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 Le prix de toute chose - La Nuit Rouge

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Ciel
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Ven 1 Juin - 20:05

Si Erwin s'adressait ce faisant à des connaissances de longue date, Ciel, elle, allait devoir se faire plus discrète que la brume pour parvenir jusqu'aux sommets. Sauf si elle devait en tomber.

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Céosus
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Ven 1 Juin - 20:05

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#1 'Espionnage' : 3, 1

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#2 'Esquive' : 2
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Ciel
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Ven 1 Juin - 20:10

Esquive surprise.

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Céosus
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Ven 1 Juin - 20:10

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'Esquive' : 1, 1
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Ciel
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Sam 2 Juin - 18:46

Je n'ai rien soufflé des petits présents du Devaraja à certains des gars à bord : ils ont été bien aimables de me filer leurs tuyaux sans que j'aille ensuite leur pisser sur le dos ; dans ma profession à moi aussi je dois parfois faire valoir un certain … secret professionnel. Rien de ce qui se dit en off ne doit transparaître, ni porter préjudice à mes informateurs … tant qu'ils en font de même, mais ils seraient assez peu fins de faire autrement. Il a de toute façon fait passer ses questions à la trappe, mon dadais, dès qu'il a vu la trogne que je me paie avec ma toilette intégralement noire qui ferait se pâmer le patron d'envie s'il m'y voyait. Peut-être un autre jour : le temps presse, et nous ne prenons plus même celui de nous chambrer davantage. On se sait déjà bien profond dans le kacha, et même si je m'en servirais bien un fond de bol, c'est pas pour m'y retrouver noyée. On passe entre u groupe de bateleurs occupés à quelque tour très lumineux et fort habile pour se séparer une première fois et je crois bien une dizaine de secondes avoir été abandonnée à mon triste sort avant que mon bon collègue ne s'en revienne, son odeur mêlée à celle de l'alcool et de … plusieurs hommes, dont il s'est emparé des fripes. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il est habituellement bien habillé, mais le voir ainsi fagoté à courir avec la même attitude qu'Erwin, portant la même odeur qu'Erwin, mais avec l'air d'avoir été jeté à la rue par le grand Manitou ça fait trois semaines, j'ai l'impression d'avoir une hallucination. Ou peut-être une vision assez peu réjouissante de notre avenir. Je ne me retiens pas de lui rendre la pareille et de lui glisser un très honnête mais non moins amusée « oh, mais cette gueule, c'est collector » avant de m'esquiver et de disparaître dans un bras de foule. Je contourne le promontoire sur lequel est bâti le lieux de vie du Devaraja pour en rejoindre la partie latérale de l'enceinte : c'est un treillis épais, opaque et parfumé de fleurs et de plantes qui semblent s'être bien remises des derniers soucis climatiques qui ont déferlé sur l'archipel. Peu de badauds subsistent encore ici, mais les passages ne sont pas rares : juste assez fréquents pour ne pas trop attirer l'attention, mais assez rares pour que je n'ai pas à fuir un témoin particulier. Je remercie au fond de moi la bonne étoile qui a fait de ces festivités celles tant des esclaves que des mages les plus irresponsables que Feia ait pu porter : une tour ou deux, s'ils sont saisis au vol, ne serait-ce qu'entraperçus, en feront peut-être sourire certains ; on pourra croire à une farce, un pari … espéré-je. Pour sa part, Krieger n'attire pas à lui les seules questions et menaces de Muharib, non : n'est pas Erwin qui s'en contente ! Ce qu'il attire à lui, c'est aussi les regards amusés des curieux et des curieuses. J'entends dire de reculer, de décliner son identité, ces choses-là si habituelles dans mon métier. Je n'observe pas plus longtemps les gens autour de moi, prends mon recul, et m'élance. Bien trop de force malheureusement m'impulse vers les sommets, où j'essaie de trouver une prise qui soit sûre ; me voici donc, le souffle coupé, mes mains fouillant désespérément l'obscurité pour se saisir d'un moellon, d'une boutisse mal ajustée, ne serait-ce même qu'une branche de lierre. L'impact a chassé l'air de mon torse, et j'entends les femmes qui s'agitent, leurs fenêtres qui s'illuminent. Je me tracte dès que je trouve quelque chose à quoi m'accrocher … et manque bien de me tout laisser tomber et moi comprise quand une nouvelle voix s'élève, mais près. Tout près.
    « Qui va là ? »

Ni une, ni deux, je me propulse avec plus d'adresse sur le rebord et tente plusieurs impulsions pour filer vers les toits ; des bluettes de feu suivent le trait incandescent auquel j'échappe, et je l'entends, la khanoun, qui s'exclame m'avoir manquée. Des magotes ! Treize peut-être, ou plus encore ! J'avais oublié ce détail : ces dames ne sont pas choisies au hasard, non. Mais quand s'en vient sa voisine pour lui demander ce qu'elle a vu, celle-ci lui répond avoir cru surprendre un étudiant. Hors de portée, silencieuse et forme noire parmi les ombres, je me tiens immobile le temps que les esprits se tournent ailleurs et prennent pour cible enfin le poivrot toujours plus bruyant qui continue de se donner en spectacle à l'entrée.

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Erwin Krieger
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Sam 2 Juin - 18:59

Une boule de feu dans la nuit ça laisse pas de doute sur l'esquive... du moins... j'éspère !

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Céosus
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Sam 2 Juin - 18:59

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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Dim 3 Juin - 5:31

Ambiance

Tout semblait se dérouler pour le mieux. Du moins... de mon côté. Des passants et autres gugusses venaient admirer le fabuleux spectacle d'un alcoolique en pleine exhibition de ses talents de fauteur de trouble tandis que Ciel.... oh mais merde Ciel quoi... son poil avait failli prendre un sacré coup de roux au vue de la taille de la projection de flamme que j'avais pu voir du coin de l'oeil. En fait, qui ne l'avait pas vu ? Mais je devais absolument rester concentré au risque que Muharib, qui s'approchait dangereusement de moi, ne m'attrape. Mon regard retomba donc bien rapidement sur ce pauvre bougre à qui je faisais subir bien des misères en cette fabuleuse soirée de fête. Pour dire la vérité: je m'amusais comme un p'tit fou. J'aimais mon job, mais c'était pas une raison pour rester planté à jouer au guignol outre mesure lorsque j'étais certain que Ciel était à son poste.

- On s'détend les marioles... veillant à concerver mon visage dans l'ombre, de la main gauche je leur faisais signe de ralentir leurs ardeurs avant de lever brusquement le doigt en l'air. Idée ! Une ch'titite blagounette, les gars ? Toi ! La différence entre la bière et la pisse ? Je laissai poser quelques millièmes de seconde avant de répondre: Bah... 15 minutes ! Et me revoilà parti dans un fou rire, me tenant le ventre et me penchant en arrière. C'est la teuf, les meufs ! Ce soir je pète l'feu ! Aussitôt dit qu'une qu'un souffle brulant vint presque me griller l'derrière à quelques centimètres près. Je me retournai vers cette dernière, me reconcentrai sur Muharib et rigolai un peu plus nerveusement. C'est pas moi.

Un pas sur le côté pour ne pas faire un vampire à la broche parce que ça serait quand même un peu con de finir comme ça et je repris de plus belle, m'apprêtant à m'éloigner le plus vite possible.

- De qui ? Qui j'suis qui d'mande ? HAHAHA ! Je me mis à tousser bien gras... comment je faisais ça sur commande ? Je tendais la bouteille à Muharib, renversant un peu de liquide sur le sol. J'sais pu... C'tait dernière fois mais elle me rattrape t'jours la belle. Un bisou au récipient en verre tout en reculant un peu gauchement. La bière, c'est comme les seins: deux c'est bien mais trois... ça commence à faire trop. Mais quand on aime que'que chose... on compte pas. J'arrêterai d'boire quand j's'rai pu bourré, promis. Je continuais à faire mes pas en arrière, m'éloignant progressivement du bâtiment. J'vous z'embête pas out' m'sure m'sieur, j'crois m'suis trompette.

J'avais les yeux partout malgré mon spectacle grotesque: Muharib, Ciel, les passants qui pouvaient agir n'importe quand et surtout la fenêtre d'ou était sortie une putain de boule de feu quelques secondes avant. Je regardai une dernière fois la bouteille et... advienne que pourra, je la balançai sur Muharib (en visant à côté et pas la tête, le but était pas de tuer ou de blesser quelqu'un non plus). Ensuite... je détalai comme un lapin, tentant de trouver un endroit sûr pour retirer mes fringues et repartir vers l'entrée principale ou m'attendait sûrement le boss. A moins que le tapage n'est attiré quelques individus supplémentaire.

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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Mar 5 Juin - 5:12

Le numéro d'Ewin remporte un succès retentissant, mais surtout de son imitation hors-pair et plus vraie que nature de cris de poivrot. Erv, mon petit, j'en aurais les moyens je t'aurais dit que t'a fait ça toute ta vie. Je reste immobile, en dehors des quelques mouvements de doigts que je voue à maintenir un silence absolu tout autour de moi … ce pour mieux garder mon oreille tendue vers les conversations qui vont bon train là en bas. Plusieurs fois, le jeu d'acteur de mon collègue me vaut de retrousser la truffe puis les babines dans des rictus tantôt amusés, tantôt dégoûtés. Le petit frisé auquel il fait face (bien que c'est tout relatif, compte tenu des centimètres de plus que le collègue a sur moi et qui lui permettent de me jauger bien campé tout là-haut) ne semble pas trop prendre ça avec humour, et les flammes que la charmante khanoun a perdu à mon attention son bien loin de lui donner le sourire :
    « Albayda !
    – Quoi ? C'était un étudiant, je l'ai un peu chauffé. Et l'autre c'était bonus.
    »
Je ne comprends rien de l'échange qui s'en suit : une sorte de suite d'insultes dont je n'en saisi aucune, mais qui font sûrement bien marrer Erv depuis son point d'observation sur la situation. Quand son petit pote revient à lui, c'est pour lui dire (non sans s'être passé la main sur la figure) :
    « S'il vous plaît, rentrez chez-vous. C'est une bonne soirée, vous n'allez pas la gâcher davantage après l'avoir déjà passée à boire ? » là, je je vois qui joint les mains, « S'il vous plaît. »
Je suis presque (je dis bien presque, puisque c'est plus un délice à voir finalement, de mon avis) triste de savoir mon humain trop impliqué dans son rôle pour filer et laisser Muharib à si bon compte : il lui jette sa bouteille, mais au moins de façon à ne pas trop éprouver la capacité à esquiver de ce garde … avant de disparaître au pas de course dans la nuit. Cette scénette me permet de me mouvoir et, me frayant ma voie par dessus tentures et statues, je finis par rejoindre mon poste. Vaillante. Veillant encore et surtout sur celle qui sait si bien se faire attendre et que l'on nomme Lily.

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Erwin Krieger
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Mar 5 Juin - 17:52

Toute cette course et les pieds cramés... ça laisse des traces même aux meilleurs.


Dé simple au vu des compétences qualitatiiiives de ce bon vieux mercenaire.

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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Mar 5 Juin - 17:52

Le membre 'Erwin Krieger' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Mar 5 Juin - 18:16

Pour rester calme, Muharib avait tenu bon tout le temps de mon spectacle sans m'en coller une. Pour ma part: j'avais pris la poudre d'escampette une fois la petite boule de poils blanche bien installée à l'abris des regards. Tout le monde pouvait rejoindre son poste, moi y compris. J'étais parvenu à trouver un endroit sûr à proximité du domaine de Jinendra mais à l'écart de la foule. Ici, je pouvais retirer mes guenilles puantes et repasser correctement mon écharpe autour du cou et de la tête. On était plus à l'aise dans ses propres fringues quand même, y'avait pas à dire. Prêt à redémarrer, je sortis de ma cachette non sans mal. En effet, j'me sentais un peu pâteux. Bizarre: comme si j'avais trop bu alors que j'avais pas touché à une seule goutte d'alcool depuis ce matin. Mes chaussures faisaient un mal de chien et je pouvais sentir la peau se crevasser entre les orteils. On pouvait dire ce qu'on voulait: les petites blessures étaient les plus dégueulasses à sentir se former. Je me retrouvais à claudiquer comme un abruti aux portes de la demeure du Devaraja. Une fois les gardes en vu, je tentais de me redresser, reprimant une sueur froide et tâchais de prendre une allure plus professionnelle. J'avais le papier du Krov dans la poche dans tous les cas si ils venaient à me faire chier. Surtout que j'étais pas d'humeur et que ce putain de paplard de merde voulait pas se faire sentir sous mes doigts, j'étais pourtant persuadé de l'avoir embarqué plus tôt dans la soirée: je l'avais même montré à Ciel. En attendant j'avançai toujours, arrivant à hauteur des clampins que je saluai d'un cou de tête rapide, toujours en train de trifouiller dans mes fringues. Je redirigeai mon attention sur eux, souriant et levant deux doigts de ma main droite.

- Deux secondes, les gars. J'suis d'la partie. Garde du corps des envoyés dalentiens: les Krov. Voyez, on est d'la même profession. Garder... son... calme... OU QU'IL ETAIT CE PUTAIN DE... je soupirai. Je priai pour ne pas avoir une tronche de detérré... la petiote m'attendait. Ah ! V'la le fameux... ah... euh... non. Hehe... rendez-moi ça, c'est pas celui-la mais plutôt c'lui-ci. Quel con... mais quel con... faites qu'ils aient pas pu lire. Quoi que c'étaient de bonnes adresses dans les faits. Peux entrer ?

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Mer 6 Juin - 19:36

Les festivités promettaient d'être belles, en l'honneur des ambassadeurs … ce malgré le terrible drame qui a eu tôt fait de s'ébruiter. Tous les serviteurs présents mais ignorés du messager venu faire part du décès de l'Empereur leur voisin n'étaient pas des esclaves ; et les esclaves eux-même savaient laisser filtrer ce qui leur laissait espérer quelque traitement de faveur de la part d'un ou unetelle. Les moines allaient et venaient, l'air pas très à la fête … inquiets, même. À l'occasion, le Devaraja n'interdisait pas l'accès à son domaine sauf sur invitation ; il était toutefois assez restrictif concernant l'entrée ou la sortie d'armes potentielles sur ses terres … c'est ce qui avait donc amené nos deux compères à veiller au grain, compères bien embarrassés de voir arriver un visage si familier vêtu de ses protections coutumières ; il durent ainsi lui barrer le chemin et le convier à les assurer de son identité. Malheureusement pour le mercenaire, c'était là bien insuffisant selon les ordres reçus du maître lui-même.
    « Pardon, Erv : on voit bien que tu tiens pas la grande forme, mais c'était clair : les armes passent pas ces portes. Allez, fais pas d'histoires, ça ira plus vite, » lâcha le plus âgé avec ennui, avançant de quelques pas vers le messager grimé ce soir en ce qu'il faisait de mieux.

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Erwin Krieger
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Jeu 7 Juin - 16:25

Je pris un air faussement dépité. Si j'avais su que j'aurais dû user de mes talents d'acteurs autant de fois en une soirée, j'me s'rais maquillé et fait tout beau ma parole. Bref... ils étaient pas décidés à me laisser entrer ces deux débiles. En même temps: ils devaient faire leur travail aussi. Je pouvais pas les en blâmer et franchement j'm'en doutais un peu. Je rangeai mon papier la ou il était quelques instants avant et relevai les yeux vers les deux comparses, je pinçai les lèvres et fini par soupirer, comme résigné.

- Ok, les gars. Z'avez gagnés. Je levai les deux mains en l'air avant de les remettre dans les poches ou je retirai un petit calibre et de détacher deux couteaux accrochés à la ceinture. Voilà, messieurs. Mes yeux passèrent de l'un à l'autre et je souris d'un coup, comme me rappelant de quelque chose. Je sais... je sais... voulez sûrement tater du mercenaire ? J'écartai les bras. C'est pas pour un câlin, hein. Grouillez-vous le train et faites vot' taff' que je puisse aller faire le mien. J'avais pris plus de temps que prévu et je me sentais de plus en plus bizarre. Sûrement la faim... ou juste la soif. Pas le temps de penser à toutes ces conneries: on m'attendait, et vite.

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Ven 8 Juin - 16:10

Les munitions cliquetèrent dans leurs barillets et les lames tintèrent l'une contre l'autre quand le mercenaire se débarrassa sans trop de scène (pour ne pas dire aucune si le soupire pouvait passer pour tel aux yeux de quiconque) de son armement apparent ; le brave homme semblait leur réclamer là le bon dieu sans confession. C'était un crève-cœur que de devoir lui refuser, alors qu'à bras ouverts, il invitait à ce qu'on vînt le fouiller. Jobin et Hourvari ne manquèrent pas d'échanger une œillade complice bien que débonnaire avant de décocher leur plus beau sourire (et ce de concert) à l'adresse de notre pauvre mercenaire.
    « Erv,
    – C'est pas contre toi, tu sais ;
    – On n'a rien contre toi,
    – Mais les ordres sont les ordres.
    – Le travail, c'est le travail.
    – Si ce que tu nous offres là est le témoignage de ta bonne fois,
    – Et non l'appel désespéré d'un homme en mal d'affection,
    – Ce sera vite fini.
    – Grand bien nous en fasse.
    – À tous.
    – À tous. 
    »
Bien sûr nos deux compères n'étaient pas restés les bras ballants tous le temps de leur discours : Jobin avait pris les devants et laissé à Hourvari le soin d'observer la foule des invités, fussent-ils verbalement conviés ou simplement venus visiter.

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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Ven 8 Juin - 16:10

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Ven 8 Juin - 16:54

Bien sûr nos deux compères n'étaient pas restés les bras ballants tous le temps de leur discours : Jobin avait pris les devants et laissé à Hourvari le soin d'observer la foule des invités, fussent-ils verbalement conviés ou simplement venus visiter. Voyant toutefois que son collègue, bien qu'il y mit du sien, à trop plaisanter n'y trouvait rien, il s'en vint lui donner un coup de main ; ou plutôt, des chaussettes à la binette, le coup de main offert à Jobin s'acheva sur le tarin du vieux sicaire, en même temps que celle de son confrère.
    « Tout ça m'a l'air en ordre.
    – Même si sa sale trogne me revient toujours pas.
    – On l'a vue de bien assez près pour aujourd'hui.
    – Pour la vie. 
    »

Il s'écartèrent du chemin.
    « Tu peux y aller, Erv.
    – Tu peux y aller.
     »

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Lily Krov
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Ven 8 Juin - 18:28

S'il était de ces choses que l'on ne pouvait nier c'était bien le talent du petit Abbadir pour ce qui était de choisir la taille des vêtements à la perfection. Perfection presque un peu trop surprenante au vu du type d'habit que je venais tout juste d'enfiler, étant... relativement... près du corps ? Je pense le terme juste. Aussi juste que la robe était ajustée. Je ne pu retenir un une moue amusée lorsque je découvris la fameuse surprise du jeune garçon. C'était original, fleuri, très fleuri même puisqu'il s'agissait d'un jupon partant en pétales blanches surmontée d'une tige noire aux reflets verts formée par le corset. Si je n'avais pas eu pour habitude de porter des robes, la tenue de ballerine restait étrangement plutôt confortable. Ce petit bonhomme avait un sens inné de la mode.
Pensant à tout cela, je m'approchai de mon lit, tirant la valise étant rangée en dessous. La posant sur la couette, je pu l'ouvrir, cherchant un flacon contenant le liquide alchimique me permettant de concerver ma couleur rousse. Après plusieurs retournement de vêtements et divers livres et objets (ces valises étaient plus grandes qu'elles ne le laissaient supposer), mes doigts rencontrèrent un récipient en verre. Le plaçant devant mes yeux, je fronçai légèrement les sourcils, songeuse. Le contenant était inhabituel et... opaque, ne laissant pas filtrer le contenu. J'haussai les épaules: que pouvait-il contenir d'autre après tout ? J'appliquai le produit en vitesse, rangeai le bazar que j'avais semé et, les mains sur les hanches et un sourire de satisfaction aux lèvres, observai la pièce aussi propre qu'avant mon arrivée. Je m'apprêtai à sortir, visiblement à l'instant parfait puisque, qui nous revenait après sa petite escapade ?

- C'est quoi ces deux clowns à l'entrée ? Je sais toujours pas si je dois payer la prestation ou si je dois être vexé. Bougonna Erwin dans l'entrée située en bas des escaliers.

Je sorti, fermant doucement la porte derrière moi. Je réajustai la courte cape livrée avec le costume et me retournai, fesant face à monsieur Krov qui venait tout juste de sortir lui aussi de sa chambre. Je ne su déchiffrer son regard: mélange étrange et inhabituel d'amusement, de moquerie, de surprise et de gêne quant à ma tenue. Je répondis toute fois par un grand sourire et un haussement d'épaules de résignation.

- La surprise, monsieur Krov. Il y tenait vraiment.

- Pour une surprise, effectivement... Il chassa ses pensées d'un geste de la main avant de me guider vers les escalier. Ne les faisons pas attendre plus longtemps que nécessaire, Elizabeth.

Une fois en bas et retourné auprès d'Erwin il partagèrent un coup d'oeil signifiant que tout allait au mieux. Le mercenaire encore colèrique la seconde d'avant pencha légèrement le tête pour observer ce que ses yeux avaient vu mais que lui n'étais pas sûr d'avoir saisi. Pointant un doigt dans ma direction, la bouche grande ouverte, s'ouvrant et se refermant, il pinça les lèvres, se redressa et s'approcha d'un pas.

- Non ? C'est sérieux ?

- Si l'on peut considérer un déguisement comme étant sérieux... oui, oui. On ne peut plus sérieux.

- "Il y tenait vraiment", Krieger. Ajouta monsieur Krov en soulevant un sourcil railleur dans sa direction.

- Oh le sale petit...

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Herendyll Saeros
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Sam 9 Juin - 16:46

Les trois gardes attendirent... attendirent et attendirent encore que les Krov finissent de se vêtir pour la soirée qui s'annonçait. Tout comme leur hôte d'ailleurs. Après tout, ils devaient se préparer d'une façon bien inhabituelle puisqu'il s'agissait de se déguiser. Si ils ne doutaient pas que le mercenaire avait probablement prévu quelque chose, que la jeune Elizabeth serait parée grâce aux soins du petit Abbadir et que ce dernier, tout comme son maître allaient jouer le jeux, quand était-il de ce cher médecin impérial ? Participerait-il lui aussi à ces festivités comme elles le méritaient ou bien resterait-il fidèle à lui-même. Ces questions occupèrent longuement les trois gardes qui, eux, n'avaient malheureusement que leurs uniformes sur le dos. Cependant, ils ne restèrent que peu de temps sans réponses, de plus, ces dernières se dissipèrent comme poussière face au vent. Cela n'était pas dû à l'arrivée précipité du mercenaire déguisé en mercenaire attestant à la fois de son métier de mercenaire mais aussi de son désir de festoyer avec tout le monde lors du carnaval, ni de l'interruption du docteur Krov déguisé en docteur Krov qui ne souhaitait visiblement pas participer aux Nuits rouges avec tout le monde mais d'une chose bien singulière et plus que plaisante à voir.

"Finalement c'est une bonne idée de me laisser surveiller le doc'." Souffla Garim, avalant bruyamment sa salive tout en fixant la fleurie demoiselle descendre les marches.

"Sage décision." Ajouta Juldas d'un ton railleur avant de se tourner vers son collègue en hausant un sourcil dubitatif. "Etrangement sage d'ailleurs."

"C'est qu'on voit plus de chose en prenant du recul."

"Mouais... j'aurais dû m'en douter."

"Vous êtes resplendissante, mademoiselle Krov." S'exclama joyeusement Kashi, que l'on avait pas entendu jusqu'alors.

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Sam 16 Juin - 19:15

L'agitation va croissant dans le domaine ; aucun invité ne se laisse annoncer, et il m'arrive d'ores et déjà d'entrapercevoir l'ombre et parfois la manche d'étudiants habitués à passer leur Nuit Rouge dans les limites du domaine. Il en est toutefois d'autres, des invités (bien que forcés), qui attendent que je vienne les chercher ; à moins que ce qu'Abbadir a pu choisir pour la jeune héritière ne soit à ce point une gageure à porter, auquel cas je ferais mieux de patienter auprès des quelques personnalités conviées à cette soirée … puisqu'il existe un certain nombre de choses dans cet univers que même les plus Grands ne sont pas habilités à voir.

J'avale la distance qui sépare mes quartiers de ceux des Dalentiens bien vite grâce à la foulée de ceux qui sont rodés à traverser ces espaces, parvient vite auprès de l'attroupement qui s'est formé autour de

« Mademoiselle Krov, voici bien un costume somme toute remarquable. »

L'exclamation serait plus adaptée pour exprimer ce que je ressens : remarquable, c'est le mot qui convient devant ces entrelacs de larges pétales factices qui dessinent un calice rigide tout autour de la taille athlétique soulignée de très près par le justaucorps noir qui fait du tronc de cette femme un pistil fin à la cambrure légère et agile. Elle rattrape en originalité le reste de l'ambassade … quoiqu'à bien y regarder … :

« Je vois que vous aussi vous êtes changé, Krieger ; Krov de même … je suppose que vous avez de nombreux exemplaires identiques de la tenue qui a su s'attirer vos faveurs. C'est une affection très exclusive. Très dalentienne, finalement, » dis-je tout sourire avant de ponctuer mon intervention par un geste accort d'invite. « Si vous voulez bien me suivre : plusieurs curieux dont quelques politiciens attendent de pouvoir rencontrer le médecin impérial ainsi que sa suite et … je suis navré, je ne peux m'empêcher de me dire que je sais désormais pourquoi Abbadir parlait d'accorder son costume au vôtre. »

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Lily Krov
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Dim 17 Juin - 9:49

- ... malin.

Couper Erwin dans sa lancé n'était peut-être pas des plus polis mais je doute que ce qu'il allait prononcer soit de ces surnoms doux et fleuris. En attendant, le petit arrivait, toujours autour des épaules de notre hôte lui aussi déguisé pour l'occasion. Mais Abbadir avait pensé à tout visiblement. Il me fixait, de ses grands yeux dorés emplis d'une certaine malice. Bien qu'enfant, il avait l'air d'avoir su développer un humour, somme toute... relativement matûre... à sa façon. Il ronronna, s'éboua légèrement et bondit dans ma direction: abeille trouvant sa fleur. Si l'on en oubliait l'image relativement étrange, on ne pouvait nier l'originalité de son costume se mariant parfaitement avec son duvet de dragon.

- Tout le mérite revient à Ototo. Rigolai-je en réponse à Kashi et à monsieur Devaraja. Tu ne manque pas d'imagination, Abbadir. Je lui gratouillai le dessous du menton, il ronronna de plus belle avant de retourner à l'emplacement qu'il venait de quitter.

- Passons sur la symbolique. Ajouta monsieur Krov, redressant toujours avec un soin méticuleux ses manches. On ne change pas les bonnes vieilles habitudes. Je gage que cette tenue me rend reconnaissable. Tout comme celle de Krieger forme son image et ses talents.

- C'était un compliment ? Me demanda tout bas le concerné déconcerté, me faisant réprimer un sourire. Vot' costume est pas mal non plus, chef. Renchéri Erwin en adressant un air amusé à destination de notre hôte. On dirait un oeuf de... aïeuh !

- Krieger. Ne tardons pas davantage. La rencontre de nouvelles personnalités politiques sera une première pour toi, Elizabeth. Je ne pense pas l'épreuve insurmontable: tu as eu l'habitude de l'empereur ainsi que l'occasion de discuter avec quelques députés. Tâche de te souvenir de mes conseils. Il redirigea son regard vers monsieur Devaraja, sans perdre son sourire. Nous vous suivons de près. Termina-t-il en reprenant sa canne en m'invitant d'un coup d'oeil à rester à ses côtés.

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Lun 25 Juin - 20:55

Je saisis au vol le réflexe devenu familier qui survient chez ce si cher Krov quand il se laisse, ou le semble-t-il seulement, submerger par quelque envie de souffleter un importun ; cela m'arrache un sourire avant que je ne sois par mes pas porté sur le chemin de la réception de ce soir. Les verres et les voix laissent entendre quelques bris de ci, de là, cependant que nous réduisons la distance qui nous en sépare. L'agitation croit avec les passages tant de serviteurs en livrée noire ou bleue parmi ceux qui ont su qu'il sera plus rentable de rester. Les couloirs réduits à la maigre sente que nous avons suivie s'achèvent devant la haute façade de mon domaine ; nous sommes enfin parvenus entre les murs qui ceignent ma cour, rendue méconnaissable sous la foule qui s'y trouve désormais. Sur notre gauche, je suppute sans trop de risque qu'un magicien, d'extraction monacale ou bien estudiantine, s'est forgé une scène improvisé dans le seul respect des hommes et des femmes masqués présents pour la soirée. Certains de ceux sur place pour l'occasion ne sont pas ici seulement pour les quelques largesses dispensées au cours des célébrations : ce qu'ils attendent et non sans une impatience fort compréhensible, c'est d'avoir droit, la possibilité même infime de pouvoir s'approcher des quelques Dalentiens qui seront ce soir témoins de certaines de nos traditions locales. Je distingue les tissus richement parés malgré leur teinte bleue portée en camaïeux dont s'est vraisemblablement dissimulée Sayla, plus soignée ce soir qu'elle ne l'a jamais été ; elle n'est pourtant pas celle qui ressort le plus de la masse mouvante des personnes affairées à discuter, marchander ou échanger force frivolités : plusieurs faciès, travestis, barrés de loups ou bien nus de tout fard ne se laissent pas ignorer, ou difficilement. Je soupire, lassé avant même d'avoir commencé cette épreuve qui nous attend, rongée d'impatience.
Le dos droit, je préviens chacun avant de franchir le pas qui sera décisif.

« Messieurs – et mademoiselle … je crois que certains attendent que vous fassiez le premier pas dans la fosse aux serpents ; je suppose que vous ne serez pas particulièrement déconcertés après ce temps déjà passé à mes côtés. »

Petit trait d'honnêteté. Le venin qui s'en vient courir tout à notre entour nous laissera, je l'espère, un semblant d'immunité ;  ce serait bien mérité, une fois passées toutes ces couleuvres que bien de ces bonimenteurs tenteront de nous faire ingurgiter. Après une brève inspiration, je poursuis mon avancée, recompose un sourire qui saurait même leurrer une mère et salue, mes bras largement écartés en signe de bienvenue :

« Ramal !
– Jinendra ! » s'exclame-t-il avant de me donner l'accolade et d'apercevoir (ou plus censément de le feindre) la suite de ces chers Dalentiens. « Tes protégés ?
– Je constate que les nouvelles vont vite. Voici un bien vieil ami qui sait se tenir au courant, » réponds-je plus à part moi que je ne le fais à son adresse, celui-ci déjà lancé dans ses présentations accompagnées de poignées de main. Je suis surpris de le voir toujours son verre en main, plus habile que ne le serait notre mercenaire en personne pour ne rien laisser se déverser de son contenu que je suppose alcoolisé.
« Ramal. Ramal Qoppa, je veux dire ; principal négociant en fourrures de la région. Je suis ravi de vous savoir en visite pour cette saison et d'avoir pu échapper à la mousson … la nôtre comme la vôtre. Toute mes condoléances : j'ai appris pour votre empereur.
– Je suis curieux de savoir comment s'est ébruitée la chose.
– Tu es le premier à t'en servir, pourtant ; il suffit ensuite de connaître quelqu'un, qui connaît … attendez, je reviens. »

Ce dont je ne doute pas une seule seconde … s'il parvient à nous retrouver quand il aura fini de remplir son verre ; c'est même avec une de ses connaissances qu'il revient à nous, un homme hâve  qui se laisse entraîner jusqu'à nous sans opposer de résistance mais sans toutefois se préoccuper d'afficher ne serait-ce qu'une contrefaçon d'affabilité. Il me salue d'un mouvement de tête avant de lisser son costume dérangé par l'empressement qu'a exprimé Ramal à le traîner jusqu'ici. À bien y voir, il semble plus avoir été arraché à  ses propres amis plus qu'il ne fait partie de ceux de Ramal : un plateau entre les mains, il allait selon toutes les apparences en servir les verres à ses interlocuteurs. Verres dont s'empare le négociant pour les offrir à l'ambassade. Entre deux services et le sourire pincé, j'éloigne doucement le pauvre festoyeur arraché aux siens pour qu'il puisse les rejoindre. J'aurais apprécié conserver le plateau pour réitérer mes salutations à ce bon Qoppa de façon somme toute plus personnelle ; je suis arrêté avant même d'y avoir pleinement pensé … l'idée me plaît tout autant que je ne tiens ni à me faire ainsi remarquer, ni à devoir faire remplacer ce précieux service.

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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Mar 26 Juin - 18:27

"Je regrette pas d'avoir attendu. Sincèrement: ça valait l'coup à 300%. "

Y'avait beaucoup de choix et un contenu d'une véritable qualité à cette heure. J'en savais plus ou donner de la tête. De toute manière, qu'est-ce j'en avais à faire: j'étais pas aux commandes.

"Par contre, regardez pas la donzelle siouplez. Plus je la vois, plus je voudrais me flanquer des baffes. C'était écrit que j'allais foirer. Putain de malédiction de merde."

Niveau connexion mentale, cette dernière y était pour rien. C'était à se demander qui étaient mes géniteurs pour avoir créé une truite pareille. Encore que cette bestiole savait déterminer dans quel sens allait le courant.

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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Mar 26 Juin - 19:07

Ce garçon était tellement content que la tenue aille autant à la Oneesan ! Après les câlins de merci d'elle, il retourna sur les épaules du Wanaka, toujours en ronronnant de joie. Ego ne pouvait pas tenir en place et faillit même tomber avant que tout le monde qui suivait le Basileus arrive au jardin. La fête ! De la fête partout ! Mais la Oneesan qui avait les yeux pétillants et souriait à ce garçon quand elle voyait qu'il la fixait, elle était coincée. Par vraiment coincée mais comme si elle pouvait pas s'éloigner du Pappous. Ego décide d'aller sur ses épaules à elle, pour mieux voir, tenter de comprendre. Les oreilles partout, les caresses, pleins de salutations et de révérences, de sourires et de masques. Une fois le monsieur Ramal présenté et les mains serrées, ce dragon entendit le Pappous rectifier un mot qui avait sonné faux à ses oreilles:

- "Représentants" je vous pris, cet évènement plus que tragique ne change pas le but premier de notre présence à Cestra. Non merci, pas d'alcool.

Ego ne voyait pas les expressions de tout le monde, ils étaient trop. Mais le ton restait aimable et amusé. Ce garçon voulait sentir les verres, par curiosité. Le plateau tendu au barbu ronchon, Ego bondit sur ses épaules avant d'aussitôt faire demi-tour. Le dragon et l'homme échangèrent un bref regard. Un accident ! Un accident... Ego avait senti la douleur, la douleur du mercenaire. Si il avait hésité devant le verre, il finit par le prendre en remerciant et buvant d'une traite. Tout petit... se faire tout petit sur les épaules d'Oneesan.

- Veuillez m'excuser, elle s'éloigna du groupe en demandant pardon d'une voix calme, s'approchant du barbu... Elle était inquiète ! Ego voulait pas blesser. Erwin ? Tout va bien ?

- Quoi ? Ca ? Roh, c'est rien ma grande. L'homme fit un grand sourire à l'assemblée: un autre masque. Vu comme le soleil tape dur ici, je demande à voir son entraineur. Ca va je t'assure, Li... Lily ? Ta... ta tête brille.

Pas que: si elle brillait comme un astre, elle était toute pleine de fleurs. Ce garçon sauta sur les épaules du Wanaka pendant qu'Oneesan s'enlevait une tige d'ou des fils blancs scintillants tombèrent avant de reprendre la forme florale. La ! La c'était du costume !!

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: Le prix de toute chose - La Nuit Rouge   Jeu 28 Juin - 20:10

Je suis parcouru par un frisson de surprise quand l'imperceptible présence de cette si charmante Perséphone se rappelle à ma pensée.

Ne me faites plus de frayeur comme ça, jeune fille ! Un instant, je me suis cru seul … merci de me faire me souvenir de ne plus recommencer à l'avenir.

Je lui adresse mon plus beau sourire, ce dont personne ne saura jamais rien, puisque la réaction de Krov m'arrache une nouvelle réponse, offerte avec tout le flegme et le détachement dont je puis faire montre, en plus d'une certaine bonhomie où point un semblant reptilien :

« Alexander, » commencé-je, feignant le reproche alors que nous poursuivions notre route vers les tables levées pour l'occasion, « ne soyez pas si sévère envers ce négociant venu nous saluer.
– Oh, ne t'inquiète pas pour moi, Jinendra. J'apprends vite. Et c'est vrai qu'ils ont des gardes ; c'est bien, tu n'auras pas à te salir les mains si ça vient à chauffer un peu. »

Ce vieil ami qui nous ferait presque souhaiter plus d'ennemis se prend à glousser dans sa barbe avant d'enchaîner sur quelques propositions qui soulignent son oubli très vraisemblable d'une bonne part de la population dalentienne, même s'il ne dit évidemment pas de but en blanc en quoi consistent ses ventes non les plus prisées mais surtout les plus coûteuses ; je doute toutefois, ce avec raison je suppose, que le farïd se vende aussi bien ici que là bas. Je ne lui en veux pas de s'y essayer, et laisse la conversation aller, surveillant d'un œil distrait les déplacements de mon esclave ailé. Celui-ci s'est retrouvé tremblant et ses yeux dilatés, petite chose sauvage et effrayée quand le mercenaire s'est surpris lui aussi à tanguer. Je cille. Mes yeux passent des uns aux autres, déconcentrés un instant de la jeune Elizabeth dont la vue est imposée à mon invitée mentale par pure provocation. Mal m'en prend, car un nouveau spectacle me surprend. Abbadir, dans son costume d'insecte pollinisateur, contemple lui aussi l'époustouflante floraison qui se saisit de la chevelure désormais scintillante de la jeune femme … vision qui, j'en suis persuadé, ne laissera pas la pirate cachée au sein de son réceptacle longtemps indifférente.

« Vous avez un goût certain pour la mise en scène, Mademoiselle Krov, » soufflé-je, encore sous le coup de ce dont nous sommes témoins. Krieger ne me semble pas dans son assiette, subissant sans doute le contre-coup d'une longue journée passée sous un soleil incendiaire. Toute proposition dont je serais la source se trouverait bien moins facilement perçue comme une solution potentielle … aussi me contenté-je simplement de lui offrir de s'asseoir un instant, quelque siège pouvant être glissé de dessous les tablées chargées de chère et de boisson. Il m'est en cet instant inconcevable de m'inquiéter quant à Ramal, subjugué par la pousse fantastique jaillie d'entre les mèches rousses de la jeune Dalentienne. Il n'est pas le seul à s'être arrêté dans son discours : certains Thares ont apprécié le spectacle, ce bien assez pour croire à la fantaisie de l'une d'entre-eux ; j'entends certaines mains applaudir, certains pas s'approcher. Le négociant, lui, voyant une mèche scintiller et dévaler en cascade sous les pétales, semble prêt à se laisser séduire par l'idée d'une cueillette. Tourné vers Krov, il ose :

« Je peux … ? »

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