nom relativement connu de la scène publique, surtout les érudits, et à 600 ans on pouvait pas avoir d’autres gamins quand un vampire, si elle se souvenait bien, était stérile. Parce que… mort-vivant? Un truc du genre? Pourtant, ces deux-là, Erwin et Krov, semblaient loin de l’image du vampire classique. On pouvait oublier que le mercenaire n’était plus ‘humain’. Avec la joie qu’elle démontrait, Lily était dans un environnement qu’elle aimait. Combien du côté ‘sous la table’ connaissait-elle? Et c’était une très mauvaise idée de songer lui poser la question. Elle verrait en temps et lieu.

- À comprendre à quel point il semble être le pilier…

Et les alliance qui devaient le bénéficier, lui et ses alliés… elle souhaita bonne nuit à Erwin, elle aussi se reposerait. Revy alla se coucher, déposant son sac à côté de son lit, baillant aux corneilles. Elle posa son chapeau sur la tête de lit et se coucha sous les couvertures. Journée tranquille en mouvement mais riche en tout le reste. Elle découvrit avec plaisir les joies du petit-déjeuner fait maison au Grand Large, le lendemain, complimentant sans cesse qui avait cuisiné son assiette en mangeant avec appétit, un bon café chaud dans une main et une fourchette dans l’autre.

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MessageSujet: Re: Une pierre, deux coups   Lun 18 Juin - 13:02

Mais c'était une belle journée en perspective. Je m'étais pas attardé plus que nécessaire et été parti chercher le matos et l'argent nécessaire pour équiper la donzelle correctement auprès d'Elzren (le boss étant occupé à d'autres opérations). Je retournai d'un pas tranquille en direction du Grand Large, non sans prendre au passage de quoi me sustenter sur l'étale d'un boulanger. Heureusement que j'avais pas la gueule de bois parce que le soleil taper sur la tronche comme jamais. Bref, je montais les marches me séparant de l'entrée et pénétrai dans ma seconde demeure. Pas grand monde à cette heure de la journée: il devait être entre 10 et 11 heures en même temps et le tavernier laissait personne dormir sur les tables: on paye la chambre ou on encombre le trottoir. Il avait raison dans un sens mais bon: plus d'une fois Dante avait été obligé de me ramener chez moi sur son dos. Dommage que j'en ai pas souvenir parce qu'un petit bonhomme transportant un grand gaillard dans les rues ça devait marrant à voir. Enfin bon, à peine entré que la petiote était déjà installée à la table du petit-déjeuner, remerciant avec entrain le cuisinier qui la salua d'un grand sourire depuis la cuisine. Je m'installai sur le tabouret près d'elle, saluant le barman d'un petit mouvement de caboche.

- Salut ma grande. Bien dormi ? Prête pour cette journée de préparation ? Tu vas rencontrer pas mal de beau monde.

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