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 Les femmes d'abord

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Dante Ghiaccio
L'Algarade
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Sam 17 Fév - 17:40

J'ouvre et ferme la bouche, comme une truite oubliée sur la rive et laissée là pour morte : la scène est tout bonnement surnaturelle ! La réaction de Lily … est absente. C'est tout juste si elle a été secouée par notre collision ; j'ai bien l'impression que je ne l'ai pas même fait reculer ne serait-ce que d'un pas. Et la voilà qui me prend la température, à moi dont le dénigrement vis-à-vis de son père est chose publique. Accessoirement, moi qui ai une quinzaine d'années de plus qu'elle, ce qui, si je me base sur le train de vie de ma mère, me donne un paternel coup de vieux. Sa naïveté désarmante me débarrasse sans attendre des degrés gagnés plus tôt.
    « Tout va bien ; Erv sait être un boulet, mais il n'a pas été trop assommant ce coup-ci ; j'aurai sans doute moins de chance la prochaine fois, » m'expliqué-je, un œil revanchard braqué sur un mercenaire qui passe du rire aux abois devant son courrier, ce qui me laisse envisager le pire pour lui.
Je saurai mesurer ma vengeance. Qui aime bien châtie bien, après tout.
    « C'est bon, Lily, je vais bien ; je n'ai rien qui ne trouve sa solution au fond d'une bonne pinte, et si tu continues de jouer au docteur, j'espère que tu m'en feras la prescription, biche, » poursuis-je en lui décalant délicatement la main loin de mon front.
J'ai d'autres préoccupations, et je crois que Zirro me serait utile pour m'assurer de la bonne santé de mon mentor ; mais déjà la fille de Krov se dégage d'entre mes doigts, pressée d'accompagner sa sœur de tignasse. Je choisis de suivre le petit groupe au pas, sans chercher à me faire discret.
    « Zirro, c'est ça ? » demandé-je, « dis-moi … tu ne crois quand-même pas que la Krova soit une guilde ? »

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Lily Krov
Héritière angélique
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Sam 17 Fév - 18:44

Lily s'empressa de rejoindre Erwin et Zirro, suivie de près par Dante, toujours aussi posé. La souplesse de Zirro lorsqu'elle enfourcha son vouivre et la grâce avec laquelle elle coupa la route au mercenaire étaient admirable.

- Monter ? Oh, volontier ! Répondit Lily à la proposition de la cartographe. Bien qu'elle possédait elle-même des ailes, ces dernières étaient désormais bien trop courtes et faibles pour lui permettre de voler comme cet animal devait pouvoir le faire. Lily se plaça derrière la jeune femme, excitée comme jamais et ayant à la fois une boule au ventre à l'idée de faire le court trajet jusqu'au lieu de travail de son père sur le dos de Mikhail. Ce dernier attrapa Erwin par la chemise, laissant échapper une petite exclamation dont Dante allait sûrement lui rappeler la hauteur.

- Non ! Non ! Non... C'est génial ce truc ! Toujours prêt à s'amuser, même dans les pires moment. Hey Dante, tu fais encore plus petit vu d'ici. Rigola-t-il avant de se rendre compte, lorsque le vouivre se tourna, qu'il était à hauteur d'yeux de l'interéssé. Oublis, j'ai rien dit. T'es effrayant sous cet angle.

- Irrécupérable... fit Lily, amusée. Ce n'est vraiment pas loin Mademoiselle Bedingfield, ajouta-t-elle en levant le bras vers la direction à suivre, tout droit jusqu'à la prochaine rue, puis virage à droite ! Vous ne manquerez pas le bâtiment. La question qui suivit laissa la rouquine perplexe. Un tatouage ? Je ne suis pas au fait de ces détails. Ils sont généralement destinés aux guildes. Termina-t-elle en même temps que Dante. Nous allons voir  mon père, il sera plus à même de vous fournir les explications que souhaitez. Bon, Dante, au plaisir de se revoir. Au fait, Krov devait passer voir Léonidas ce matin pour régler certains détails concernant sa future boutique. Passe mes salutations à ton frère.

- Idem. Glissa Erwin toujours nez-à-nez avec Dante, les jambes en l'air.

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Zirro Bedingfield
Cartographe presque célèbre
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Mar 20 Fév - 14:06

Zirro avait l'habitude, depuis le temps qu'elle avait son vouivre. Elle avait prit le temps de s'exercer pour que le geste soit aussi naturel que respirer. Mikhail se baissait doucement pour accompagner le mouvement. Erwin ne devait pas avoir l'habitude d'être agrippé ainsi. Il s'en remit rapidement, assez pour tenter de baver Dante, sans y arriver. Mikhail attendait les directives. Lily les donna à Zirro qui le répéta à lui, quand tout le monde eut fini de se dire au revoir.

Le vouivre s'accroupit pour ensuite bondir et commencer à battre des ailes. Même si ce n'était pas loin, ça le dégourdirait un peu. Et rien n'équivalait la liberté de voler dans le ciel! Oh? Krov n'était un supérieur dans une guilde? Elle pensait... elle devrait aller voir une guilde de cartographes alors, ou d'artistes? Elle devrait être apprentie et ensuite devoir se fendre en quatre pour être maître... c'était trop long... et elle était déjà au niveau de maître, sinon Krov n'aurait pas bavé devant ses preuves. Elle remonta sa manche, laissant voir son bras nu à Lily.

- Surtout si je veux me faire regarder un peu trop de travers. J'ai passé tout ce temps à pratiquer mon art par moi-même.

En effet c'était proche, Mikhail commençait déjà descendre et se posa en douceur devant le lieu de travail d'Alexander Krov. Zirro aida Lily a descendre et le vouivre déposa délicatement Erwin sur le plancher des vaches.

- Je me demande s'il serait capable de me faire passer à maître tout de suite, se demandait la rouquine. Je crois qu'il faudra que j'intègre les cartographes. Je suis trop indépendante...

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Dante Ghiaccio
L'Algarade
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Jeu 22 Fév - 10:57

Je ris sous cape, bien que dénué de ce genre de vêtement, quand je vois Erwin étalé de tout son long à même le dallage ; cependant que je savoure de voir cette grande chose apprendre à regarder le monde depuis le sol (tout en lui décalant la tête loin d'un crachoir, du bout de la botte), avant qu'il ne soit à nouveau retourné comme une poupée de chiffons. Je le rapproche par le col, du bout de deux doigts gantés, et lui siffle tout bas :
    « Ne crois pas t'échapper comme ça : je n'en ai pas fini avec toi, et hors de question de ne pas profiter de cette si belle occasion de pouvoir observer Krov devant une employée pareille. Je viens avec toi. »
Il faudra plus que sa grande gueule pour me décourager. D'autant plus quand il est ensuite question des affaires que doit mener Leo, des … comment dit Lily ? Des détails qui concernent sa boutique. Ce sont les mots précis qui ont réussi à me faire tiquer, et sur le moment je n'ai aucune foutue idée des risques que je prends quand je saisis mon ami par la taille, paré au décollage de la vouivre. Ce n'est que là que je me rends compte de l’imbécillité crasse qui a guidé mon choix quand j'aurais alors pu simplement arrêter ces dames pour qu'elles me prennent en stop : nous nous élançons cahin-caha dans les airs, et j'espère du plus profond de mon cœur que la ceinture de mon vieux maître tiendra bon quand j'aurai fini de glisser jusque là !

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Erwin Krieger
Pilier de bar
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Ven 23 Fév - 19:36

1: Nous atterrissons avec grâce et souplesse.
2: La grâce et la souplesse sont restées à la taverne.
3: ... pardon Dante.

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Céosus
Dieu Fondateur
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Ven 23 Fév - 19:36

Le membre 'Erwin Krieger' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Esquive' : 1
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Erwin Krieger
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Ven 23 Fév - 20:22

Malgré mes espoirs et probablement ceux de mon ancien élève accroché à ma taille, nous n'allions pas atterrir "avec grâce et souplesse": la position de départ étant un malus bien trop grand pour nous deux. Nous étions donc, l'un contre l'autre: lui me serrant les hanches avec ses deux bras et moi, tentant de le maintenir au mieux pendant notre vol.

- T'es vraiment un sale crétin ! Trous du cul de mes deux ! NON: ne-regarde-pas-en-bas ! Des paroles pleines de poésie pendant que mon ami et moi-même, nous envoyions en l'air, sous Lily et Zirro, logés entre les cerres du vouivre de cette dernière. Qu'ajouter à cela ? Je répondrais... l'atterrissage. Bien qu'il fut délicat, nous fûmes, avec Dante, dans une posture quelque peu délicate: moi sur lui, lui sous moi, ses bras m'enlaçant la taille et tout cela devant la maison de...

- Eh, bien. Quelle surprise. Voila donc la raison de votre retard. Cette voix... pourquoi il fallait que... Bonjour, mademoiselle Bedingfield. Grâce à vos talents, aurons au moins l'occasion d'échanger quelques mots avant que je ne doivent m'absenter.

- Dante... Lâche moi... s'teuplait. Suppliai-je tout bas en direction de l'interessé.

- Relevez-vous, vous deux, vos ébats amoureux ne regarde pas Duhr.

Je me relevai donc en hâte, aidant Dante à se redresser en lui tendant la main. J'enlevai la poussière de mes vêtements, sous le regard calme de Zirro et Lily et sévère de Krov. Mon vieil élève et moi nous retrouvions, tels deux gamins se faisant gronder face à Krov.

- Nous... avons eu quelques petits problèmes en chemin et... tenta Lily avant d'être coupée par son père d'un geste de la main. Et je crois que je vais rentrer reprendre mes cours. Au revoir, mademoiselle Bedingfield... monsieur Ghiaccio. Salua-t-elle humblement mes deux compères avant de se retirer, un sourire compatissant.

- Je vous ai fait appeller afin de m'entretenir avec vous, mademoiselle Bedingfield. Savoir si vos premiers cours auprès d'Erwin se déroulaient correctement, il avait reprit son petit air se voulant rassurant et paternaliste en parlant à Zirro, je le connaissais trop bien. Mais, finalement, je me vois dans l'obligation de vous présenter mes plus plates excuses face à l'irrespect et l'incapacité de mes employés à assurer leur travail convenablement.

- Oh, ça va, j'avais oublié, ça arrive à tout le monde, merde. L'idiot... j'étais un idiot mort, mais fier en cet instant. Alors que je m'étais remis au garde à vous quelques secondes plus tôt, les petites remarques singlantes du vieux m'avaient piquées au vifs. Le pire, fut le sourire en coin qu'il m'adressa. Le serpent prêt à bouffer sa proie...

- Nous verrons cela au clair tout à l'heure, Krieger: vos rapports attendent depuis maintenant 3 jours de m'être transmis. Eh bien, mademoiselle, vous me voyez confus. Surtout que je ne dois pas m'éterniser trop longtemps: le jeune Ghiaccio attendant ma venue. s'excusa-il en adressant, enfin, un petit coup de tête de salutation en direction de Dante. Vos premiers jours dans la capitale vous semblent bien ? Etes-vous convenablement logée ? Avez-vous des questions de dernières minutes avant que ne commence, enfin, votre court apprentissage ?

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Dante Ghiaccio
L'Algarade
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Sam 24 Fév - 18:10

    « Je suppose …, » c'est difficile de parler à mon deuxième plus vieil ami (même si j'ai l'étrange et soudain doute qu'il le sera toujours une fois passé l'atterrissage) quand il faut encore que j'assure ma prise çà et là sur son corps et que je lutte contre le vent pour me faire entendre ; « … que tu ne me croiras pas si je t'assure que je n'imaginais pas du tout le trajet se faire comme ça ? »
Non ? Même pas un peu ? Un tout petit peu ? Vas te faire voir, alors, Erv : je tiens plus à la vie qu'à essayer de convaincre la capitale de ta prétendue hétérosexualité, ne t'en déplaise mon couillon. Mais si je peux vous convaincre vous qui lisez ces lignes, soyez assurés qu'à cet instant, si Erwin n'avait pas été hétérosexuel, j'aurais été au courant. Pour ne pas dire que ça m'aurait crevé les yeux. Maintenant, vous savez. Sauf si je serrais trop fort pour qu'une irrigation correcte se fasse dans ….

Vous n'êtes pas là pour ça, mais pour voir notre petite escapade à travers boulevards et ruelles s'achever aux pieds du pilier où tous les destins de Dühr voient leur mince filin d'attacher un jour, et qui jette sur nous son ombre noire. C'est ainsi que se poursuit mon histoire, alors que la voix impérieuse au timbre froid et théâtral, presque acide, s'applique à cracher de son venin sur notre bien curieuse compagnie. Mon bon maître tend la main à son vieux disciple, pour l'aider à se relever sous le regard d'aigle du pilier ; je refuse la politesse, très capable de mettre un pied devant l'autre depuis bien trente-trois ans déjà ; je ne vais pas demander un rappel de tout ça aujourd'hui. Ce qui m'offre de plus l'occasion de répliquer à l'ombre vivante qui nous couvre de sa nuit :
    « Krov ! Quelle bonne surprise. Je suppose. Ne serait-ce pas une petite pointe de jalousie que j'entends là ? Ne vous inquiétez pas, je vous rends Erwin ; il est tout à vous, amusez-vous : j'en ai bien assez profité pour une vie ou deux. Navré de vous l'avoir épuisé. »
Et un bien sale quart d'heure semble d'ailleurs attendre Erwin. Je lui jette une œillade, encore en contre-plongée ; finalement, je ne pense pas le laisser à une petite sauterie si privée que ça dans le bureau de Krov. Si je pouvais y mettre mon grain de sel, je … attendez, quoi ?
    « Le jeune … vous lui voulez quoi, au jeune Ghiaccio, vieille carne ? »
Je vous concède qu'il existe mille manières plus aptes à achever une demande d'informations auprès d'un sénior. Imaginez demander votre chemin comme ça, ou essayez, ne serait-ce que pour voir : je doute que ça vous avance à grand-chose. J'ai bondi sur mes pieds, près à aller chercher moi-même mes tuyaux ; ou plutôt, j'ai essayé : je rencontre une nette résistance quand j'entre en collision avec Erwin, qui attendait toujours au-dessus de moi, comme deux ronds de flan maintenant en bouillie.

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Zirro Bedingfield
Cartographe presque célèbre
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Sam 24 Fév - 19:24

N'ayant pas vraiment regardé vers le bas, Zirro avait tout manqué de ce qui s'était passé entre Dante et Erwin. Il valait mieux qu'elle ne se préoccupe pas des deux hommes en ce moment. Mikhail les avait déposé avec toute la douceur dont il était capable. Krov était déjà dehors? Le mercenaire et le Louvetier se confondaient en excuses devant le médecin. Lily n'eut guère le temps de tout expliquer qu'elle se sépara du groupe, saluant Zirro au passage. Le vouivre couina, elle ne l'avait pas caressé en partant.

Oh? Les cours? La rouquine regarda immédiatement Erwin. Avec Lily, ça pouvait mieux passer. Mais face à son employeur? Lui dire qu'Erwin n'avait encore rien fait? Il y avait cette touche venimeuse dans la voix de Krov, quand il s'adressait aux deux hommes.

- Ne reprochez pas trop à Erwin. Il voulait simplement attendre que je me sois mieux installée pour explorer mes alentours, défendit Zirro en essayant de couvrir pour le vampire. Dühr est encore relativement pour moi.

Faîtes que Krov accepte sa pauvre excuse...

- Pour le moment tout va bien, j'vais peur que Mikhail ne soit pas mais comme vous pouvez constater, il se plaît beaucoup ici.

Le vouivre renifla la façade du bureau avec entrain et curiosité.

- En fait, j'avais une question, au sujet de mon affiliation.

Zirro frotta nerveusement son bras vierge.

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Erwin Krieger
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Dim 25 Fév - 17:20

Je crois que je ne suivi plus vraiment la discussion pendant les quelques instants qui succédèrent la rencontre entre mes précieuses et le crâne de Dante. Le destin voulait apparemment faire comprendre quelque chose: à tous les coups c'était à cause de la vieille catin que j'avais rembarré la dernière fois... elle avait une tête de sorcière. Je le savais. Ou j'étais tout simplement maudit. Finalement je me redressai tant bien que mal lorsque je me fis attraper par derrière par le boss. Avec son bras, hein... Autour des épaules quoi ! Merde... comment je peux dire ça autrement ?! Bref: juste après que Zirro ai tenté de m'excuser voilà que Krov devint subitement souriant et amical à mon encontre.

- Ah ! Je comprends mieux. Il répondait tout en me tapotant sympatiquement le dos. Je crois que mon coeur cessa de battre. Je lancai discrètement un regard à Dante: "A ton avis, mon pourcentage de survie est à combien à l'heure actuelle ?". Si tout ce passe bien pour vous et votre compagnon, c'est le plus important. Sans me lâcher il salua le vouivre qui était derrière nous. Une minute, monsieur Ghiaccio et je suis à vous. La question de votre tatouage ? Vous me voyez géné ma chère... Nous ne sommes pas une "guilde" à proprement parler. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'à l'heure actuelle, ne pas posséder de trace de votre formation est ce qui participe à votre... caractère exceptionnel, au sein de notre équipe. Il me lâcha et s'approcha tel un serpent, de la cartographe... je respirai. Au vu des missions que je vous confierai et des lieus ou vous allez être amenée à voyager... Il serait préférable que vous n'aboriez pas de signes vous disant de l'Empire. Cependant... il tourna fluidement autour de Zirro, l'englobant de sa cape qui retomba doucement derrière son dos une fois son petit numéro terminé. Il va de soit que vos efforts et vos exploits ne resteront pas sans récompense. Il se replaça face à la rouquine, droit et arborant son sourire dont seuls les plus anciens connaissaient réellement la signification. Mais ne vous en faites pas. J'ai conscience de vos talents: le jour ou vous déciderez de nous quitter, je ferai en sorte que vous puissiez obtenir le statut de Maître cartographe... avec tout ce qui y est ajouté. Termina-t-il en regardant le bras de Zirro avant de se retourner vers moi. Les leçons ?

- Euh... les deux prochains jours sont consacrés à la formation en arme de Lily... je peux venir vous chercher à la taverne le deuxième jour, aux alentours de 21h. Fis-je à la demoiselle.

- Dans deux jours au soir, Mademoiselle Bedingfield ! Ajouta Krov. Et je reprendrai contact avec vous par la suite. Bon, je dois vous laisser si vous n'avez plus de question: Léonidas m'attend. Portez-vous bien Mademoiselle, ainsi que votre compagnon. Il fit une petite révérence et commença à partir d'un pas pressé, non sans adresser un petit regard en coin à l'encontre de Dante.

- Dante... je dois rejoindre Lily mais... quoi que tu fasses me mets pas plus dans la merde s'il te plait. Je me retournai vers Zirro, plus géné que jamais. Avant d'y aller, on va régler certains détails pour votre formation, si vous voulez bien me suivre à l'intérieur...

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Dante Ghiaccio
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Lun 26 Fév - 17:44

J'ai beau être une montagne que le vent ne fait pas plier (ou un petit talus, si vous vous basez sur le référentiel de mon bon ami Erwin), celui que me colle Krov est à ce point royal que je me sens sacré Empereur dans la seconde. Il est tout à son petit numéro de charme autour de Zirro : le vieux serpent paraît s'amuser ferme à jouer les constricteurs : il m'évoque presque même un de ces gros chats de salon qui se plaisent à jouer avec leurs proies avant d'y goûter. Quand bien-même je ne le vois pas la toucher, mon estomac se contracte sous la nausée qu'il provoque chaque fois en moi quand il joue à ça. Avec Erwin, soyons francs : il ne se prive pas. Je plante mon regard le plus noir dans le dos du vampire ; il doit m'en savoir gré, puisqu'il s'y est, du col aux chaussures, comme tout entier assorti ; puis résume à l'ingénue la longue tirade dont l'a abreuvée son nouveau maître :
    « Ce n'est pas de gens flexibles, dont il a besoin, mais de gens disponibles. Citoyenne Bedingfield : l'homme que vous avez devant-vous ne veut pas d'une femme qui doive rendre des comptes à quelqu'un d'autre que lui, et encore moins à une guilde. »
Même en dehors du service, je ne peux pas me permettre de jouer le jeux des allégations devant tant de témoins rassemblés : Krov n'est pas Elleira. J'espère seulement que l'acidité et l'amertume dans ma voix seront au moins perçues du palet somme toute grossier de la candide jeune femme sur laquelle il a aujourd'hui jeté son dévolu, quand celle-ci est plutôt du genre à jeter sa gourme. Erwin, lui, a l'air d'une biche acculée au précipice ; ses grands yeux se demandent s'ils doivent ou non déjà commencer à faire l'inventaire de sa vie et, si oui, depuis quand. À ce regard, je réponds par le mien : « Erwin, tu es mort-vivant, au sens propre comme au figuré : tu es déjà de l'autre côté, mon bichon, et ici c'est l'enfer ». J'aurais bien aimé ajouter « bisous, Dante », mais les regards sont comme les télégrammes : ils n'ont qu'un nombre limité de mots qu'ils peuvent transmettre ; et je suis certain qu'il sait déjà que l'intention y est. Et je peux ainsi revenir à mes chats, puisque j'ai d'autres moutons à fouetter :
    « Krov, vieux débris, ne t'en va pas comme un voleur et répond-voire à ce que moi je te pose comme questions … eh, attends-là ! »

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Zirro Bedingfield
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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   Mar 27 Fév - 16:19

Oh! Krov n'était d'un guilde? Ou plutôt, son entreprise. Zirro fut perplexe pendant un bref instant. Est-ce qu'Alexander, Lily et Erwin étaient tous comme elle? Des sans tatouages? Par contre, le médecin sous-entendait, non, il proclamait à voix haute plutôt, que sans marque elle était encore plus utile à ses yeux. Il y avait cette connotation de ne pas être obligée de répondre à quelqu'un, la jeune cavalière avait toujours préféré une vie sans attache géographique. Être installée à Dühr pour le moment était un changement, et, si elle comprenait bien, elle allait encore se promener de temps en temps tout dépendant de la mission. Ça lui convenait très bien.

Il y avait un doute dans son esprit quand Krov lui dit que de ne pas être 'affiliée' était un autre plus. Mais quel genre de travail est-ce qu'elle ferait? On s'éloignait du temps passé à la caserne et Enarida. Allait-elle retourner à Enarida? Mikhail aimerait sans doute voir ses congénères, lui qui était originaire du Nouveau Monde. Le vouivre attendait patiemment, écoutant tout mais ne comprenant malheureusement rien. Zirro ne savait que dire de voir Alexander lui tourner autour d'un mouvement souple et gracieux mais la promesse d'être promue au rang de Maître sans devoir passer par tous les échelons était trop alléchante. Ne pas monter tous les échelons ou se taper des examens et des compétitions et devoir se forcer jusqu'à ses limites pour prouver sa valeur, Krov la reconnaissait déjà! Elle était intriguée par ce qu'il voulait dire par récompense mais poser la question si tôt pourrait être perçu comme étant arrogante ou trop empressée. Il valait mieux attendre.

Quand Dante prit la parole, Zirro sortit de ses songes pour lui prêter l'oreille. Devait-elle... prendre ses dires comme un avertissement futur? Elle avait rencontré le Louvetier quelques instants plus tôt, là où Krov et lily avaient été plus que dévoués envers elle. Et cette friction entre les deux hommes, elle pouvait la sentir. Elle revint à Mirage quand il lui annonça les leçons avec Erwin dans deux jours.

- O.. oui! affirma-t-elle en se redressant. Non, M. Krov, vous avez répondu à mes questions.

Sur ce, le vampire les quitta pour rejoindre Léo, non sans que Dante essaie de lui tirer quelques vers du nez. L'humaine regarda son vouivre qui lui rendit son regard.

- Eh bien, Mikhail... ça commence maintenant on dirait.

Celui-ci couina faiblement. Zirro se tourna vers Erwin et hocha la tête pour le suivre à l'intérieur.

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MessageSujet: Re: Les femmes d'abord   

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