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 La chasse à la fortune

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Perséphone
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MessageSujet: La chasse à la fortune   Ven 9 Mar - 18:31

"Attendez ici. Ordonnai-je à mes hommes. Je vais me renseigner, savoir si, cette fois, Karim nous a bien amené au bon endroit."

Notre vaisseau venais tout juste d'atterir dans le port de Cestra. Enfin. Cela faisait 3 semaines que nous étions partis d'Enarida. J'allais devoir changer de pilote si je voulais que le commerce fonctionne. Quel crétin. Tous des imbéciles. Mais bon, il fallait bien commencer pour perdurer.
D'après les descriptions que l'on m'avait fait de Tharen: nous étions sûrement au bon endroit. Beaucoup de verdure, il faisait chaud, humide, tout était trop coloré, bruyant et... vivant. Mais c'était soi-disant ici que je trouverais les meilleurs esclaves. Du moins, en terme de prix. L'on m'avait aussi fournis une adresse et un nom:

"Jinène... Djinèn... Jinendra Deuveuraja... Oh pis merde." je grommelais sur le chemin, éspérant qu'il s'agissait de celui qui me mènerait au boui-boui du dit personnage, ou, à défaut, au centre de la cité. "Hey, toi !" appelai-je un clanpin choisi au hasard parmis une mutlitude de ses confrères. "Il est ou le Cordial ?" la phrase me paraissait justement énoncée, j'éspèrais seulement ne pas avoir dit autre chose, les dialectes étrangers et moi, c'était comme tenter d'accoupler un humain à une baleine: amusant mais pas beau à voir.

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Sam 10 Mar - 14:02

La crue fait régner une certaine fraîcheur sous la voûte feuillolante des arbres : un soleil clair perce la tenture végétale et laisse, dans les parcs et sur certains chemins, l'impression d'avancer sous la surface ondoyante d'un océan vert. La fin des pluies et la fraîcheur qui entoure le Ternier ont eu raison de moi : j'ai chaussé le plus aimable de mes fils, attrapé au collet mon esclave le plus serviable et, Abbadir sous le bras, j'ai eu envie de quitter ma demeure citadine pour profiter un peu de l'effervescence portuaire. Je perds en chemin mon dragonneau, qui se plaît à jouer dans les palétuviers et à bondir sur leurs racines tentaculaires ; je garde distraitement une oreille attentive à un appel éventuel de sa part et, le pas paisible, je me laisse tenter par les éventaires colorés dont les arômes affriandent les sens de mon fils. J'ai bien des peines à ne pas succomber à leur pression, et je choisis de ne pas m'interdire de flatter jusqu'à son toucher quand j'observe certaines marchandises présentées çà et là. Le marché aux esclaves, sur cette rive-ci du Ternier, a ce petit quelque chose qui lui donne une saveur pour le moins enivrante : je sais quels onguents ont servi à frotter quels cheveux, quels pigments ont peint quelles peaux, et cette air familier mêlé avec l'exotisme des corps me fait par trois fois retirer le gant dans la plus pure des déformations professionnelles. Tout absorbé que je suis dans l'étude d'un produit qui paraît faire la fierté de ce concurrent endimanché qui n'en finit plus de me le présenter, j'ai bien failli manquer le jappement interloqué de ce pauvre esclave que j'avais emmené. L'oreille se lèverait presque quand je m'entends ainsi nommé, quand les commissures, elles, ne se sont pas fait attendre. Je me redresse et, de toute ma hauteur, fait face à une bien curieuse créature dont l'accent si particulier donne un piquant aventurier à mon surnom pourtant si coutumier :
    « Je vous en prie, n'effrayez donc pas ce bon Abdervus avec vos questions : ce pauvre bougre ne saurait vous répondre sans sa langue, qu'il a perdu à force de trop en dire, » souris-je doucereusement avant de préciser dans un énaride franc quoique bancal : « Vouvós ; pou epidiókei le Cordial ? »
L'elfe sent les voyages et l'iode ; façon peut-être autrement plus poète de penser que les mots qui viennent d'abord à mon fils : la marée haute et les jours sans bon bain. Avec les quelques pièces que je lui ai données, mon interprète ne devrait plus tarder à revenir les bras assez chargés pour faire bombance des jours durant.

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Sam 10 Mar - 16:38

Abbadir savait dès le réveil que cette journée allait se passer majoritairement dehors. Wanaka aimait pas trop la chaleur. Cette dernière ne dérangeait pas Abbadir: la nature draconique sûrement. Mais il est vrai que la fraîcheur accompagnant la fin des pluies était la bienvenue. Wanaka était venu le chercher en début d'après-midi, juste après le repas, pour l'emmener promener avec lui. Il était content ! Très content ! S'amuser dans les racines des grands arbres avec les petits pieds qui bondissent: rigolo ! Surtout après avoir reçu quelques pièces pour s'acheter des babioles. Pour dire la vérité, Abbadir n'avait qu'une seule envie: trouver de quoi se substanter. Il pensait à quoi le cuisinier ? L'enfant était en croissance perpetuelle: il devait manger ! Il laissa alors Wanaka quelques instants, le temps de se prendre son fétiche !
Fait, le moi chercha le maître de l'Oikos partout. Mais savais exactement ou il était en vrai. Le marché avec tous les gens qui sentent bizarres et qui portent de grands colliers tout pas beaux les unissant les uns aux autres. Trouvé ! Abbadir couru en direction du Basileus, les bras chargés de citrons: des verts, des jaunes ! Mais le méchant anoitos accompagnant le maître se stoppa d'un coup: Abbadir n'a pas eu le temps de s'arrêter et lui rentra dans le postérieur, faisant tomber par terre ses jolis trésors.

- Megalo ilithio ! Cria le moi en donnant un coup de pied au pas gentil. Omorfo koritsi ! Jolie dame noire mais sent bizarre... Le Cordial einai brosta sou. Elle vous cherche, Wanaka.

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Perséphone
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Dim 11 Mar - 5:37

Un jour, il faudra me dire quelle est la source de la malédiction dont je suis injustement touchée. Toujours dans la même position, en train de pointer le doigt vers l'individu, qui apparemment était un esclave, je me disais que, tout compte fait c'était un don. Les situations embarrassante me connaissaient. Je les connaissais. On se détestait mais, les première, se déléctaient de me voir m'en dépétrer comme un lapin prit dans le goudron.
Donc, si j'avais parfaitement compris: j'avais trouvé le gugusse. Ok, Karim ne sera pas jeté par dessus bord, du moins, pas cette fois. Il y avait donc un esclave, avec qui parler était cause déséspérée, un mini-humain colérique qui, lui, s'exprimait en parfait énaride et le fameux "Cordial". Si vous trouviez votre famille bizarre, celle-ci offrait un tableau des plus insolites. Après que toutes ces réfléxion me soient passées, je décidai finalement de baisser mon bras et de me placer face au gars que j'étais venue chercher.

"Oui. Je vous cherche. J'essayais de parler leur foutue langue, sans me soucier de savoir si je l'égratinais ou non: après tout, rien que son accent était un parjure à ma race. J'ai besoin d'esclaves. Je suis aeropeirati, émporos,... enfin, je vends des trucs exotics quoi. Et, apparemment, vous êtes le meilleur sur la question. Je commence dans la profession, j'indiquai d'un doigt l'esclave adulte que j'avais surpris, mais j'en veux pas des comme ça. Je suis pas une nourrice ni une poubelle."

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Dim 11 Mar - 17:09

Abdervus est pris d'une secousse quand Abbadir suppose être capable de le traverser sans plus de résistance qu'un nuage opiacé. Il mésestime fort malheureusement sa propre densité : tout son chargement vole aux quatre vents, puis s'en va rouler tout autour de la scène de crime. Je ne saisi rien de ce que gazouille mon dragonneau, mais il semble jurer plus mal qu'un hallier : il mérite bien le petit coup d'écriteau en papier que je lui assène derrière la tête.
    « Abe, s'il te plaît, reste aimable devant les étrangers. Abdervus va ramasser. »
Je reconnais aussi avoir mal pris peut-être sa réaction devant notre jeune et très potentielle cliente, qui a ruiné mon petit effet. J'ai toutefois conservé mon sourire de conséquence et tend à l'elfe une main accueillante.
    « Je suis effectivement le Cordial, c'est bien trop d'honneur que vous me faites. Ne vous embarrassez pas de notre dialecte, et laissez-donc mon jeune interprète traduire pour nous. »
Mon suivant, penché sur les citrons dont il est responsable de la triste chute, profite d'un moment où je semble concentré sur l'étrangère pour lui adresser un geste ma foi … aussi fleuri que distingué qui contient un certain pittoresque.
    « Il n'est pas de ce que je propose à la vente, jeune femme. Voudriez-vous bien, je vous prie … me communiquer votre nom ? Avant que je ne vous conduise vers l'essentiel de mes stocks ? Nous pourrons aussi partager une carafe d'un vin local, vous semblez d'assez méchante humeur : cela devrait suffire à vous requinquer. »

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Mar 13 Mar - 19:43

Wanaka pas content. Bobo la tête à Abbadir. L'esclave qui ne savait pas parler en paierait le prix: avec les dents de moi. Ego lui fit comprendre d'un regard tranchant et pleins de colère. Lorsque le Basileus indiqua Abbadir du doigt, ego se prosterna devant la Kyria, future potentielle acheteuse, si ego avait retenu.

- Eimai o dierminéas, Kyria. Sklavos tou ploiarchou. To onoma mou einai Abbadir. Toujours se présenter et donner son titre. Elever le Basileus à son rang et me placer au mien. Beaucoup mieux pour les affaires.

Ego était content d'être dehors en cette belle journée fraîche. Mais, Abbadir n'allait pas apprécier autant la Kyria noire qu'il le pensait. A cause des affaires, ils devaient déjà rentrer à l'Oikos. Les citrons étaient par terre, le Sklavos écrasait les citrons d' Abbadir en faisant semblant de les ramasser et ils devaient travailler. Oz s'accrocha à la manche du Wanaka et le ragarda des yeux tout mouillés.

- Oh, Wanaka, s'il vous plait, Ego veut rester encore un peu ! Pas rentrer maintenant. Encore juste un peu. Lancer des coups d'oeils en direction de la Kyria: peut-être soutiendrait-elle le moi dans sa tentative déséspérée.

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Perséphone
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Mer 14 Mar - 17:46

Bon, apparemment c'était du rapide. J'avais donc bel et bien réussi à trouver le fameux Jinendra Devaraja dit... "le Cordial". Pourquoi pas. Chacun son truc. Si il aimait se doter d'un surnom ridicule, ça ne regardait que lui. Mais Bon, on allait pas revenir la dessus, on s'était déjà bien fendue la poire avec les gars quand on nous avait conseillé le bonhomme. Avant de le rencontrer, je pensais même à une blague. Eh non. Le métier de commerçant allait être plus intéressant que prévu.
Il avait quand même l'air sympathique. Mais... trop. Un sourire figé sur une tête chauve plantée en haut d'un corps qui devait bien faire 2 ou 3 têtes de plus que moi. Le genre de type qui adore utiliser la tactique des plantes carnivores: attirer les proies pour mieux les dévorer. Parfait. Je voulais plus faire affaire avec un stupide marchand.

"Un interprète ? Demandai-je en énaride au gamin. Bon, ça allait être plus simple de ce côté au moins. Esclave ? Il en a d'autre des comme toi ? Les enfants qui parlent plusieurs langues, c'est bon pour le commerce. Ajoutai-je avant que le petit commence à me traduire ce que me disait son maître. Mon nom ? Toujours en Énaride, je m'adressais directement au concerné, son esclave traduisant avec une aisance assez impressionnante pour son âge. Je serrais la main que l'on me tendait d'une poigne ferme et sûre. Perséphone. Écoutez, ça serait pas de refus mais je suis pas toute seule, m'sieur Devaraja. Et si je veux éviter tout soulèvement sur mon navire, je ferais mieux d'aller chercher mes gars qui sont en train d'y pourrir depuis 3 semaines. Ca vous laisse la possibilité de vous ballader avec votre monstre et l'autre connard qui me fait des doigts depuis tout à l'heure. Je le voyais effectivement du coin de l'oeil s'entraîner au langage des signes. Signes connu à l'international. S'il n'arrête pas je jure de lui couper les phalanges et de lui fourrer chaque orifice avec ses doigts. Tous sans exception."

J'étais curieuse de savoir comment le petit esclave allait traduire ce dernier point. Mais je suppose que le simple regard que je lançai en direction du gros malin qui ramassais les citrons, formait en lui seul, une traduction des plus parfaites.


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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Ven 16 Mar - 17:46

Je souris à la jeune Perséphone alors qu'elle s'accroche à ma poigne gantée sans quitter mon petit protégé des yeux, ce que je vis non sans une certaine fierté :
    « Si mon petit Abbadir est un spécimen unique que je ne souhaite pas rendre disponible à la vente, j'ai quelques jeunes enfants laissés en contact prolongé avec quelques Enarides trouvés en chemin ; nous pourrons les voir à votre convenance dès que vous aurez parlé à vos hommes, » lui énoncé-je sur mon ton le plus professionnellement enjoué dont je dispose, avant d'ajouter : « n'hésitez pas par ailleurs à employer les différentes commodités qui seront à votre disposition une fois que nous seront arrivés sur mes terres, jeune fille, ainsi que ceux de vos collègues qui souhaiteront vous accompagner. »
Je sors un carnet et un crayon du revers de ma tenue pour y indiquer mon adresse d'exercice alors que le sujet dévie sur la suite qui fait ma compagnie sur cette rive du Ternier aujourd'hui. Je n'y prête pas une oreille très affectée et réponds sans nulle alarme, juste sur un petit rire attendri à l'attention des deux mâles dont j'ai choisi l'escorte :
    « Abdervus est très certainement, parmi les quelques cinq cent têtes qui constituent l'ensemble de mes marchandises régulières, le plus démonstratif d'entre tous ; il est fin lettré et se suppose au-dessus de toute correction, mais est assez prévenant ainsi que prévenu pour ne plus faire de telles manifestations de mécontentement pour aujourd'hui. »
Quant à mon jeune dragonneau, comme je pose mes paumes sur ses épaules étroites et si frêles :
    « Abbadir, sèche ces vilaines larmes de crocodile ou tu vas les faire venir jusqu'à nous ; tiens, » lui dis-je une fois à sa hauteur, un thaor soudain présenté à l'enfant entre deux doigts, « vas remplacer ce que Abdervus n'a pas pu ramasser. »

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Sam 17 Mar - 10:33

Abbadir aimait bien la kyria. Langage fleuri comme dirait le Wanaka ! Rigolo de traduire mais... parfois, kyria utilisait des mots qu'ego ne parvenait pas à comprendre. Dans ce cas, il tentait d'expliquer au mieux au Basileus ou faisait une petite moue de réflexion. Ego était tout content quand le Wanaka parlait de lui comme d'un être unique. Tout le monde l'enviait avec Abbadir.

- O ploíarchos eínai polý evgenikós. Álla paidiá eínai san eména. Allá óchi polý. Tentai-je d'expliquer à la kyria. Écho káti idiaítero.

Ego s'essuyait les yeux et le nez avec sa manche. Une fois, il avait oublié et l'avait fait sur la veste du Wanaka. Plus recommencer. Sinon: fini les citrons. Abbadir faisait parfois des bétises. Mais il était chaque fois puni justement. Le Basileus avait toujours raison. En parlant de correction, le Wanaka se tourna vers Abdervus, le vilain qui détruisait les citrons et passerait une soirée digne de la colère d'Abbadir. Ego lui lança un regard provocateur: on ne s'en prenait pas aux biens d'Abbadir, encore moins quand ceux-ci étaient offerts par le Basileus. O ploíarchos, dans sa grandeur et sa gentillesse donna à Abbadir un sou pour s'acheter d'autres citrons. Un homme plus que respectable. Juste et bon ! La kyria commença à repartir. Abbadir n'avait pas trop suivit la fin de la conversation. Ego tenait la pièce dans la main et fit un grand sourire au Wanaka. Lorsque la dame fut loin, ego tira sur la manche du Wanaka.

- Ego la suis ?

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Perséphone
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Sam 17 Mar - 12:59

Serrer une main gantée n'était pas très agréable. Mais, au vu de l'état déplorable de mes paluches, il valait probablement mieux pour lui protéger les siennes. Le gamin avait dû traduire correctement d'après les réponses que je recevais. Alors comme ça, il en avait d'autres. Cela allait être interessant. Si je pensais avoir vu l'un des plus grands marchés aux esclaves depuis le début de ma carrière, ce qui nous attendait apparemment chez ce grand chauve allait être d'un niveau encore supérieur.

"Ok. Bon, je crois qu'ils vont être intenables chez vous. J'éspère que vous êtes sûr de ce que vous faites, m'sieur D'varaja parce que, quand on est lancé, on n's'arrête plus. Fis-je en prenant son papier, un sourire au coin des lèvres. Je me dépêche."

Après quoi je filais en slaloment entre les passants et autres échoppes en tout genre, droit vers le port d'ou je venais. Une fois arrivée, je nommais la moitier de mes gars pour m'accompagner, les autres attendant sur le bâteaux jusqu'à ce que nous en ayons terminé avec les transactions. Nous nous dirigions par la suite vers la demeure de Sir D'varaja. Une fois le pont séparant les deux parties de la capitale traversé, nous fesions taches dans le décors. Effectivement, même les esclaves que nous croisions encore paraissaient être mieux lavés que nous. Dans un sens, on peut affirmer que personne n'osait venir nous emmerder. Ca c'étaient mes p'tits gars. De vrais hommes, pas des lopettes en robes plus maquillés que des putains. Au bout d'une trentaine de minutes nous arrivions enfin devant chez notre nouveau collaborateur.

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Mar 20 Mar - 10:47

Quand notre charmante clientèle tourne les talons, je me penche à la hauteur d'Abbadir dont je gratte affectueusement les mèches blondes :
    « Si tu veux bien, Abe ; mais sois discret. »
Je pose mon front contre le sien et le laisse aller comme bon lui semble ; je retourne ensuite à ce bon Abdervus qui a compris qu'une belle série d'ordres approchait :
    « Au domaine. Je ne sais pas quel cahier des charges cette elfette tient à respecter : nous allons tâcher de lui en faire voir pour son argent. »
Ce qui signifie que nous allons devoir réunir tant certains de nos meilleurs artisans que de nos plus belles créatures d'agrément, chimères comprises, si nous voulions ne serait-ce qu'attirer l'attention de notre Enaride en visite ; la fidéliser sera ainsi tâche aisée. Je prête main forte à mon esclave en allant moi-même convier plusieurs spécimens qui pourraient faire la fierté d'autres que moi, mais que je ne saurais mettre en concours pour me représenter pleinement : ils ne sont pas mes meilleures têtes, mais bien en sommet de liste, trop chers encore pour le thare moyen ; plusieurs serviteurs sont dépêchés pour aller cueillir des travailleurs et des aides plus à même de plaire à toutes les bourses, puisque je ne suppose pas ma visiteuse capable de très grands investissements. Au moins, la coupe de leur tenue ne laisse pas songer qu'il s'agit là d'une chair quelconque que je mets en vente. Voyant en contre-bas la compagnie de nos amis les elfes approcher, je descends l'allée et invite d'un geste mes serviteurs à ouvrir les portes malgré leurs regards plus que dubitatifs.
    « Entrez, entrez. Vous me préciserez ce que vous venez chercher, dans notre charmant archipel. »

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Jeu 22 Mar - 6:54

Ego avait donc autorisation. Que de plaisir aujourd'hui. Abbadir regarda dans sa paume les pièces que le Wanaka venait tout juste de lui donner. Égo les mit en sécurité dans les poches de son petit sarouel. Plus tard. Économie. Ploútos pour futur investissement en citron. Ego se sépara à regret du Basileus qui avait beaucoup de travail en prévision. Une fois hors de vue, Abbadir prit sa forme favorite et par ses fterá qui faisaient sa fierté, prit son envole.
Ego fut déçu de sa mission: rien de particulier à noter ou à voir. L'équipage du navire de la kyria était comme imaginé. Mais la future pelátis etait la seule femme ou les autres ressemblaient en tout point à des hommes. Nul. Ego décida de rentrer à la maison du Wanaka. Les affaires allaient peut-être offrir un spectacle asteíos. Sans difficulté, égo double le groupe et retourna auprès du Basileus. Moue de tristesse.

- Ils ont un várka volant. Equipage de... ego tenta de se souvenir en comptant sur ses doigts. Dódeka... dousse... gens. Dit Abbadir, montrant le compte à l'aide de ses mains afin d'être sûr que le Wanaka avait compris. Les chiffres étaient difficiles à retenir.

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Perséphone
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Ven 23 Mar - 5:14

Nous étions donc devant la charmante petite bâtisse de ce cher m'sieur le Cordial. Si on pouvait souligner une chose (qui ne sera sûrement jamais assez dite mais dont on se foutait royalement) c'était bien que mes gars et moi-même, on faisait tâche dans ce décors luxuriant. Telles de grosses mouches autour d'une pâtisserie orientale. En bref, sa baraque envoyait du lourd: question taille, je vais pas m'éterniser au risque de vexer mes hommes mais si on devait comparer à la taille de mon navire, même le savant le plus expérimenté en aurait pour toute une vie à chercher le multiple de l'infini. Très ornementée, richement drapée, des couleurs partout à vous en faire vomir des arc-en-ciel par les yeux et des plantes... Ça je connaissais.

"Oh merde... On aura jamais les moyens de faire affaire avec un gros comme lui, c'ptaine."

"On devrait se lancer dans le jardinage. Plus à notre niveau. A Dalentour, on pourrait se faire un bon gagne pain aupres des alchimistes."

"Fermez-la les gonzesse, je réfléchi."

"Oh putain, on est plus mal qu'on le pensait les gars. Aïe ! Fait chier celle-la... Capitaine, pardon." Quand on me cherchait, on me trouvait facilement.

"La prochaine fois, je viserai pas à côté." Je me reconcentrai sur le bâtiment.

Effectivement, si nous étions parvenu à trouver le bonhomme, il s'agissait d'un gros poisson dans le domaine. Le genre de celui qu'aucun marin ne voudrait rencontrer sur mer. Une des raisons pour lesquels mon bateau volait. Notre arrivée n'était pas passée inaperçue cependant. J'aurai dû m'en douter. Si je me posais déjà des questions au vu de l'extérieur, quand les portes s'ouvrirent juste sous mon nez, l'intérieur me fit exploser de rire. Reprend-toi idiote !

"Je ne sais plus trop ce que je cherche en fait, m'sieur D'varaja. Mais on risque de s'entendre." J'entrai sans plus attendre, invitant d'un geste mes 6 gars dubitatifs à me suivre.

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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Dim 25 Mar - 14:38

Le dragonneau reprend place près de moi, masqué par l'encadrement des portes ainsi que les quelques serviteurs chargés de faire bon accueil ; il reprend son corps d'enfant pour se poser à mon côté et me dresser un état des lieux … rassurant pour qui commerce avec les drows, décevant pour qui souhaite faire affaire : je ne m'attendais pas à rencontrer aujourd'hui un gros ponte de l'esclavage, mais j'espérais au moins me faire un peu d'argent dans l'immédiat, non investir à perte ; c'est avec un certain brio que je parviens malgré tout à dissimuler à tout ce petit équipage le goût amer des batailles perdues qu'ils m'évoquent, dans cette guerre commerciale. Il est composé de six marins, six mâles dont ma jeune cliente semble avoir pris la tête. Je suppose donc avoir affaire à une petite teigne bien trempée, bien tranchante, et qui ne se laissera pas aisément piétiner : elle valait peut-être la peine d'investir un peu dans son entreprise. Courbette.
    « Jeune fille, je pourrais faire de vous une femme riche, et en bien peu de temps si vous savez prendre soin des marchandises qui en valent la peine. »
Je les invite d'un geste à me suivre, contourner les murs de ma demeure pour arriver à proximité des annexes propres à ma maison : j'ai fais venir là trois exemplaires pour chacune des spécialités suivantes : artisanat de toute espèce, diplomatie, agrément, quelques derniers hommes, orcs et chimères plus axés sur des démonstrations de force.
    « Je doute que les esclaves dévoués à l'agrément soient pour l'instant une marchandise que vous pourriez maintenir en bon état toute la durée de vos trajets et dans les conditions qui seyent à leur constitution parfois fragile, » commencé-je à conseiller et démontrer, le petit bras fin d'une jeune femme tendu en illustration de mes dires ; « Celle-ci est harpiste ; poète aussi. Une Thare condamnée à finir ses jours comme chimère. »
Je lève le menton de la petite créature pour qu'ils puissent en voir les yeux félins, ainsi que les nuances qui colorent sa carnation selon un damas exotique. Puis, comme j'attrape son voisin par l'épaule : [hide]« Ceux de cette espèce-ci devraient être plus à la convenance des publics auxquels vous aurez le plus de facilité à vous adresser : un grand gaillard, plus haut et plus solide que je ne le suis moi-même. Mais sage, très sage : il a l'avantage de ne pas rencontrer les mêmes limitations que nos chimères, même si je lui ai enseigné à se tenir tranquille, » plaisanté-je avant d'apporter quelques précisions : « Bien sûr, je ne suis pas chimériste : je ne peux pas faire sur-mesure pour vous les bêtes sur lesquelles vous tomberez ici. » [/list]Je me retourne vivement vers la compagnie, tout sourire dehors :
    « Pardonnez-moi de devoir enchaîner sur cette question d'importance … êtes-vous en possession de la devise locale ? Je préfère que tout achat soit effectué en thaori : je ne tiens pas à vous infliger des frais inutiles. »

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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Lun 26 Mar - 5:19

Le petit esclave n'eut même pas la peine de traduire la première phrase, je le coupai d'un geste de la main, presque en lui écrasant le pif. Tout ça sans quitter son maître le Cordial du regard. Mon attention s'était arrêté sur la partie "faire de vous une femme riche". Tentant... très tentant... objectif même. Je serais presque allée lui faire un câlin mais ça, c'était sûrement dû à la fatigue du trajet. J'espérais du moins. Lorsqu'il nous présenta certaine de ses pièces, mes gars attendirent sagement derrière, pendant que j'avancais et les inspectais, une main sur le menton pour me donner l'air intelligent. Effectivement, oui. La, c'était de l'esclave de compétition, pas encore dans mes cordes. Si je proposais ça a mes clients actuels, ils me riraient au nez. C'etait pas le moment de me faire passer encore davantage pour une incapable, dans les faits, faudrait qu'un jour je cherche la signification de mon prénom et le compare avec l'alignement des astres lors du jour de ma naissance. Je suis sûre que les planètes me feraient un doigt. Bref, je me mordais la lèvre inférieure: tique nerveux. La vue de la petite chimère harpiste me fit prendre conscience de quelque chose, me laissant un peu honteuse intérieurement. Hein ? Non, pas que l'esclavage s'était mal. Juste que vendre des esclaves vivants, bah... C'était mieux pour le commerce. J'examinai le grand gaillard dont il me vantait la robustesse, comme si j'étais au marché du jeudi matin à tâter des fruits pour une tarte. Je le laissais me parler, écoutant d'une oreille. Il fallait commencer en bas de l'échelle, puis, avec le temps et les bénéfices, je pourrai apporter quelques modifications sur mon rafiot. Aménager la cale pour en faire un espace plus sécuritaire et confortable pour des esclaves haut de gamme, par exemple. Et changer d'équipage. Oui: du coin de l'oeil, j'aperçu l'un de mes crétins qui venait de faite tomber un truc. Ca aurait pu juste s'arrêter là dans les faits... Si ils ne s'étaient pas mis à trois pour le ramasser, se cognant la tête les uns contre les autres. Ils rigolaient comme des idiots. Les astres... les astres, c'etait une certitude.
Je pris mon plus beau sourire et me retournai d'un geste vers celui qui m'intéressait vraiment. Le pointant du doigt comme on indique une bonne prise.

"Vous avez toute mon attention, m'sieur Devaraja." Je levai ensuite une main en secouant la tête. "Non... vous pouvez être sûr de faire affaire avec les bonnes personnes. Ma détermination est sans faille." Je m'approchai ensuite, l'attrapai pas la manche afin de le mettre un peu plus loin de la zone d'écoute de mes hommes. "Niveau investissement..." coup d'oeil en direction des concernés. Fallait bien se lancer. "J'ai de quoi vous payer dans l'immédiat. Sans problème." Avec la paye de tes gars ma belle. Des idées magiques comme celle-là, j'en avait à la pelle. Franchement, qu'est-ce qui pourrai mal tourner ?




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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Lun 26 Mar - 12:18

[Petite ambiance]

Voilà une réaction bien surprenante venant d'une jeune femme qui semble pourtant d'un mental et d'une stature bien suffisants pour faire à tous … et qui pourtant vient me prendre à part pour traiter d'argent. Toujours souriant, je dois me pencher à son niveau pour saisir pleinement les mots de ma collègue ; ils ne sont en fait que ceux auxquels tout un chacun aurait pu attendre en pareille circonstance, en l’occurrence la parfaite assurance de ne pas travailler à perte. Le commerçant que je suis n'en demeure pas moins sur ses gardes, et ce d'autant plus.
    « J'espère en effet que ce sera sans problème, mademoiselle ; la maison qui est la mienne ne fait pas crédit, ou bien difficilement, » acquiescé-je avant de me redresser de toute ma stature ; « un semblable spécimen s'élève à 1800 thaori … je suppose que cette somme est dans vos cordes ? Il les mérite : c'est le fruit d'un travail de longue haleine et d'une éducation solide ; j'ai veillé à son bon maintien physique depuis les premiers jours de sa vie. »
Je ne me voile pas la face : la voir faire quelques cachotteries à ses hommes (enfin, son équipage) me pousse à voir mes investissements à la baisse ; je compte pourtant essayer de me mettre ces jeunes gens dans la poche, autant que l'or que je parviendrai à en extraire.

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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Lun 26 Mar - 16:52

Si on pouvait être sûr d'une chose, c'était qu'il semblait à l'écoute. J'avoue que l'idée subite d'utiliser l'argent de l'équipage pour investir m'était venue "au talent". Mais ce fut au moment de prononcer cette dernière de vive voix que je me rendis réellement compte de l'enjeux que cela comportait. Un coup d'oeil rapide derrière le Cordial me fis finalement prendre conscience que mes imbéciles d'employés n'y verraient sûrement que du feu. Rien à perdre de ce côté, ou alors, j'aurais simplement à partir en les abandonnant sur une île. Evoquez la présence d'une taverne faisant des promotions ou d'une maison de plaisir dans tel ou tel endroits et vous pouviez les emmener ou vous vouliez. Néanmoins, un problème perdurait et semblait décidé à me coller aux basques encore pour un bout de temps. Regard rapide en direction des esclaves, je me remordais la lèvre inférieure: saleté de tique nerveux. Je me reconcentrai sur Devaraja et repris mon sourire de commerçante.

"Pas de crédit !" Répètai-je avec ses propres termes en levant les deux mains pour signifier mon entière collaboration. Je comprennais à peu près les termes relatifs aux lois du marché. "Pour autant... je pourrai déjà avoir trois ou quatre acheteurs pour des gars comme celui-là. Il m'en faudrait une demi-douzaine dans un premier temps, histoire de leur faire voir si vos esclaves leur conviennent. Comprennez... c'est que c'est un marché difficile... la concurrence... z'êtes pas tout seul. Je peux participer à votre influence et..." t'a pas le fric, débile. Je soupirai et laissai tomber le sourire pour enfin me descider à prendre un air on ne peut plus sérieux. "Ecoutez, j'ai de quoi vous en prendre quatre. Pour deux autres, si vous le désirez, nous avons pas mal d'objets venant directement d'Enarida, en particulier des profondeurs, qui pourraient compléter ce qu'il manque." Je passai la main dans mes cheveux et en retirai un rajout confectionné à l'aide de différentes pierres, roses, bleues, vertes, légèrement translucides. "Pour vous dire la vérité, je ne sais pas vraiment si ce genre de bijoux à de la valeur par chez vous. Mais de la ou je viens, on en a à la pelle. Aaaah... ma petite Persy, ta sincérité te perdra.

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Mar 27 Mar - 11:14

[Petite ambiance légère]

La jeune femme devant moi s'applique maintenant à conclure un accord plus à son avantage ; je vois que mes offrent sont à son goût plutôt ordinaire, et pourtant semble-t-il être par trop coûteux d'entretien. Je la laisse tenter son petit plaidoyer fort rafraîchissant et plein d'un espoir fou si propre à ce qui fonde la jeunesse. Ce qu'elle semble oublier toutefois est qu'elle ne fait pas affaire avec un client, mais bien avec un de ses pairs commerçants qui n'attend que le bon moment pour faire valoir les arguments qui sont les siens. Je me saisis délicatement de la petite tresse qu'elle me tend, sans même chercher à en détailler les perles et les pierres qui la parsèment, enchaînant simplement :
    « Le marché et la concurrence sont bien plus durs pour vous que pour moi, savez-vous ? J'ai fait carrière depuis bien longtemps, et c'est très précisément ce qui vous à menée jusqu'à moi. Je suis parmi les meilleurs dans le domaine, et ce n'est pas sans raison : même au prix que je vous offre, mon cœur saigne à l'idée de devoir me séparer de si bons éléments modelés dès leur plus jeune âge à devenir ce qu'ils sont aujourd'hui, et que je pourrais laisser à la location. Peut-être même pour gagner bien davantage. »
Je soupire, observe ces hommes alignés là ; la tresse semble avoir disparu de mes mains, glissée au creux d'une manche pendant l'expression un peu dramatique de soudains et fort factices doutes.
    « Je suis dans la vente d'esclaves, mademoiselle, pas brocanteur ; toutefois …, » et d'ajouter, comme j'observe plus en détail la richesse de ce qu'elle a placé entre mes mains : « Je consens peut-être à faire une exception. N'allez pas vous méprendre : je n'ai pas construit mon empire sur des exceptions … mais je sais que celles-ci, quand elles sont faites au bon moment, peuvent rapporter plus gros que ce qu'on ne croyait à l'origine. »
La tresse s'est une fois encore volatilisée. Je pense apprécier ce petit jeu dans lequel nous nous entraînons l'un et l'autre, et plus particulièrement quand ma partenaire est de cette chair fraîche dans le métier, si facile à balader à son insu. Je tâche de conserver une petite mine quand j'avance ma contre-proposition :
    « Disons plutôt … cinq hommes et une chimère pour le prix que vous m'en donnez ? »
Je tends la tresse à sa portée comme on renverrait la balle à l'adversaire, patient.

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Abbadir Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Mer 28 Mar - 8:37

Ambiance

Ego s'était finalement éloigné. La Kyria semblait capable de se charger seule des dernières formalités avec le Wanaka. Tout ceci était d'un ennuie... Mais le Basileus paraissait d'humeur taquine tout compte fait. Celui-ci commença à s'amuser avec l'objet tendu par la Kyria. Même Abbadir savait la valeur des choses, elle ne devait vraisemblablement pas être sortie de son trous depuis très longtemps. Incroyable que ce genre de personne soit capable de parler voire même, lire. Ego admira quelques instants les talents du Wanaka, Abbadir se mit à rire, de son petit air enfantin. Mais le temps n'était pas à l'amusement: Ego devait agir et vite ! Surtout pendant que les copains de la Kyria semblaient occupés à autres choses: se frotter la tête ou se moquer ouvertement de leur capitaine tournée en ridicule par le Basileus. Abbadir avait l'habitude de changer de forme comme de manteau. Ni une ni deux, Ego utilisa sa souplesse et sa discrétion hors pair afin de subtiliser les objets dépassant des poches avant de finir son petit jeux et de repartir d'un battement d'ailes, en direction de sa chambre afin de cacher ses trésors: le Wanaka irait à son tour y prendre le contenu quand le temps lui permettrait. Ego retourna finalement se poser sur les épaules du Basileus, tout fier de leur coup. Il ronronna de satisfaction.

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Perséphone
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Mer 28 Mar - 16:55

Dans quoi je m'étais fourrée encore ? J'avais perdu depuis un petit moment mon sourire de commerçante, fixant le bonhomme des yeux, ses mimiques et tours de passe-passe avec ma mèche. Non Persy, tente pas de la reprendre, tu as grandi au milieu d'une tribu de gars, on sait tous comment ça finit généralement... Fallait attendre, ne pas montrer que ça t'énervait au plus au point, essayer de cacher ton tic nerveux à l'oeil et NE PAS SAUTILLER après ton bien. Ce dernier n'étant déjà plus à moi depuis très exactement deux minutes et douze secondes. Et les autres débiles qui se foutaient de ma gueule pendant qu'il se faisaient chaparder leurs affaires. Je me reconcentrai sur le clown qui n'avait toujours pas terminé.

"Ah... oui... effectivement..." Je n'écoutais plus que d'une oreille, les bras croisés. "Faudrait penser à aller consulter un médecin à ce niveau, un coeur qui saigne c'est pas trop normal généralement." Oui bon, pour la traduction, j'étais pas douée et ça pouvait prêter à confusion, or, à ce moment là, je ne pensais pas vraiment à la santé du Cordial mais au pognon qu'il pourrait me permettre d'amasser. "Z'avez fini ? Les magiciens, c'est bon pour les anniversaires d'enfants, je suis une grande fille, m'sieur. On est la pour traiter entre adulte ou pour jouer ?" Je soupirai. "Mes clients ne sont pas vraiment "chimères"." Un léger sourire en coin commença à apparaitre sur mon visage, je m'approchais du gugusse. "Vous êtes justement connu de loin, pas de concurrence, puisque vous êtes "la concurrence"." Je lui tournais autour, faisant à chaque pas, tinter mes bijoux. "Mais voyez-vous, une place, il faut la concerver." Je m'arrêtai et posai une main sur ma poitrine. "Miser sur la jeunesse ne peut que vous faire perdurer. De plus... je vous ouvre encore davantage de portes sur notre beau continent. Mais pour cela..." Je posai ma paume sur le sol en même temps que de mimer une révérence. "J'ai besoin de votre collaboration." Fis-je en réapparaissant derrière lui et en lui tapotant le dos.

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Jinendra Devaraja
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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Mer 28 Mar - 18:15

[Musique]

C'est impressionnant, tout ce flegme dans un aussi petit corps ; ce quand bien même je la sais et je la sens très tentée de venir chercher ce qui est dorénavant mon bien. Je n'en perds ni une miette, ni le sourire. Je fredonne tout paisiblement le temps qu'elle met à grommeler et plaisanter, glisser çà et là ses quelques petites piques venimeuses ; c'est qu'il mord, l'animal. Je ne sais m'empêcher de lui susurrer pour toute réponse, dès lors qu'il s'agit de choisir entre signer ou jouer :
    « Mais un peu des deux ; c'est bien ce qui fait tout le sel de notre commerce, n'est-ce pas, Perséphone ? »
Je ne cesse pas pour autant de gazouiller quelque petit air dont je sens l'utilité … très prochaine, puisque mon interlocutrice, toute charmante qu'elle soit, s'est enfin décidée à se lancer dans ce petit jeu qui est le mien, ce sous les rires de ses comparses ; la voici donc qui entame sa rotation tout autour de ma personne, que je tiens aussi droite qu'il est nécessaires pour lui laisser la voie libre … ainsi que je lui laisse achever son petit discours : je n'ai pas la plus petite idée de ce vers quoi elle souhaite nous amener, tout comme je ne saurais résister à la curiosité qui me pousse si exquisément à la suivre dans ce charmant jeu de force. Le plumage du jeune et léger Abbadir revenu sur le cadre de mes épaules se gonfle sous le courant qui affleure en douceur sur toute la surface de mon corps. Je ne suppose pas de raison qui me pousserait à m'inquiéter outre mesure de ce que cette jeune créature pourrait me faire à moi ou à n'importe laquelle des possessions qui m'accompagne, aussi ne soulevé-je point de vive voix cet instant étrange où elle s'incline avec si peu de naturel … car quand sa paume vient me toucher, un cillement seulement après qu'elle s'est courbée, je sens la tension se décharger et l'électricité s'échapper : faible, discrète, mais voilà qui a dû la réveiller. Je me retourne, m'incline à mon tour :
    « Cessons-là ces petits jeux supposés n'appartenir qu'aux goûters d'anniversaires, chère Perséphone : nous savons tous deux qu'aucune des offres que je vous ferai ne pourra essuyer de refus de votre part … très précisément parce que vous avez besoin de mon entière collaboration. »

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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Jeu 29 Mar - 16:40

Ego s'amusait bien. Les affaires tournaient à l'avantage du Wanaka, à coup sûr ! Pas d'inquiètude, ventre rempli... installé sur les épaules... Ego ferma les yeux après avoir émit un petit gazouilli de satisfaction. Quand la Kyria commença à son tour, Abbadir croyait que le jeux continuait, le Basileus semblait aussi y prendre goût. Mais quelque chose dérangeait ego. Le poil s'hérissa: la Kyria préparait un tour au Wanaka. Elle tournait, tournait,... Ego n'avait pas tout suivi mais lorsque l'Igétis se chargea lui-même, Abbadir montra les crocs. Là, elle disparut: attaque arrière ! Lâche ! Ego ne compris que plus tard... trop tard... Il sauta toutes griffes dehors sur la Kyria, cherchant à défendre le Basileus d'une bien vilaine blague.

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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Ven 30 Mar - 5:25

"Aïeuh ! S'pèce d'enflu..." J'étais vexée. Pas le temps de terminer mon compliment que la bestiole blanche avait dû se dire que prendre un autre repas avec mes tripes en accompagnement serai une bonne idée. Dans un sens, si j'avais eu moyen de finir ma phrase, les transactions auraient sûrement pris fin plus tôt que prévu. Enfin... en attendant je pense m'être, une fois de plus, bien mise en spectacle. La saleté de dragon se propulsa, tentative vaine d'esquive, trop occupée à vouloir engueuler l'autre troufion chauve. Violement poussée en arrière, je m'étalai de tout mon long sur le sol, terminant en me cognant la tête. Les rires de mes gars avaient cessé d'un coup. Je tendis vivement ma main dans leur direction. "Rangez ça les crétins." Ils étaient vifs mes bonhommes mais j'avais pas besoin de défense. Je me remis sur mes fesses, me frottant mon crâne douloureux. "Vos arguments sont saisissants, je vous l'accorde." Je regardais l'interessé, légèrement blasée. "TULLUS ?! Va chercher !" L'idiot hésita quelques secondes avant de s'approcher de moi pendant que je me relevais et m'époussetais. Nos yeux se croisèrent. Il tenta de reculer, trop tard, Je le chopai par le col et le mis à ma hauteur. "Pas moi crétin ! Le fric." Le fait que notre collaborateur ne comprenne que peu l'enaride était un plus que je devrais exploiter davantage dans le futur. Je lâchai Tullus qui reparti à toutes jambes au navire. Demi-tour, je refis face à Devaraja, reprenant mon sourire de commerçante. "Z'avez gagné cette bataille. Mais pas la guerre." Je me rapprochai en sautillant avant de m'arrêter (veillant à concerver une distance de sécurité d'environ 10.75cm entre lui et moi... j'avais encore des fourmis aux pieds). Je le l'indiquai de l'index sans le quitter des yeux. "Z'êtes dur en affaire". Je soupirai avant de reculer d'un pas afin d'avoir suffisemment de place pour faire une véritable révérence, d'un geste très exagéré. "Et qui sait. Peut-être qu'un jour ça sera vous qui viendrez à nous." Je me redressai et posai les mains sur les hanches. "L'élève en vient toujours à surpasser le maître." ajoutai-je, un sourire en coin. "Enfin bref... faut signer quelque chose, m'sieur Cordial ?"

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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Ven 30 Mar - 17:18

Je réagis trop tard quand je sens mon dragonneau libérer la tension de ses muscles comme le ferait un ressort, tous crocs et griffes dehors. Je tends le bras par réflexe, ne saisis la queue du reptile que le dernier instant passé : il a déjà renversé la demoiselle quand, vidé de toute son énergie cinétique, il ne fait plus que prendre au bout de ma poigne. Je suis trop tétanisé devant ce manque crasse d'hospitalité dont je viens de me rendre responsable pour seulement oser sortir les armes sous l'hostilité manifeste des gens qui font la suite de ma cliente :
    « Je suis navré … loin de moi l'idée de sortir la grosse artillerie pour une simple farce. Certains de mes serviteurs devraient se voir mieux enseigner la politesse ; c'est de ma faute. Je suis désolé de cet écart de conduite de sa part. »
Je tiens toujours Abbadir comme un vieux morceau de chiffon, sidéré par ce que je viens de voir se produire ; je le lâche enfin et tends une poigne bienveillante à la jeune Perséphone :
    « Celle-ci n'est pas piégée, je puis vous l'assurer. »
Elle n'en a pourtant pas besoin pour se relever et reprendre toute sa contenance pour faire face à ses hommes ; je suis rassuré de voir l'affaire se poursuivre comme si rien ne s'était passé et puis ainsi récupérer mon sourire le plus mercantile quand elle me lance ce que je prends pour un défi :
    « L'espoir fait vivre, jeune fille. »
Quant à e qu'elle pourrait avoir à signer … autant l'habituer maintenant à ne pas avoir les certificats de mes esclaves : ceux qui quittent mon égide sont comme des chevaux de race … il est possible d'en attester par leur bonne tenue, mais les papiers ajoutent bien sûr à leur valeur … mais sait-on jamais : si l'envie me prenait de récupérer mon bien, un jour ou l'autre, j'aurai peut-être besoin de garder près de moi lesdits papiers.
    « Il n'y a rien, jeune fille : rien que mon or, mes babioles, et vos esclaves. »

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MessageSujet: Re: La chasse à la fortune   Ven 30 Mar - 19:02

Ego avait fait une bêtise. Le Wanaka devait être furieux. Lorsqu'il relâcha Abbadir, ego reprit sa forme de petit garçon. Pas bouger, rester assis tranquille aux pieds du Basileus. Ego ramena les genous au niveau de la tête, enfouit le visage dans les mains.

- Synchóresi, Kyria. Ego avait déçu, il donnait une mauvaise image du Basileus. Confus... je suis confus, Wanaka.

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