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 La chasse à la fortune

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Perséphone
Esclavagiste
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Messages : 67
Date d'inscription : 03/03/2018

MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Sam 31 Mar - 4:55

Je me frottai encore la tête avant dans lancer un regard assassin en direction du cloporte qui m'avait probablement détruit quelques neurones supplémentaires. Bravo. Bien joué sombre petit idiot. C'était ces derniers qui m'avaient permis, entre autre chose bien entendu, d'accéder à mon poste actuel. Si j'en venais à devenir aussi abrutie que mes employés... on aurai plus qu'à créer une troupe itinérante. Ou remplacer les singes dans les zoos. Plus à notre portée, effectivement.

"C'est rien. C'est rien." Rassurer un gosse en le fixant comme si j'allais lui arracher les globes oculaires n'était peut-être pas la meilleure solution. En attendant, il était pénible à chialer comme ça. "Au lieu de te rouler en boule tu devrais pas faire ce que ton "Wanaka" veut de toi l'andouille ? Traduit. C'est tout. Et mouche toi, merde." Je soupirai et recommençai à m'adresser à celui qui m'interessait vraiment. "Ah ?Vraiment ? Rien ?" Bizarre ça. Quand t'achète, t'avais généralement toujours un certificat, sauf chez les confrères à éviter. Il était vraiment pas banal lui. "Vous êtes pas banal vous." Je levai un sourcil: j'étais dubitative. Oui. Vous avez bien compris: dubitative. Et je connaissais la signification en plus. "J'ai du mal à vous croire. Comment je prouve qu'ils viennent de chez vous. Vous avez vu ma trogne ? J'ai exceptionnellement les moyens de vous les acheter. Je vais pas revenir la dessus... Mais bon. Comme tout objet qui a un minimum de valeur, y'a forcément un certificat d'authenticité. Y'a des choses dont je suis au courant quand même." J'étais nouvelle dans le métier mais je m'étais renseignée sur quelques détails. Tullus revenait: il avait tellement couru comme un dératé dans tout Cestra qu'il soufflait comme un boeuf. Il allait pas me claquer entre les doigts j'éspère. D'un geste, je lui indiquai de poser le coffre à mes pieds. Je montai dessus. Toujours pas à hauteur du bonhomme avec qui je tentais de faire affaire. Mais c'était déjà mieux. "On cherche à rouler la jeunesse ? C'est pas beau M'sieur. Votre mère doit pas être fière." Je croisai les bras. "A moins qu'on ne m'ai pas conseillé la bonne adresse. Avec un peu de fardage, c'est simple de faire paraitre vos p'tits clampins en meilleure forme qu'ils ne le sont. J'ai déjà fait. Je suis certaine que la mère croit encore que son fils est vivant d'ailleurs. Si je fais un effort de mon côté... faudrait y mettre un peu du votre. Et dites à ce gosse d'arrêter de chialer à la fin." Les enfants avaient le don pour m'énerver. Et là, je commençais presque à perdre patience.

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Sam 31 Mar - 18:28

Une fois à hauteur d'un jeune dragonneau tout recroquevillé à terre et dont les grosses larmes et la morve font fontaine sur une frimousse enfantine, je détache le garnement complètement traumatisé du sol en me demandant si son sceau ne vient pas jouer avec ses nerfs ; je le prends sans nul problème dans la saignée de mes bras d'un geste qui se voudrait rassurant, sans rien lui reprocher maintenant que les affaires se poursuivent sans qu'aucun nuage ne vienne obscurcir notre ciel commercial par quelque tracasserie funeste. À ceci, j'ajoute même celle de mes mimiques les plus sucrées dès que mon associée en vient à soulever le souci de toute cette paperasserie que je n'ai pas mis à sa pleine disposition :
    « Ah, j'attendais justement que vous me les demandiez ; dans les faits, rien dessus n'est à signer, je n'ai seulement qu'à vous les remettre. Mais je suis sûr qu'Abbadir se fera un plaisir de se rattraper et d'aller lui-même chercher les certificats pour clore notre transaction ; tout sera en règle dés que vous aurez … eh bien, réglé ce que vous me devez. »

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Abbadir Devaraja
Petit prince des emmerdeurs
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Dim 1 Avr - 17:41

Pas de colère ? Je se laissa porter par le Wanaka qui rassure Abbadir. Calmé, Je se frotta les yeux pendant que le Basileus continuai les affaires avec la cliente. Cette fois: écouter ! Il fallait écouter avant d'attaquer les gens. Mission ? Le Wanaka avait investi Je d'une mission ?! Vite: ne pas décevoir. Je se métamorphosa en dragon dans les bras du Basileus et partit chercher les certificats demandés dans le bureau. Il ne fallut que quelques instants à Abe pour revenir, changer de forme devant le Maître et lui tendre la paperasse, tout sourire.

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Jinendra Devaraja
dit « Le Cordial »
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Lun 2 Avr - 12:56

[Hymne perso]

Je prends en douceur les documents qu'il me tend : ce sont ceux des ouvriers et autres travailleurs plus axés sur les exercices physiques qu'intellectuels ; il ne me faut pas feuilleter longtemps avant de trouver les trois hommes que je vends aujourd'hui, ainsi que les papiers qui accompagnaient ma chimère quand je me la suis procurée. Je tends le reste des documents à mon jeune esclave et ordonne ceux dont je vais me séparer, sans jamais cesser de sourire. Une fois l'une de mes mains libérées, je m'en sers pour frotter affectueusement le sommet du petit crâne blond perdu sous toutes ses boucles :
    « C'est du bon travail, Abbadir ; attend encore un peu. »
C'est sans me presser que je fais mine de m'assurer de la véracité ainsi que de l'actualité des informations qui gisent ici sur les papiers ; puis, enfin, les présentant à Perséphone (sans toutefois la laisser ne serait-ce que les toucher tant que son or n'est pas arrivé) :
    « Voici : tout me semble en règle, même si je vous inviterais volontiers à vous en assurer par vous-même. Si vous avez pleine satisfaction de vos affaires ici, n'hésitez pas à revenir nous saluer et jeter un œil à ce que vous serez alors capable de vous offrir ; nous aurons aussi peut-être quelques nouveaux arrivages. »
Même si cette jeune femme semble encore sur ses gardes, son inexpérience pourrait m'apporter gros ; elle n'en reste pas moins gourmande, et j'ai peut-être matière à m'amuser un peu si je parviens à la faire entrer dans ce monde par la grande porte.
    « C'est effectivement tout un plaisir de pouvoir voir de nouvelles têtes dans le métier, jeune fille. »

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Perséphone
Esclavagiste
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Mar 3 Avr - 7:30

Il s'était vite remis de ses émotions le gamin. En fusant chercher les papiers demandés par son maître, il fit voler quelques une de mes mèches dans mon dos, puis, devant mon visage quand il revint, quelques secondes plus tard. C'était du rapide les affaires chez le Cordial. En attendant, j'étais toujours perchée sur mon coffre. Je tentais d'arranger le désastre capilaire que m'avais causé le dragon, tandis que le grand bonhomme se concentrait sur les documents qu'il tenait en main. C'était devenu particulièrement calme, mes gars paraissaient s'être détendus. Une poussée d'adrénaline ne pouvait pas leur faire de mal de temps en temps, il fallait bien les réveiller et leur rappeler leur métier. Je les payais pas pour glander ou se foutre de la tronche de leur patronne, et puis quoi encore. Ils étaient suffisemment gâtés comme ça. Je me grattai le bout du nez, me mettant légèrement sur la pointe des pieds tout en me penchant afin de voir ce qui était noté sur la paperasse. Peine perdue, il les gardait fermement et en plus... la taille de ce gusse n'était pas conforme aux lois naturelles. J'attendais donc encore qu'il finisse de retrouver les papiers me concernant. "Faudrait penser à investir dans des lunettes. Pense à lui glisser le conseil." Je m'adressai au gosse avec le langage que nous avions en commun. "Je vais effectivement jeter un petit coup d'oeil, histoire de... Donnez moi ça vous serez gentil." Il voulait pas les lâcher, lui. "Ok... ok..." Je descendis de mon pied d'estale, m'accroupis au niveau du coffre et passai discrètement une main dans ma crinière, l'air de rien: j'avais la clé. Je fis ensuite semblant de fouiller dans ma sacoche, simulant le fait que son origine était de cette dernière. On avait tous nos petits trucs, j'allais pas y manquer. J'ouvris donc le dit coffre, prenais quelques bourses que je soupesai à l'aide de ma paume. "1800 pour 1, c'était cela ?" Oui, je grommelais mais dans les faits, quand bien même je me fesais sûrement rouler dans la farine, je connaissais des trouffions encore plus con que moi qui allaient se jeter dessus contre un bon pactole. Je prélevai 3 bourses et les 3/4 de la 4ème. Je connaissais exactement le montant de chacune, les mathématiques et les statistiques étaient ma tase de rhum. Mais fallait pas montrer une once d'intelligence devant les gars, sinon j'étais faite. Je me remis face au Cordial, tendant une main vide réclamant les papiers et l'autre contenant ce qu'il attendait de ma part. "Ca me semble étrangement correct."Coup d'oeil suspicieux vers Devaraja, les documents à hauteur d'yeux, une main sur les hanches et le pieds sur le coffre après avoir refermé le couvercle, pas deux fois de suite: j'avais bien vu le regard du dragon sur les épaules de son "Wanaka". "C'est tout alors ? Tullus, ramène le coffre. Bon... mes camarades vont les ramener. Toi !" Je pointai du doigt celui qui me paraissait être le plus éveillé et lui jetai le reste du dernier quart de la bousre que j'avais encore dans la main. "Va chercher de quoi les nourrire pour le trajet." Je fis demi-tour, affichant de nouveau mon sourire de commerçante et tendis la main à mon nouveau collaborateur. "Un plaisir d'avoir fait affaire avec vous, monsieur Devaraja. En éspérant se revoir dans les meilleurs termes possibles."

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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   

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